François Blondel : « Notre produit a le potentiel d’être un succès planétaire »
Les trois sociétés du groupe Kitozyme sont issues de l’utilisation du chitosane dans une série d’application. La spécificité de ce chitosane est qu’il est d’origine fongique. Il s’agit d’un champignon au départ duquel on produit deux biopolymères, avec des applications dans les domaines de l’agriculture, au sens large, et de la santé.
Des croissances à deux chiffres
Dans un contexte économique et financier tourmenté, le groupe basé à Herstal a enregistré un « très bon exercice » 2025, indique François Blondel. La croissance consolidée de Kitozyme a été de 20 % ; celle de Kiomed et de Biokuris a été, respectivement, de 31 % et 39 %. « Le groupe a dégagé un revenu global de 23 millions d’euros et un Ebitda de 7 millions ». Si Biokuris est toujours en phase clinique, Kitozyme et Kiomed, toutes deux rentables, sont déjà dans la phase de commercialisation.

Le groupe Kitozyme fête ses 25 ans avec un nouveau logo. ©D.R.
Au-delà des résultats financiers, François Blondel se réjouit de l’ancrage et de l’impact local du groupe Kitozyme. « Toutes nos activités – recherche, développement et production – sont en Wallonie. Nous employons, en direct, un peu moins de 100 personnes. Nous collaborons aussi avec des universités et des centres de recherche en Belgique ».
Kiomed Pharma obtient le feu vert pour partir à la conquête de la Chine : « Les chiffres donnent le tournis »Un double appel
Vingt-cinq ans après le début de l’aventure Kitozyme (un nouveau logo a été créé pour l’occasion), François Blondel lance deux messages à l’attention des acteurs de l’écosystème wallon des sciences de la vie et du monde politique.
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« On a mis plus de 20 ans à bâtir, en Wallonie, tout un écosystème autour de la biopharma et des biotech. Il faut que le public et le privé poursuivent leur soutien. Ce serait criminel d’arrêter. »
D’une part, investir et entreprendre dans ce secteur requièrent une vision de long terme pour créer de la valeur. « Cela nécessite de pouvoir surmonter des moments plus difficiles, comme cela a été le cas depuis cinq ans ». D’autre part, il est nécessaire de continuer à soutenir le secteur des sciences de la vie. « On a mis plus de 20 ans à bâtir, en Wallonie, tout un écosystème autour de la biopharma et des biotechs. Il faut que le public et le privé poursuivent leur soutien. Ce serait criminel d’arrêter ».