La banque ING, soupçonnée de complicité de blanchiment et de trafic d’influence dans l’affaire Reynders, a payé une transaction pénale de 1,6 million d’euros pour éviter un procès. C’est ce qu’annonce mardi le Parquet de Bruxelles.
L’affaire Reynders, du nom de l’ancien président du MR et ancien ministre des Finances (dans les gouvernements Verhofstadt, Leterme et Van Rompuy), a éclaté il y plus d’un an. L’ancien commissaire européen était alors soupçonné d’avoir blanchi des centaines de milliers d’euros, notamment via ING et la Loterie nationale. Le parquet indique qu’ING Belgique n’avait pas signalé « les 245 dépôts en liquide (2001 – 2017 […] pour un total de 836.500,00 EUR) et les 779 transferts créditeurs e-Lotto (2017 – 2024 […] pour un total de 202.491,35 EUR) », soit un montant de plus d’un million d’euros.
Au parlement
À la lumière de ces révélations, le PS relance sa demande d’une mise sur pied d’une commission d’enquête. L’été dernier, aucune majorité ne s’était alors dessinée pour le faire. Les socialistes avaient ensuite bataillé à l’automne pour obtenir l’audition du secteur bancaire au parlement. Les réponses données par ING et la BNB (Banque nationale de Belgique) les avaient cependant laissés sur leur faim.
« Personne n’était satisfait des demi-réponses apportées par les banquiers », relate Pierre-Yves Dermagne, chef de groupe à la Chambre. « Il faut aujourd’hui convoquer une commission d’enquête pour comprendre et corriger les mécanismes développés par certaines banques pour faciliter le blanchiment et corriger les terribles failles du contrôle et faire toute la lumière sur l’affaire Reynders. D’où vient l’argent ? Combien ? Comment est ce possible de faire de telles transactions dans des banques soi-disant contrôlées ? »
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