Le prévenu, éducateur au moment des faits, est également poursuivi pour avoir proposé des rencontres à des mineures dans l’intention de commettre des infractions à caractère sexuel, ainsi que pour cyberprédation. Il lui est reproché d’avoir utilisé les technologies de communication pour entrer en contact avec plusieurs mineures tout en dissimulant son véritable âge. La détention d’images et de photographies à caractère sexuel impliquant des mineurs figure également parmi les préventions.
L’alerte avait été donnée par son colocataire, qui avait contacté la police après que le prévenu lui eut parlé d’une partie de ses comportements.
Une plaignante âgée de 12 ans au moment des faits
Pour l’une des plaignantes, la partie civile, représentée par Me Desmet, a insisté sur le jeune âge de celle-ci, qui n’avait que 12 ans au moment des faits. Selon son avocat, le prévenu connaissait parfaitement son âge. La jeune fille serait aujourd’hui suivie psychologiquement et conserverait des séquelles des faits.
Me Desmet a évoqué un phénomène d’emprise mis en place par le prévenu pour parvenir à ses fins. La plaignante avait notamment envoyé une photographie sur laquelle elle apparaissait le haut du corps dénudé et ignore ce qu’il est advenu de cette image. Une somme de 5.000 euros a été réclamée au titre du préjudice moral.
Lors de son réquisitoire, la substitute du procureur du roi a insisté sur le très jeune âge de certaines victimes, sur le phénomène d’emprise et sur le risque de récidive. Estimant l’ensemble des préventions établies, elle a requis une peine de sept ans de prison ainsi que la confiscation du matériel informatique.
Le jugement est attendu le 31 août.