Le prix Nobel de physique 2024 prédit un choc de l’IA à très court terme
Face à la démocratisation de l’utilisation de l’IA dans la recherche, la Commission européenne a publié en 2024 des « Lignes directrices sur l’utilisation responsable de l’IA générative dans la recherche ».
De meilleurs résultats de recherche
En parallèle, de nombreuses études visant à objectiver le phénomène ont vu le jour. C’est notamment le cas d’une publication de la revue Nature, parue en janvier 2026. Elle conclut que les scientifiques ayant recours à l’intelligence artificielle publient 3 fois plus d’articles, sont cités quasiment 5 fois plus et deviennent chefs de projet de recherche 1,37 an plus tôt que leurs collègues qui ne l’utilisent pas.
Les outils d’IA permettent aussi de repousser des limites de recherche auxquelles se heurtaient autrefois les chercheurs. Désormais, il est possible de résoudre en quelques heures ou jours à peine des problèmes, tests d’hypothèse ou modélisations qui nécessitaient auparavant beaucoup plus de temps.
Mais un « paradoxe apparent »
Mais si les avantages du recours à l’IA sont nombreux, la pratique comporte aussi des écueils. Son utilisation réduirait de 4,63 % le volume collectif des sujets scientifiques étudiés et de 22 % les interactions entre scientifiques. « L’adoption de l’IA en science présente un paradoxe apparent : une augmentation de l’impact individuel des scientifiques, mais une réduction de la portée de la science collective, car les travaux utilisant l’IA se concentrent sur les domaines les plus riches en données », conclut l’étude. « Avec une diminution des interactions ultérieures, les outils d’IA semblent automatiser les domaines établis plutôt que d’en explorer de nouveaux, soulignant une tension entre l’avancement individuel et le progrès scientifique collectif. »