Du haut de ses presque 13 ans, elle ne passe pas inaperçue parmi le public du festival chauvinois de musiques métal Anthems of steel, qui l’a vue grandir au fil des éditions et où elle se sent comme à la maison. Rencontre avec la benjamine de la série, un feu de joie prénommé Alana.
Comment es-tu devenue passionnée de musique métal ?
Alana Caumon : « Papa dit que le premier son que j’ai entendu, à l’instant de ma naissance, c’est une chanson rock, Black Betty. Mes parents adorent la musique ; papa, le métal, et maman également d’autres choses. Mes parents m’ont fait découvrir beaucoup d’horizons musicaux. J’ai toujours entendu de la musique à la maison, j’ai vite préféré le métal. J’aime l’ambiance des concerts. Les métalleux sont des gens gentils et après un concert, je reste longtemps dans le mood ! »
« La première guitare est la plus importante »
Parle-nous de ta guitare !
« Toute petite, j’avais déjà envie de jouer. J’étais déterminée : j’économisais tous les sous des anniv’pour acheter moi-même ma guitare électrique. Une guitare rouge avec un ampli ! J’étais tellement excitée et heureuse quand je l’ai achetée ! Elle s’appelle Ginette (rires). La première guitare, c’est la plus importante. J’en aurai d’autres, plus tard, mais je garderai toujours Ginette. Depuis cinq ans, je prends des cours avec Jean Suire, l’un des deux fondateurs du festival Anthems of steel. »
Que t’apporte la musique ?
« Quand je suis triste ou en colère, jouer m’apaise. J’ai une deuxième passion, le théâtre : les deux me donnent confiance en moi. Grâce au théâtre et au jeu en public, je n’ai plus peur de jouer de la guitare face à des gens. J’écoute aussi toutes sortes d’autres musiques, j’aime la musique en général, du moment que ça me raconte quelque chose. »
Quels sont tes groupes préférés ?
« Iron Maiden, évidemment ! J’adore le titre Two minutes to midnight. Mon premier tee-shirt, que j’ai toujours, est un tee-shirt Iron Maiden (période Live after death) qui appartenait à ma mère. J’adore aussi le groupe trash métal Destruction. Et Skinflint, que j’ai rencontré sur le festival il y a trois ans. »
Comment vois-tu ton avenir ?
« J’aurai un groupe de métal mais ce ne sera pas mon boulot ; peu de gens vivent de la musique. J’ai envie de soigner les esprits, je veux devenir psychologue. Et me laisser du temps pour la musique. »
Un message à Mary, l’ado du portrait précédent ?
« Vouloir être kiné, c’est une belle idée. J’ai eu besoin d’un ostéopathe suite à une blessure, ça m’a beaucoup aidée ! »
As-tu un message à adresser aux adultes ?
« Si votre enfant a envie de faire quelque chose, une activité créative, un art, laissez-le vivre sa passion ! »