Des mesures de protection spécifiques sont toutefois prévues pour cette catégorie. Ainsi, l’arrêté royal prévoit que les travaux étudiants sont « des travaux non industriels de nature légère ». Il s’agit d’activités qui ne requièrent pas de formation spécifique et qui ne sont pas effectuées avec des équipements de travail mécanique. Voici quelques travaux autorisés : aide à l’accueil et préposé au vestiaire ; assistant de vente dans le commerce de détail ; activités logistiques (réception, stockage, conditionnement, expédition de matières premières, biens ou produits) ; tâches légères de nettoyage ; distribution des repas et des boissons dans le secteur des soins.
En outre, ces activités ne peuvent être susceptibles de porter préjudice à la sécurité, à la santé ou au développement des jeunes travailleurs, ni entraver leur assiduité scolaire ou leur participation à des programmes d’orientation ou de formation professionnelle.
Enfin, le temps de travail est limité à 2 heures par jour et à 12 heures par semaine pour les travaux effectués durant la période scolaire et en dehors des heures d’enseignement scolaire ; en aucun cas, le temps journalier de travail ne peut excéder 8 heures. Durant une période de vacances scolaires d’une semaine au moins, il est permis de travailler huit heures par jour et quarante heures par semaine.
Le nombre d’étudiants au travail augmenteRégime favorable
Un deuxième arrêté royal doit autoriser les jeunes à partir de 16 ans à travailler les dimanches et jours fériés dans le commerce de détail, les maisons de repos et de soins, ainsi que comme sauveteurs à la Côte, dans les piscines accessibles au public ou les étangs de baignade. Cette dernière mesure répond à la demande des communes côtières de disposer de suffisamment de sauveteurs pendant les vacances scolaires et la période estivale, renforçant ainsi la sécurité lors des périodes de forte affluence, selon M. Clarinval.
En début de législature, le gouvernement avait relevé le plafond autorisé de travail étudiant à 650 heures par an, au lieu de 600. Les revenus issus de ce travail étudiant ne sont pas imposables jusqu’à 15 585,71 euros (montant pour 2025). En outre, le travail étudiant n’est pas soumis aux cotisations sociales ordinaires, mais à des cotisations de solidarité. Celles-ci s’élèvent à 5,42 % pour les employeurs et à 2,71 % pour les étudiants.
3200 euros bruts en moyenne: les étudiants n’ont jamais autant gagné