« Quand on dit aujourd’hui qu’elle est entre la vie et le mort, c’est la première fois qu’on dit qu’il y a un risque de mort. Il y a un danger de mort aujourd’hui, il faut agir avant que ce soit trop tard », a insisté mardi le responsable du Moyen-Orient à Reporters sans frontières (RSF), Jonathan Dagher.
Alors que les deux enfants de Narges Mohammadi ainsi que son mari vivent à Paris, Mme Ardakani a exhorté Emmanuel Macron à adopter une ligne plus ferme dans cette affaire.
« Nous attendons du président une position forte. Je ne pense pas que ce soit excessif » de faire une telle demande, a déclaré l’avocate.
Mme Mohammadi a perdu 20 kg en prison, a des difficultés à s’exprimer et est actuellement « méconnaissable » par rapport à son état avant sa dernière arrestation, selon elle.
Les soutiens de la militante souhaitent qu’elle soit transférée à Téhéran pour être soignée par son équipe médicale personnelle.
La lauréate du prix nobel de paix détenue en Iran, Narges Mohammadi, a été transférée à l’hôpital
Narges Mohammadi, dont les plus de deux décennies de militantisme ont été récompensées par le prix Nobel de la paix en 2023, a été arrêtée le 12 décembre à Mashhad (est) après avoir critiqué les autorités religieuses iraniennes lors d’une cérémonie funéraire.
En février dernier, elle a été condamnée à six années de prison pour atteinte à la sécurité nationale et un an et demi d’emprisonnement pour propagande contre le système islamique de l’Iran.
Ces 25 dernières années, Mme Mohammadi a été à plusieurs reprises incarcérée pour son engagement contre la peine de mort et le code vestimentaire strict imposé aux Iraniennes.