À cela s’ajoute une recherche de qualité de vie. « Les gens veulent plus de verdure, plus de tranquillité. Et ils trouvent ça ici. »
guillement
« Plus on s’éloigne de Bruxelles, moins c’est cher. C’est une règle assez simple »
Une pression venue aussi du Brabant wallon
Mais les Bruxellois ne sont pas les seuls à alimenter cette dynamique. « On voit aussi des gens de Waterloo et de Braine-l’Alleud qui viennent ici, principalement à cause des prix. À Waterloo, beaucoup n’ont plus les moyens d’acheter. On voit clairement des jeunes qui quittent leur commune d’origine pour acheter ici. Ils n’ont tout simplement plus accès aux prix du Brabant wallon », avance-t-elle.
Un constat partagé par Olivier Waterkyn, notaire à Waterloo. « Plus on s’éloigne de Bruxelles, moins c’est cher. C’est une règle assez simple. Et donc forcément, les acheteurs se reportent vers des communes comme Tubize, Nivelles ou Rebecq, dit-il. Beaucoup de jeunes qui ont grandi à Waterloo ou Braine-l’Alleud ne peuvent plus acheter sur place. Ils doivent aller plus loin pour rester dans leur budget. »
L’effet boule de neige sur les prix
Mais cette attractivité n’est pas sans conséquence. « C’est un effet boule de neige. Les prix augmentent à Tubize, et du coup les habitants de Tubize eux-mêmes s’éloignent encore, vers le Hainaut, par exemple du côté de Soignies », observe Sophie Renard.
Un phénomène qui s’autoalimente. « À chaque fois, il y a des gens d’extérieur qui arrivent, ça fait monter les prix, et ensuite les habitants doivent aller plus loin. C’est un mécanisme sans fin. »
Brabant wallon : pourquoi le marché immobilier du « triangle d’or » reste hors norme
Agent immobilier à Braine-l’Alleud, Cédric Demaerschalk observe aussi ce phénomène. « Les Bruxellois s’installent dans le Brabant wallon, tandis que les habitants de Braine-l’Alleud ou de Waterloo se tournent vers des communes plus abordables comme Genappe, Seneffe, Arquennes ou encore Nivelles. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il s’intensifie », prévient-il.
Maisons recherchées, appartements sous tension
Au niveau de la demande, elle se concentre principalement sur les maisons. « Les appartements sont devenus très chers, quasiment au niveau de Bruxelles. La vraie différence se fait sur les maisons, qui restent encore plus accessibles dans l’ouest du Brabant wallon, souligne Sophie Renard. Mais cette différence tend à se réduire. Tout augmente. Les prix montent partout. »
Les projets de développement jouent aussi un rôle clé. « Le projet des Forges de Clabecq, avec notamment un grand centre commercial, va attirer beaucoup de monde. Même s’il a été un peu ralenti, il redémarre progressivement. Et ça va forcément faire grimper les prix », anticipe Sophie Renard.