À Sargé-sur-Braye, chaque après-midi, Jean-Pierre Genet retrouve refuge. L’ancien homme d’industrie revient à l’huile, aux pigments naturels, à l’odeur sourde de la peinture et au silence du pinceau. Rien ne l’y destinait.
Né à Francourville (Eure-et-Loir), formé à la mécanique générale, il a connu les forges, le métal rougi, les bruits secs, des Ardennes à Thiers puis près de Lyon, dans son « mini Tour de France des forges ». Il dirigera ensuite deux usines. Sous le bruit des machines veillait une émotion d’enfance. Jean-Pierre Genet se souvient avoir été fasciné « par les petits villages sur les boîtes de camembert », mondes minuscules aux couleurs franches, presque odorants de lait, de bois et de campagne. À 22 ans, il copie les grands maîtres, « parce que c’est le top : les couleurs, les constructions, tu fais tout ». Déjà, il cherche la beauté par l’œil et par la main….
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