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Un tweet pour répondre à une enquête. Jordan Bardella a choisi les réseaux sociaux pour contester les informations publiées par Mediapart, qui affirme qu’il aurait proposé à l’animateur Cyril Hanouna de prendre la présidence de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) à l’été 2024. Le président du Rassemblement national (RN) rejette fermement cette version.
« Règle numéro 1 de la déontologie journalistique : toujours vérifier ses informations. Contrairement à ce qu’affirme Mediapart, je n’ai jamais proposé “la tête de l’Arcom à Cyril Hanouna” … », écrit-il sur X pour balayer ces accusations.
Le site d’investigation décrit une scène qui remonte à l’été 2024, quelques semaines après la dissolution de l’Assemblée nationale. À ce moment-là, Jordan Bardella se projette à la tête du gouvernement si son camp l’emporte aux législatives anticipées. Et dans ses échanges avec Cyril Hanouna, il aurait alors évoqué la possibilité de lui confier la présidence du régulateur de l’audiovisuel.
Selon Mediapart, les deux hommes échangent régulièrement et se voient aussi en dehors des plateaux, notamment lors d’un séjour à Saint-Tropez en juillet 2024. Dans ces discussions, la question de l’audiovisuel et des décisions de l’Arcom sur les émissions d’Hanouna revient fréquemment.
« Une vanne »
L’Arcom occupe une place centrale dans l’écosystème médiatique et a un pouvoir de sanction et de contrôle sur les chaînes et radios. À l’époque, plusieurs décisions visant des programmes liés au groupe Bolloré alimentent la colère de l’animateur, régulièrement visé par des rappels à l’ordre.
Quelques jours avant le premier tour des législatives, le régulateur met aussi en demeure Europe 1 pour un traitement jugé déséquilibré de la campagne dans une émission animée par Cyril Hanouna, pointant un manque de « mesure » et « d’honnêteté ».
Contacté par Mediapart, Cyril Hanouna ne donne pas le même poids à ces échanges. « C’est une vanne, c’est sûr ! », explique-t-il assurant ne plus se souvenir précisément des messages. « Vous me voyez à la tête de l’Arcom ? » L’animateur, qui dénonçait alors un « acharnement » de l’autorité à son encontre, replace ces propos dans une séquence tendue avec le régulateur. S’il reconnaît sa proximité avec Jordan Bardella, il invite à ne pas prendre au sérieux cette hypothèse.