Dans le bureau de Gilles Bellaïche, les fuseaux horaires semblent s’effacer au profit d’une vision globale. Entre deux dossiers de chefs étoilés Michelin et l’accompagnement de géants comme la CMA-CGM (propriétaire de « La Provence ») sur le continent africain, cet enfant de Carthage garde les pieds sur le bitume phocéen et l’esprit tourné vers le grand large. Son parcours n’est pas une simple ascension sociale, mais une construction méthodique, un pont jeté entre les cultures et les disciplines.

L’héritage du chiffre

Pour comprendre la trajectoire de Gilles Bellaïche, il faut remonter à ses racines tunisiennes. Né en 1969 à Carthage, il est le fils de deux banquiers qui travaillaient alors dans ce qui était encore un territoire français. Alors qu’il n’a que trois ans, ses parents sont mutés à Marseille pour rejoindre la Lyonnaise de Banque.

Si ses parents ont choisi la stabilité d’une vie marseillaise, il se définit comme un « migrateur ». Il conserve pourtant de cet héritage familial une aisance naturelle avec les chiffres et une rigueur qui deviendront les piliers de son succès.

Avocat et expert-comptable

Ancien élève du lycée Périer, bac C en poche, Gilles Bellaïche ne s’est jamais…