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D’ailleurs, un gérant d’un hôtel 5 étoiles et ancien maire s’est confié au Telegraph pour déplorer « le désordre total » une fois les touristes présents dans la ville. Il décrit « des scènes dignes du tiers-monde ».

« Nous avons atteint nos limites »

Les habitants, quant à eux ressentent de la colère face à ce surtourisme qui ne change pas. Selon l’un d’eux, « la situation s’empire un peu plus chaque année ». Les locaux ont d’ailleurs un surnom pour les visites éclair des touristes : ‘mordi e fuggi’, mange et fuis. La plupart pointent les croisières comme un des nœuds du problème. Ils voudraient qu’il y ait une réglementation plus stricte à ce niveau-là.

D’autant plus que les habitants, souvent âgés, se retrouvent parfois dans l’incapacité de sortir de chez eux. Sur Facebook, un résident se plaint : « Nous avons atteint nos limites. Nous devons nous barricader chez nous, nous ne savons pas voler ».

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Les autorités, quant à elles, se rendent bien compte du problème mais affirment ne pas avoir l’autorisation de bloquer les navires de croisières ou d’interdire à leurs passagers de venir dans la ville. Malgré tout, des mesures doivent être prises et les autorités en sont conscientes.

Toutefois, l’affluence et le surtourisme ne représentent pas le quotidien constant de Positano comme l’explique une galeriste dans un média italien, PositanoNews : « Il suffit d’une journée particulière, d’un pic d’affluence, d’un jour férié, pour que ces images se répandent comme une traînée de poudre partout, comme si elles représentaient la normalité », nuance-t-elle. Or, si ces pics existent et ont toujours existé, ils ne représentent pas l’unique vérité ».