Des volumes de bière records pour AB InBev

Dans les premiers échanges, AB InBev prenait un peu plus de 6 %. Le géant brassicole a profité d’une légère hausse de ses volumes de 0.8 % au premier trimestre, à 136,4 millions d’hectolitres, annonce-t-il mardi. Les volumes de bières ont enregistré une hausse de 1,2 % mais ceux de non-bières ont subi une baisse de 1,9 %. Des volumes de bière records pour le premier trimestre ont été relevés au Mexique, en Colombie, au Brésil, en Afrique du Sud et au Pérou.

Ab Inbev : la croissance du chiffre d’affaires va-t-elle enfin être au rendez-vous ?

L’ebitda (bénéfice avant intérêt, impôt, dépréciation et amortissement) normalisé a lui progressé de 5,3 % pour s’établir à 5,437 milliards de dollars. Le bénéfice sous-jacent suit également une courbe à la hausse, de 1,606 à 1,923 milliard en un an.

Les produits du groupe s’élèvent par ailleurs à 15,26 milliards de dollars, en croissance de 5,8 %. « Avec une exécution solide de la part de nos équipes et des moments majeurs de célébrations à venir, nous sommes parfaitement positionnés pour 2026 », commente le CEO Michel Doukeris.

Pour l’ensemble de l’année, le géant brassicole prévoit une hausse de son ebitda conforme à ses perspectives à moyen terme, entre 4 et 8 %.

Un cadre flou sur les marchés

« Entre risque d’escalade militaire et espoir fragile de négociations, les marchés évoluent désormais dans un environnement où la visibilité est extrêmement limitée », résume John Plassard analyste pour Cité Gestion en expliquant la tendance boursière de ce mardi.

Les appels à la désescalade dans le Golfe se multiplient mardi, après des accrochages irano-américains autour du détroit d’Ormuz et les tirs de l’Iran vers les Émirats arabes unis, les premiers contre un pays du Golfe en près d’un mois de trêve.

Le Qatar prolonge l’état de force majeure sur son GNL

Depuis le début de la guerre engagée le 28 février par les États-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, Téhéran contrôle cette voie stratégique par laquelle transite d’ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Mardi matin, le pétrole restait à des niveaux très élevés, quoiqu’en recul, comparé aux sommets atteints la veille. Le baril de Brent s’échangeait à 113,52 dollars (-0,80 %), contre 104,43 dollars pour son homologue américain du WTI (-1,87 %).

« La rhétorique de l’Iran et des États-Unis laisse entendre qu’il est probable que la violence s’intensifie avant qu’une solution diplomatique puisse être trouvée », selon Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB. « Le récit dominant du marché est passé de l’optimisme autour de l’intelligence artificielle aux tensions au Moyen-Orient », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote.