guillement

J’irai peut-être à la fashion week l’année prochaine..

« Vous pouvez dire que je suis le précurseur d’une mode, j’irai peut-être à la Fashion Week l’année prochaine, lançait le double vainqueur du Tour. Le plus compliqué, c’était presque de gérer mes vêtements ! J’avais tellement superposé les couches… Mais au final, c’est cela qui m’a sauvé. La folie qui s’est emparée de la course dans les premiers kilomètres ne m’a pas vraiment surpris, mais je pensais que tout rentrerait dans l’ordre un peu plus loin. Pas du tout. C’était une journée d’une intensité incroyable ! Tellement folle que je n’ai même pas eu le temps de me déshabiller et d’ôter mon collant dans la finale, mais qu’importe. »

Un combat sans relâche ni merci auquel tombèrent de très nombreuses victimes. Parmi les quinze abandons du jour figurent McNulty, Piganzoli (équipier de Vingegaard), Dunbar mais surtout le maillot jaune Ayuso, victime d’une chute à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée, dans une descente. « J’étais deux places derrière lui, racontait Vingegaard. Il a glissé de manière inattendue dans un virage. Je ne sais pas s’il a freiné, mais le choc fut violent. »

Esseulé dans la finale face au trio Red Bull-BORA-hansgrohe (frères van Dijke-Martinez) qui ne ménagea jamais ses efforts, l’ancien poissonnier ne se laissa jamais noyer par le surnombre de ses rivaux et posa une attaque tranchante peu avant la flamme rouge. « Quand j’ai compris qu’ils ne joueraient pas à me piéger, j’ai su que je pouvais gagner, rembobinait celui qui s’imposa avec 41 secondes d’avance sur Martinez. L’année dernière, j’ai été contraint d’abandonner cette course, alors sans doute que mon objectif de gagner est encore plus grand qu’avant. C’est tellement spécial d’endosser le maillot jaune, que ce soit sur le Tour de France, Paris-Nice ou le Dauphiné. »

Désormais leader autoritaire du classement général, Vingegaard ne semble plus pouvoir être inquiété que par le seul Martinez, à 52 secondes, le reste de la concurrence pointant à plus de trois minutes. « Il reste évidemment encore quatre grosses étapes, mais je crois qu’on a une équipe très forte, concluait le Danois. J’ai beaucoup de confiance en tous mes coéquipiers. » Un océan de sérénité après la pluie.

Et si l’autre grand gagnant de la 4e étape de Paris-Nice était… Remco Evenepoel ?