C’est un remède naturel connu de nombreuses femmes, même si les études relatant son efficacité réelle sont sujettes à débat. Le jus de canneberge, ou cranberry en anglais, est réputé comme ayant des vertus contre les infections urinaires, ou cystites. Parce qu’elles contiennent des proanthocyanidines (PAC), des substances qui peuvent empêcher les bactéries d’adhérer aux parois de la vessie, les canneberges contribueraient surtout à prévenir les infections.

Dans une nouvelle étude, parue ce 4 mai 2026 dans la revue Applied and Environmental Microbiology (Source 1), des chercheurs suggèrent que le jus de canneberge pourrait potentialiser l’effet du traitement antibiotique (de la fosfomycine, le plus souvent), du moins sur les souches bactériennes cultivées en laboratoire.

Les mêmes canaux d’entrée dans les bactéries

L’étude indique en effet que, chez 72 % des souches d’Escherichia coli uropathogènes testées, le jus de canneberge a à la fois renforcé l’activité antibiotique de la fosfomycine, et inhibé l’apparition de mutations de résistance. Car c’est toute la crainte de la communauté scientifique et médicale : que des résistances bactériennes finissent par rendre la fosfomycine incapable d’éradiquer l’infection urinaire (ou cystite).

Dans leur étude, les chercheurs décrivent l’interaction entre jus de canneberge, fosfomycine et bactéries pathogènes : la fosfomycine pénètre dans les cellules bactériennes par les mêmes canaux que ceux utilisés…

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