Dans les coulisses, de nombreux journalistes suivent les audiences, au jour le jour. Mais les photographes qui étaient présents en nombre lors de cette première journée d’audience ne pourront plus venir par la suite. Leur rôle s’arrête à l’ouverture du procès, le premier jour.

Dès lors, pour rendre compte des débats en images, les médias font appel à des dessinateurs de presse. Il y en a deux à Mons, Palix et Jonathan De Cesare, qui sera là pour l’agence Belga.

« Mon rôle est un rôle de journaliste, mais en dessin. Avec une interprétation de la réalité. » Jonathan ressent l’émotion du moment et la retranscrit. Il pourra ainsi montrer les attitudes des accusés, les réactions du public, des familles, les témoignages divers qui se succéderont à la barre pendant de longues journées.

Il utilise une tablette graphique, qui lui permet de transmettre ses dessins aux rédactions presqu’en direct, au plus près de la réalité qu’il interprète sous ses coups de crayon digital. « Je prends quand même toujours avec moi une boîte d’aquarelles, pour apporter une touche différente. »

Un travail particulier et essentiel pour la compréhension des débats.