« Cela arrive fréquemment et c’est toujours un traumatisme » : des détenus sont relâchés chaque jour sans que les victimes ne soient tenues informées

Guy L. assurait être tombé amoureux de la jeune fille qu’il avait pris sous son aile après une tentative de suicide. Pour autant, ça ne l’empêchait pas d’envoyer des SMS à d’autres jeunes filles de l’école. « Il tâte le terrain de tous les côtés. En 2006, il l’embrasse la victime pour la première fois au musée des instruments de musique, puis en septembre suivant, il y a une première pénétration digitale. En 2007, il y a une première relation sexuelle avec la victime au Bois de la Cambre, la victime n’a que 14 ans », relate la magistrate debout.

L’employée du SPF Finance de Mons licenciée deux fois pour avoir éludé l’impôt… peut finalement garder son poste« Sous le joug de l’inculpé »

Cette dernière décrit l’emprise qu’avait Guy L. sur la jeune victime. « Il y a aura plusieurs séparations pendant ces années. Il se mariera pour la « façade » également mais il gardera contact avec en lui reprochant de ne pas être assez discrète sur leur relation. Elle était complètement sous le joug de l’inculpé », expose-t-elle. Les premiers soupçons ont émergé en 2007 et la direction de l’école l’avait rappelé à l’ordre par rapport à la proximité qu’il entretenait avec les élèves.

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La mère de la victime déposera une première plainte et Guy L. sera entendu par la police en 2007, quelques jours avant l’épisode du Bois de la Cambre. « Il faudra attendre neuf ans pour que la victime se rende compte qu’il ne s’agissait pas là d’amour mais bien de viol et d’emprise », conclut la représentante du ministère public qui requiert 9 ans de prison ferme à son encontre.

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Le prévenu a expliqué quant à lui avoir été alcoolique et dépressif à l’époque, ce qui est attesté par plusieurs rapports médicaux déposés par son avocate, Me Catherine Toussaint. Le prévenu espère une peine moindre que celle requise au vu de l’écoulement du temps entre la seconde plainte et l’actuel procès.

Le jugement sera rendu début juin.