Jannik Sinner marque l’histoire du tennis : « On a l’impression qu’il pratique un autre sport »

S’il a confié ressentir une légitime fatigue après des semaines de compétition intense, difficile d’imaginer Sinner faire l’impasse sur les Internationaux d’Italie. Rome, c’est bien plus qu’un tournoi sur sa terre natale : c’est l’événement de la saison en Italie avec le Final 8 de Coupe Davis et les ATP Finals, et Sinner y est une star adulée. Surtout, l’épreuve constitue le seul Masters 1000 qui manque encore à son palmarès. Un sacre au Foro Italico lui permettrait de rejoindre Novak Djokovic dans le club très fermé des joueurs titrés dans les neuf tournois de la catégorie. Une carotte difficile à ignorer.

Le symbole d’un titre à domicile

À côté du Final 8 de la Coupe Davis (Bologne) et des ATP Finals (Turin), les Internationaux d’Italie constituent l’événement incontournable de la saison tennistique dans la Botte. Jannik Sinner aura à cœur d’évoluer dans son pays et d’offrir une belle prestation à son public, lui qui est une véritable star en Italie.

Rome est, par ailleurs, le seul Masters 1000 qui manque à sa collection. Un sacre lui permettrait de rejoindre Novak Djokovic au sommet avec au moins un trophée dans chacun des neuf tournois de la catégorie.

La chasse aux records, qu’il le veuille ou non

« Je ne joue pas pour les records, a-t-il assuré en conférence de presse dimanche, le regard sincère. Je joue pour moi, ma famille et mon équipe. Il y a énormément de discipline et de sacrifices derrière tout ça. » Peut-être. Mais un sixième Masters 1000 consécutif lui permettrait de déjà effacer son propre record. Et quoi qu’il en dise, ce genre de perspective ne laisse personne indifférent.

Sinner, Sabalenka… : le bras de fer entre les joueurs et Roland-Garros sur la répartition des revenus se poursuitAlcaraz absent, le boulevard est ouvert

Carlos Alcaraz est le seul homme capable de bousculer Sinner. L’Espagnol l’avait d’ailleurs privé du titre romain la saison passée. Mais, cette année, le n°2 mondial est absent, contraint de renoncer à l’intégralité de la tournée sur ocre en raison d’une blessure au poignet. Sans lui, le tableau semble bien dégarni. Zverev ? Sinner en a fait sa victime habituelle. Djokovic ? Le Serbe n’a plus joué depuis près de deux mois. Le boulevard est là.

Un écart au classement à creuser

Il y a aussi une logique comptable qui pousse à y aller à fond. Sinner dispose de 650 points à défendre depuis sa finale 2025. S’il remporte le titre, il en engrange 350 de plus nets. Alcaraz, lui, va perdre ses 1 000 points de vainqueur sortant. La conclusion est implacable : l’Italien pourrait creuser un écart supérieur à 2 000 points avec son dauphin au classement ATP, soit l’équivalent d’un titre du Grand Chelem.

La fatigue, les records, la pression d’une nation entière : les obstacles ne manquent pas pour Sinner à Rome. Mais à en juger par ce qu’il produit depuis plusieurs mois, on aurait tort de parier contre lui. Rendez-vous le 17 mai au Foro Italico pour voir si l’histoire continue de s’écrire.

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