Pour rappel, dans sa chanson « Les nerfs des boys », sortie en 2024, Snoopy la Mélodie, un chanteur camerounais invite ses fans à « poignarder les pédés ».

La Mélo du Quartier ne se produira pas à Liège.La Mélo du Quartier ne se produira pas à Liège.La Mélo du Quartier ne se produira pas à Liège. ©MDQ

Felix la Frappe, créateur de contenu, dénonçait d’ailleurs le week-end dernier les propos du chanteur : « Cette personne fait l’apologie du meurtre en masse des personnes LGBTQIA + », un message incompatible avec les valeurs d’inclusion défendues par la ville selon lui.

Interpellé par de nombreux internautes, le bourgmestre Willy Demeyer avait également indiqué avoir « demandé rapport à la police ». « Je condamne fermement toute forme de discrimination raciale, sexuelle ou religieuse », avait-il répondu en privé sur Instagram à un internaute.

Finalement, La Mélo du Quartier ne se produira pas en terres liégeoises. « Nous souhaitons, par cet acte, donner l’exemple d’une écoute réelle et d’une volonté sincère à contribuer à l’apaisement plutôt qu’à la division, confie l’équipe de l’artiste. La musique doit rester un vecteur de rassemblement et non de tension ».

L’artiste, enfin, a déclaré que « personne ne mérite d’être insulté, menacé ou exclu à cause de son orientation sexuelle », avant de présenter, en vidéo, ses excuses à la communauté LGBTQIA +.

Plainte déposée

Notons qu’en 2024, cinq associations de défense des droits LGBT + avaient déposé une plainte contre le chanteur et son producteur pour incitation à la haine et injures homophobes. Elles avaient demandé le retrait immédiat de la chanson des différentes plateformes de streaming (ce qui semble avoir été fait). Le jugement est toujours attendu.

Me Étienne Deshoulières, avocat des plaignants, soulignait à l’époque l’importance de cette procédure : « Ces propos ont des conséquences réelles, aggravant les violences contre les personnes LGBT +, notamment dans des contextes déjà fragiles comme celui du Cameroun, où des lynchages de gays et de trans ont été rapportés aux associations suite à la diffusion de la chanson ».