Mais, ces dernières heures, son état de santé a rassuré. Encore fébrile mercredi, il a participé sans encombre à la dernière sortie d’entraînement de l’équipe Lotto-Intermarché, jeudi. Et c’est donc bien en Bulgarie, où a lieu le Grande Partenza ce vendredi, que le Taureau de Lescheret va continuer sa saison 2026, en découvrant le Giro pour la première fois. Un grand tour qui n’était pas prévu à son programme mais qui a été ajouté après son printemps compliqué. Pour retrouver la confiance, le rythme. Et pourquoi pas lever les bras. Sans pression.
« Quand j’ai eu Arnaud au téléphone la semaine dernière, on n’a pas parlé d’objectifs, explique le directeur sportif de Lotto-Intermarché, Maxime Bouet, dans les colonnes du Nieuwsblad. Arnaud adore les jeux vidéo et je lui ai dit qu’il devait voir le Giro comme un jeu de Playstation. Il doit découvrir le Tour d’Italie et apprendre à « le jouer » et à l’apprécier. C’est important : il doit être heureux d’être sur le Giro, heureux avec l’équipe et les coureurs. C’est le meilleur moyen d’obtenir des résultats. S’il est stressé et ressent de la pression avant même le départ, c’est fichu. Je lui ai même dit : ‘Je ne veux voir aucune tension. Si tu gagnes, tant mieux. Si tu ne gagnes pas, pas de stress’. »
Une opportunité de maillot rose
Mais, en tant que compétiteur qui se nourrit de la victoire, Arnaud De Lie aura, évidemment, envie de briller. S’il est déjà acquis qu’il ne terminera pas le Giro (il fera entre une semaine et dix jours de course, en théorie, afin de garder de la fraîcheur pour ses prochains objectifs, dont le Tour de Wallonie, début juin, et le Tour de France en juillet), le puissant Ardennais sait que le début de parcours lui offre pas mal d’opportunités, dès ce vendredi sur une première étape promise aux sprinters, entre Nessebar et Bourgas (où l’arrivée en faux plat montant rappelle celle de la Famenne Ardenne Classic…). Mais aussi sur les étapes 3, 4 ou 6.
Si la concurrence sera sérieuse, avec la présence de Jonathan Milan, Paul Magnier ou Dylan Groenewegen au départ en Bulgarie, De Lie fera partie des hommes rapides à suivre. Et il sera bien accompagné, avec Milan Menten notamment pour le lancer, tandis que Lennert Van Eetvelt sera le leader lorsque la route s’élève, pour aller chasser les étapes. Après un début de saison très compliqué, il espère, lui aussi, profiter du Giro pour revenir sur le devant de la scène.