Assiste-t-on à un tournant dans le football moderne ? « Ce que proposent le Bayern et le PSG est un nouveau repère »

L’Équipe a alors décidé de prendre des explications plus détaillées auprès d’experts. Stevan Kervadec, préparateur physique qui accompagne des footballeurs dans les cinq grands championnats, explique ainsi : « Les prélèvements sanguins, surtout au niveau du lobe de l’oreille, c’est forcément pour le lactate. Cela permet de voir comment il est accumulé et utilisé. Grosso modo, ça sert à mesurer l’efficacité métabolique de l’organisme d’un athlète. »

Hugo Boulestreau, coach individuel qui procède parfois à ce genre de test, en précise les raisons : « Cela permet de calibrer l’intensité pour que le joueur ne dépasse pas un certain seuil qui engendrerait trop de fatigue. L’idée, c’est notamment de ne pas trop ‘surcharger’ (les muscles, NdlR) pour que les joueurs puissent rester en forme, enchaîner les entraînements comme il le faut. »

Et on va dire que cette saison, la technique a plutôt porté ses fruits car le Bayern a relativement été épargné par les blessures. Stevan Kervadec temporise toutefois : « On ne peut pas tout miser sur un prélèvement sanguin. Ce sont des données qu’il faut coupler avec la fréquence cardiaque, le ressenti du sportif… »

Ce Bayern – PSG sera-t-il aussi dingue qu’à Paris ? « Si vous ne vous sentez pas bien, restez chez vous »

Quant au choix de l’oreille plutôt qu’un doigt, l’expert explique que « c’est plus pratique car ça saigne davantage, c’est mieux vascularisé ».