La rencontre entre le pape Léon XIV et le secrétaire d’État américain Marco Rubio au Vatican pourra-t-elle apaiser les tensions avec Donald Trump ? Quelques jours avant la visite, le président américain remet une couche en accusant le pape de « mettre en danger de nombreux catholiques » en raison de sa position sur l’Iran, rapporte le Guardian.
« Le pape préférerait parler du fait qu’il est acceptable que l’Iran possède une arme nucléaire, et je ne pense pas que ce soit une très bonne chose », a déclaré Donald Trump auprès de Hugh Hewitt, un animateur conservateur influent du média américain Salem News Network. « Je pense qu’il met en danger beaucoup de catholiques et beaucoup de gens », a-t-il ajouté. « Mais j’imagine que si ça ne tenait qu’au pape, il trouverait tout à fait normal que l’Iran dispose de l’arme nucléaire. »
Le pape Léon XIV n’a pourtant jamais déclaré que l’Iran devrait posséder des armes nucléaires. Il s’est, en revanche, plusieurs fois opposé à la guerre contre l’Iran et l’escalade au Liban et dans l’ensemble du Moyen-Orient, en appelant au cessez-le-feu.
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La visite de Marco Rubio au Saint-Siège vise à avoir « une conversation franche sur la politique américaine » et à « engager un dialogue », a assuré Brian Burch, l’ambassadeur des États-Unis près le Saint-Siège. Ce dernier ne croit pas à une « profonde rupture » entre les États-Unis et le Vatican. La visite du secrétaire d’État vise, selon lui, à « mieux se comprendre et, s’il y a des divergences, en discuter ».
Ces dernières semaines, le président américain avait répondu au discours antiguerre du pape en le qualifiant de « faible » face à la criminalité et de « nul » en politique étrangère. Donald Trump a aussi signifié qu’il n’était « pas un grand fan » de Léon XIV. Le souverain pontife avait réagit en disant qu’il a le « devoir moral de s’exprimer » contre la guerre, qu’il n’a pas « peur » de l’administration Trump et qu’il ne souhaite pas entrer dans un débat avec lui.