La Première ministre italienne Giorgia Meloni en lingerie assise à genoux sur un lit : la photo, repartagée sur sa propre page Facebook, est bien évidemment tout à fait fausse : « Ces derniers jours, plusieurs fausses photos de moi circulent, générées par intelligence artificielle et présentées comme authentiques par quelque opposant zélé », met en garde la cheffe d’État ce mardi.
La fausse photo est accompagnée d’un commentaire, prétendument publié par un certain « Roberto » : « Qu’une présidente du Conseil se présente dans ces conditions est vraiment honteux, indigne du rôle institutionnel qu’elle occupe. Mais elle ne sait pas ce qu’est la honte ».
« Je dois reconnaître que ceux qui les ont réalisées, au moins dans les cas ci-joints, m’ont même nettement améliorée », commente-t-elle avec humour. « Mais il n’en reste pas moins que, pour attaquer et inventer des mensonges, on utilise désormais vraiment n’importe quoi », déplore Giorgia Meloni.
En Italie, la double rupture de Giorgia Meloni : « Il a même attaqué le Pape… »
Au-delà de l’attaque personnelle, la présidente de Frères d’Italie souligne un problème bien plus large : « Les deepfakes sont un outil dangereux, car ils peuvent tromper, manipuler et viser n’importe qui. Moi, je peux me défendre. Beaucoup d’autres non ». Giorgia Meloni termine par un message de prévention : « Une règle devrait toujours s’appliquer : vérifier avant de croire, et réfléchir avant de partager. Car aujourd’hui cela m’arrive, demain cela peut arriver à n’importe qui. »
Le phénomène des deepfakes est particulièrement répandu en Belgique. Le Plat pays a vu le nombre de fraudes par deepfake exploser de 2 950 % en 2023, presque autant que les Américains, avec + 3 000 % de cas.
Quand une IA vous déshabille… Comment se défendre face aux deepfakes ?