Ce restaurant, situé dans l’une des rues les plus charmantes de Bruxelles, est devenu une véritable institutionUne brasserie authentique

D’abord, il y a l’endroit. « Ouvrir un restaurant sur la Grand-Place, c’est un rêve qui devient réalité », confiait Emmanuel Ulaj au flamand Bruzz⁠. « C’est un endroit magnifique qui accueille des millions de visiteurs chaque année. »

Auguste, un nouveau restaurant sur la Grand-Place de Bruxelles, à la place de l'ancien Hard Rock Café.Auguste, un nouveau restaurant sur la Grand-Place de Bruxelles, à la place de l'ancien Hard Rock Café.Auguste, un nouveau restaurant sur la Grand-Place de Bruxelles, à la place de l’ancien Hard Rock Café. ©DR

Ensuite vient la rénovation de ce large espace. Le décor a été repensé dans un style inspiré des brasseries parisiennes contemporaines, avec en vedette les immenses fenêtres qui offrent une vue spectaculaire sur les façades classées par l’Unesco.

Les moules à prix extra-attractifs

Enfin, voilà le menu et l’assiette. Le plus important pour les patrons du « jeune » Auguste qui entend bien se distinguer et devenir un grand classique.

À la carte, les croquettes de crevettes grises qui ont fait la réputation de la maison, des escargots au beurre d’ail, des pièces de viande sélectionnées, du saumon Label Rouge ou encore plusieurs recettes de moules. C’est d’ailleurs la proposition qui attire tous les regards des spécialistes gastronomiques comme des clients : la casserole de moules jumbo de Zélande de 1,3 kilo proposée à moins de 20 euros, un prix rarement aperçu à quelques mètres de l’Hôtel de Ville.

Dur dur pour l’horeca

Les frères Ulaj sont bien conscients des difficultés que traverse l’horeca et notamment à Bruxelles. Depuis plus de deux ans, de nombreux restos renommés, reconnus ou nouveaux et pleins d’espoir mettent hélas la clé sous la porte. Les pas de porte « À vendre » ou « À louer » émaillent désormais tristement le tissu urbain.

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Mais les entrepreneurs croient dur comme fer que Bruxelles reste une destination capable d’attirer une clientèle locale et internationale à condition de proposer une offre claire et authentique. D’où ce souhait de « refaire ici une véritable brasserie franco-belge », comme l’expliquait Emmanuel Ulaj.

Belgo-français et franco-belge !

Sur cette place hautement touristique que les Bruxellois traversent pourtant plus qu’ils ne la fréquentent, cette Auguste brasserie tente donc un retour aux fondamentaux pour convaincre les Belges autant que les visiteurs. L’accent est mis sur les produits belges, les viandes de qualité et les fruits de mer frais.

La cuisine est gourmande, tradi mais pas que. Certains plats canailles et de bonne facture vont enjailler les gourmands. Comme les escargots beurre à l’ail dont on fait bonne chère dans une ambiance qui devrait peu à peu « tour-bouillonner », si l’on peut dire (et c’est tout ce que l’on espère pour cette brasserie), moment de l’addition compris, bonne surprise surtout si l’on choisit ses plats avec à-propos.

Bouillon gagnant

Une équation que « Bouillon de Bruxelles » sis dans la rue des Dominicains non loin, a parfaitement résolue. Ouvert il n’y a pas cinq ans par un fin renard de l’horeca bruxellois, Alexandre Masson, ce restaurant affiche bon et complet du midi au soir. Dans cette brasserie, on mange facilement deux services pour moins de 25 euros, avec en plus le plaisir de déguster la meilleure croquette aux crevettes 2025.