La double peine, pour les patients concernés. Ce jeudi 7 mai, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a alerté sur les risques avérés de comportements compulsifs associés aux traitements prescrits dans la maladie de Parkinson. Cette pathologie, l’une des principales maladies neurodégénératives, se caractérise par des symptômes tels que des tremblements, une raideur des muscles et une difficulté à entamer un geste.
Or, pour lutter contre ces symptômes, des médicaments dopaminergiques sont prescrits afin de compenser un déficit ou un dysfonctionnement de la production de dopamine, essentielle au contrôle des mouvements, de l’humeur et des émotions.
« Certains patients sous traitement vont développer des comportements compulsifs, difficiles à contrôler, avec des répercussions parfois graves sur leur vie personnelle, familiale ou professionnelle », souligne l’agence française du médicament, dans une brochure d’information. L’ANSM rappelle en outre l’importance de bien connaître ces risques et de surveiller les signes d’alerte.
Dans le détail, ces troubles peuvent se manifester par une addiction aux jeux d’argent, des achats compulsifs, une hypersexualité, des comportements agressifs ou violents, une consommation excessive de nourriture dans un temps très court. Et tous ces effets indésirables « peuvent survenir progressivement, sans que le patient en ait toujours conscience » et « même à faible dose ou après plusieurs années de traitement …