En effet, dans Émile – Les zones grises de l’enquête, le journaliste Valentin Doyen, ancien chef du bureau de BFM, revient sur toutes les zones d’ombre de l’affaire.
Selon les parents, l’auteur s’est permis des libertés, notamment à propos « d’une comparaison indécente entre ses souffrances et les nôtres ».
Pour les parents, l’auteur du bouquin « revendique avoir dû abîmer toute une famille au nom de « la course au buzz », […] relaye de purs fantasmes, faute d’avoir pu vérifier ce que certains lui disaient. »
Marie et Colomban Soleil insistent : « Il ne s’agit pas d’un livre d’enquête, mais d’un livre qui, comme tous les médias, relaye partiellement – et en l’espèce partialement – la seule enquête en cours qui est judiciaire et secrète, et dont il ignore l’essentiel. »
Pour eux, ce parallèle est indécent. « Il a fait de la disparition de notre enfant une « affaire personnelle », faisant le parallèle avec sa propre vie familiale, établissant une comparaison indécente entre ses souffrances et les nôtres. »
Une expertise de la boîte crânienne révèle un nouvel élément dans l’affaire du petit EmileLes médias en prennent pour leur grade
Leur parole se fait plutôt rare depuis trois ans. Marie et Colomban Soleil ne se sont exprimés qu’à travers la page Facebook dédiée à leur fils ou lors d’un entretien accordé à Famille Chrétienne.
S’ils se sont distanciés des médias, c’est aussi et surtout parce qu’ils estiment qu’ils ont exercé une « violation continue du secret de l’instruction ». « Tout n’est pas justifiable par la liberté de la presse et la liberté de parole des uns et des autres. Ceux qui ont violé, divulgué ou commenté ce qui relève du secret de l’instruction concernant la disparition de notre petit garçon portent une responsabilité immense. »
Mort du petit Émile : les juges d’instruction ont auditionné ses grands-parents ainsi qu’un oncle et une tanteOu en est l’enquête ?
L’enquête est toujours menée par la Section de Recherche de Marseille. Récemment, elle a connu un nouveau revirement avec une vaste campagne pour récolter l’ADN d’une centaine de personnes.
Propriétaires, locataires, vacanciers ou simples promeneurs présents aux abords du hameau du Haut-Vernet, le samedi 8 juillet 2023 : l’ADN de tous a été prélevé. Le 24 avril, le procureur de la République d’Aix-en-Provence avait annoncé que ces prélèvements étaient terminés et qu’ils devaient être analysés désormais. « Nous espérons que les prélèvements réalisés au cours de cette campagne, d’une rare envergure, permettront une avancée significative des investigations », avait notamment déclaré Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Émile.