Par

Kelman Marti

Publié le

6 mai 2026 à 6h42

À Toulouse, une récente avancée majeure redonne de l’espoir face à un cancer aussi rare qu’agressif : celui des voies biliaires. Longtemps difficile à diagnostiquer avec précision, ce cancer pourrait désormais être détecté plus tôt et de manière plus fiable grâce à une innovation développée au CHU de Toulouse. Explication.

Une détection 30 % supérieure

Derrière cette avancée, on retrouve une équipe de pathologistes menée par la professeure Janick Selves et la docteure Anne-Cécile Brunac, en collaboration avec les spécialistes en hépato-gastroentérologie de l’hôpital Rangueil. Leurs travaux ont récemment été publiés dans la revue scientifique JHEP Reports.

Jusqu’à présent, les méthodes classiques permettaient de détecter environ 70 % des cancers des voies biliaires. Grâce à cette nouvelle méthode utilisant un séquençage haut débit, ce taux grimpe désormais à 91 %. Une progression significative qui pourrait changer le parcours de nombreux patients.

Comment ça marche ?

Concrètement, la procédure repose sur plusieurs étapes. Les médecins accèdent d’abord aux voies biliaires par la bouche afin de réaliser des prélèvements ciblés. Ces échantillons sont ensuite analysés au laboratoire d’anatomie et cytologie pathologiques du CHU.

En complément de l’observation au microscope, le séquençage haut débit permet d’étudier en profondeur l’ADN et l’ARN des cellules. Résultat : des anomalies jusque-là invisibles peuvent désormais être détectées.

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Réduire les délais de diagnostic

Cette nouvelle approche offre donc un diagnostic plus précis, notamment dans les cas les plus complexes où les signes sont difficiles à interpréter. Elle s’intègre pleinement dans un parcours de soins structuré autour des tumeurs hépatiques.

À Toulouse, les patients bénéficient même d’un dispositif unique dans l’Ouest la région Occitanie, puisque des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) sont organisées avec tous les spécialistes afin de décider rapidement de la meilleure prise en charge possible.

« À terme, l’intégration de ces techniques dans la pratique courante pourrait réduire les délais diagnostic, améliorer la précision des examens et permettre un accès plus précoce à des traitements innovants », indiquent la Pr Janick Selves et la Dr Anne-Cécile Brunac.

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