Leur analyse a mis en évidence des groupes biologiques distincts, ce qui suggère que la maladie de Parkinson devrait être considérée davantage comme un ensemble de troubles apparentés plutôt que comme un syndrome unique.

« Les médecins et les patients voient surtout les symptômes, et ceux-ci se ressemblent fortement », explique M. Verstreken. « Mais si l’on examine ce qui se passe au niveau moléculaire, on observe des sous-catégories distinctes. Et c’est crucial, car il n’existe en réalité pas de médicament unique capable de traiter toutes les formes de la maladie de Parkinson. »

Ces résultats s’inscrivent dans la continuité de recherches antérieures menées par le VIB et l’université bruxelloise VUB sur la technologie des nanocorps, qui permet de cibler spécifiquement les protéines défectueuses liées à la maladie de Parkinson. Dans le cadre de ces recherches, de petits fragments d’anticorps ont été développés pour stabiliser et activer l’enzyme glucocérébrosidase (GCase), y compris dans ses variantes défectueuses.

Ensemble, ces deux axes de recherche renforcent les perspectives de la médecine personnalisée. En cartographiant les sous-types biologiques de la maladie et en développant de nouvelles thérapies moléculaires, les chercheurs espèrent mieux adapter les traitements à chaque patient.

Bien que ces deux études en soient encore au stade préclinique, les scientifiques constatent des progrès évidents. La combinaison d’une classification des maladies guidée par l’IA et de thérapies biotechnologiques ciblées est considérée comme une étape importante vers la médecine de précision dans le domaine de la maladie de Parkinson.