Les travailleurs dénoncent « un décalage croissant entre les annonces du groupe et la réalité vécue dans les sites industriels ». Fermetures, restructurations, incertitudes sur les investissements et manque de concertation alimentent, selon eux, un profond malaise. « Les travailleurs ne sont pas une variable d’ajustement. Nous produisons la richesse du groupe et nous exigeons du respect, de la sécurité et des perspectives. Aujourd’hui, ArcelorMittal doit rendre des comptes », a déclaré David Camerini, président de la délégation ArcelorMittal Liège.
Pour la CSC Metea, il est impératif de garantir un avenir durable pour la sidérurgie, basé sur des investissements concrets et une transition industrielle juste. « On ne peut pas accepter que des décisions stratégiques soient prises dans l’opacité, sans dialogue social réel. Les travailleurs des filiales belges d’ArcelorMittal exigent des engagements clairs sur l’emploi, les investissements et la transition environnementale », a souligné Michel Bellio, représentant CSC au Comité d’entreprise européen.
Le rassemblement est prévu aux alentours de 10h00 mardi.