2025-26 : le Portugal épate
Après trois saisons plutôt intéressantes, avec une 7e place sur l’exercice 2024-25, une 6e en 2023-24 et, surtout, une excellente 5e en 2022-23, 2025-26 n’est pas un très bon cru, pour la Belgique, jusqu’ici. Avec seulement 10 points* pris depuis juillet, nous n’occupons que le onzième rang européen, derrière le « Big 5 », le Portugal, la Pologne, la Grèce, Chypre et le Danemark.
Évidemment, les éliminations de Charleroi et Anderlecht dès les préliminaires ont directement plombé cette saison. Après l’élimination de la C1 de l’Union avec les honneurs, Bruges et Genk sont nos deux derniers représentants et tout point pris, a fortiori tout tour franchi, fera du bien à cet indice où chaque résultat, même un partage, compte.
À l’inverse, le Portugal, un de nos deux grands rivaux, réalise, lui, une saison exceptionnelle. Bien porté par Braga, le Sporting, Porto et Benfica, l’indice lusitanien est le deuxième meilleur du continent, derrière l’Angleterre, avec 16,6 points.
Classement : Bruges et Genk vont devoir cartonner
Le rang d’un pays dans le classement européen se calcule sur cinq ans. Alors que la sixième place européenne semblait atteignable à l’horizon 2027 grâce aux bons résultats signés entre 2022 et 2025, cette saison en mode mineur a fait s’envoler cet espoir.
Coefficient actuelSaisonTotal1/ Angleterre21 pts118 pts2/ Italie15,596,53/ Espagne15,590,54/ Allemagne16,287,35/ France13,778,96/ Portugal16,669,37/ Pays-Bas8,666,68/ Belgique1060,89/ Turquie8,349,1
Derrière l’intouchable club des cinq (Angleterre, Italie, Espagne, Allemagne, France), le Portugal a dépassé les Pays-Bas et repris de l’avance sur la Belgique. Après ce premier tour, notre indice est de 60,8 points sur les cinq dernières saisons – celle-ci y compris -, à plus de cinq points des Pays-Bas (66,5) et huit du Portugal (69,3).
Ceci dit, la Belgique qui est huitième depuis 2023, après avoir été 13e avant cela, peut continuer à espérer atteindre la septième place. Quand ? Probablement pas dès cette fin de saison, car il y a 5,75 points à rattraper sur les Pays-Bas. Les Bataves connaissent une campagne encore plus compliquée que nous, puisque seul l’AZ est encore qualifié, mais cela correspond tout de même à 11 victoires de différence, plus les points bonus qui vont avec.
Difficile de croire en une « remontada », à moins que Bruges et Genk ne sortent de grosses performances en Champions et en Europa League, non seulement contre l’Atletico Madrid et le Dinamo Zagreb, mais au (x) tour(s) suivant(s) également. Il faudrait que le Club se hisse en quart de finale de C1 et que Genk atteigne les demies de l’Europa League, lui… et que l’AZ ne prenne aucun point contre les Arméniens de Noah.
Et après ? L’espoir pour 2027
Mais tous les points pris dans cette deuxième phase européenne compteront pour le futur. Et la perspective d’aller chercher la 7e place au terme de la saison 2026-27 reste bien réelle. Contrairement aux Pays-Bas, la Belgique perdra dans le calcul de ce coefficient sur cinq ans une saison 2021-22 loupée (6,6 points), ce qui nous permettra de démarrer avec environ sept points d’avance sur nos voisins du nord. Le Portugal ne sera pas irrattrapable, car il avait également été performant en 21-22 (12,9). Mais pour prendre la sixième place, il faudra réaliser une meilleure saison que Porto & co, cette fois.
La 6e place envoie 2 équipes directement en C1, et même le 3e en préliminaires.
Accrocher la septième place n’offrirait pas un ticket européen supplémentaire, mais permettrait au vainqueur de la Coupe de retrouver un sésame directement qualificatif pour les poules de Ligue Europa. Aller chercher la sixième, par contre, serait le Graal pour la Pro League, puisque cette position offre au vice-champion un accessit direct pour la Ligue des champions, mais aussi un ticket pour les préliminaires au troisième et même une sixième place européenne. Mais une chose à la fois.
* Les points du coefficient de chaque pays sont constitués par l’addition des résultats de tous les clubs divisée par le nombre de clubs engagés au départ, pour ne pas avantager les pays avec beaucoup de représentants.