Si vous êtes un(e) adepte du jeûne intermittent, sachez que ce mode alimentaire n’est pas seulement bon pour votre silhouette : il est aussi bénéfique pour votre cerveau !
Vous avez forcément déjà entendu parler du jeûne intermittent. Ce mode alimentaire (dont il existe plusieurs variantes) consiste à alterner des périodes de repas avec des périodes plus ou moins longues de jeûne, sans nécessairement avoir à éviter des groupes d’aliments ou des macronutriments spécifiques.
Le jeûne 16:8 serait bénéfique pour le cerveau
Le jeûne intermittent le plus connu, c’est sans doute le jeûne 16:8. D’après l’Inserm, l’idée est de « jeûner au cours de la journée pendant une période de 14 à 16 heures et à prendre ses repas sur les 8 à 10 heures restantes (on peut par exemple prendre un goûter à 16 h et ne plus rien consommer jusqu’au matin suivant) ».
Moyennement efficace pour perdre du poids (toujours selon l’Inserm), le jeûne 16:8 est probablement bénéfique pour le cerveau, selon une nouvelle étude réalisée par la Rutgers University (aux États-Unis) et présentée à l’occasion du congrès NUTRITION 2026 de l’American Society for Nutrition.
De meilleures performances côté mémoire, apprentissage et résolution de problèmes
Les chercheurs américains ont travaillé avec un groupe de 47 femmes âgées de 50 à 79 ans et en situation de surpoids ou d’obésité. Toutes ont été invitées à adopter un régime alimentaire légèrement hypocalorique (concrètement : à manger 500 Kcal de moins chaque jour par rapport à leurs habitudes) ; de plus, 36 participantes ont également été soumises à un jeûne 16:8 (elles devaient concentrer leurs prises alimentaires sur une période de 8 heures dans la journée, entre 10 heures et 18 heures).
Résultats ? Au bout de 6 mois, toutes les femmes avaient perdu du poids – en moyenne, 6,8 kilos. Plus intéressant sans doute, les participantes du groupe « jeune 16:8 » parvenaient à obtenir de meilleurs résultats que les autres aux tests cognitifs : elles étaient en particulier plus performantes sur les tâches impliquant la mémoire, l’apprentissage, le repérage dans l’espace et la résolution de problèmes.
Comment expliquer ce phénomène ? Les chercheurs font l’hypothèse qu’en respectant mieux le rythme circadien, le jeûne intermittent permettrait une plus grande efficacité des cellules cérébrales. Cependant, ils précisent également que des études complémentaires seront nécessaires afin de confirmer les résultats de ces travaux – compte tenu du faible nombre de participants.
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