Depuis l’automne 2019, la justice belge a dû émettre dans ce dossier plusieurs mandats d’arrêt européens pour obtenir la remise à la Belgique de Mme Traoré, lorsqu’elle séjournait en France ou lors d’un déplacement en Italie pour un concert. La chanteuse avait été arrêtée en mars 2020 en France mais était parvenue à quitter le pays dans un jet privé.

Rokia Traoré, détenue pour non-représentation d’enfant, a pu quitter la prison de Haren

Le tribunal correctionnel de Bruxelles l’avait condamnée en octobre 2023, par défaut, à une peine de prison de deux ans pour « non-représentation d’enfant ». Elle avait finalement été arrêtée à Rome en juin 2024 et remise aux autorités belges en novembre de la même année.

La chanteuse, qui avait fait appel, a finalement été libérée en janvier 2025, en vertu d’un accord conclu à l’amiable avec Jan Goossens, sous le contrôle des juges. Mais Jan Goossens a estimé qu’à nouveau Mme Traoré n’avait pas respecté ses engagements.

Le tribunal correctionnel devait encore se prononcer sur l’appel et a, mercredi, condamné à nouveau Rokia Traoré à une peine de deux ans d’emprisonnement, mais lui a accordé un sursis pour la majeure partie de cette peine. Seule la partie qu’elle a déjà purgée en détention provisoire reste effective.

« Mon enfant m’a été arrachée il y a sept ans. Il n’est pas trop tard pour arrêter l’enfer »

Ni Jan Goossens ni Rokia Traoré n’étaient présents à l’énoncé du jugement en début d’après-midi.