Même topo pour les asbl Agence Locale pour l’Emploi. « Elles seront supprimées au 1er janvier 2027, remplacées par un nouveau système de Prestations à Heures Limitées. Concrètement, le prestataire ne pourra entrer dans ce système que six mois au maximum, alors qu’avant il n’y avait pas de limite ! Avec une exception pour le travail au bénéfice d’une école. »
Le dispositif ALE permet à certains demandeurs d’emploi ou bénéficiaires du RIS de prester des services pour les écoles, les associations et les particuliers : entretien, aide à la cantine, surveillants habilités aux sorties d’école, jardinage, taxi social, service encombrants, etc. « Pour l’entité, cela concerne entre 80 et 90 personnes qui réalisent des tâches très utiles pour la vie en société ! »
Un levier vers la réinsertion
Depuis janvier 1995, ce service était proposé sur l’entité cominoise : « Cela va réduire les possibilités de réinsertion, surtout pour les personnes éloignées du marché du travail, qui trouvaient dans l’ALE un cadre souple et accessible. Sans compter la perte de revenus complémentaires ! En plus, notre personnel connaissait les sensibilités de chacun et une relation de confiance s’était installée. On perdra cet ancrage local, cette connaissance des besoins et des spécificités de notre entité puisque tout sera géré à Mouscron ! »
Notons que les titres-services, qui concernent essentiellement les aides ménagères, ne sont pas touchés par cette mesure : « Nous avons environ 120 personnes qui prestent des services pour plus de 1000 clients ! »
Dans les deux bâtiments, rue du Faubourg à Comines, et sur la place de Ploegsteert, travaillent quatre personnes : « 2,5 ETP pour le Forem et 1,5 ETP pour l’ALE, sur fonds propres. Avec un système de rétrocession des salaires. Cet équilibre devra évoluer. Ce sera compliqué et il faudra se montrer réactif ! Il y a encore beaucoup d’incertitudes… »
Quant aux deux bâtiments d’accueil, ils sont la propriété de l’asbl ALE. Celui de Ploegsteert n’est en fonction que depuis début 2024 ! « Ils continueront à être utilisés pour les titres-services. »
D’évidence, cette nouvelle donne va impliquer un accompagnement moins accessible. « Avec, à la clé, une hausse du nombre de chercheurs d’emploi sans solution adaptée et une pression accrue sur les services sociaux, principalement le CPAS. »