Début de journée agité du côté de Suzuka pour les commissaires. En effet, au sortir des Essais Libres 1 du Grand Prix du Japon 2026 de F1, les officiels ont déjà eu à se pencher sur trois incidents différents, dont un impliquant les deux multiples champions du monde Lewis Hamilton (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull).

Cet incident, justement, a eu lieu en toute fin de séance (4h27, heure française) et a échappé aux images de la réalisation internationale. Alors sur un tour rapide, Verstappen a été surpris par la lenteur sur la trajectoire et surtout un décalage au dernier moment de Hamilton peu avant le 130R. C’est donc le Britannique qui était sous enquête, pour une infraction potentielle à l’article B1.8.5 du règlement sportif.

Le septuple champion du monde était soupçonné d’avoir piloté « de manière inutilement lente, de manière imprévisible ou d’une façon qui pourrait être considérée comme potentiellement dangereuse pour les autres pilotes ou pour toute autre personne », selon les termes de cet article.

Les commissaires ont entendu un représentant de chaque équipe et ont étudié les images à leur disposition. Ils ont noté que Lewis Hamilton n’avait pas été prévenu par radio de l’arrivée de Max Verstappen. Ils ont aussi estimé que le Néerlandais n’avait pas dû effectuer une manœuvre d’évitement trop importante et qu’il n’avait pas jugé la situation dangereuse.

Prenant en compte le contexte des essais libres, ils n’ont infligé aucune sanction à Lewis Hamilton. 

L’accrochage entre Albon et Pérez
L'accrochage entre Alexander Albon et Sergio Pérez.

L’accrochage entre Alexander Albon et Sergio Pérez.

Photo de: Martin Trenkler

L’un des deux autres incidents concernait l’accrochage entre Sergio Pérez et Alexander Albon, survenu peu avant la mésentente entre Hamilton et Verstappen.

Tentant de dépasser le Mexicain dans la chicane, Albon n’a pas compris que son homologue n’avait pas prévu d’ouvrir la porte et le contact a alors été inévitable puisque le pilote Williams s’était infiltré pendant que la Cadillac prenait la trajectoire. La FW48 est partie en tête-à-queue, alors que les deux monoplaces ont subi des dégâts.

Au terme de leur enquête, les commissaires ont considéré que cet accrochage était le fruit d’une « incompréhension à laquelle avait contribué un manque de communication de l’équipe auprès de Sergio Pérez », et que « les deux pilotes acceptaient le fait qu’aucun n’était plus en tort que l’autre ». Aucune sanction n’a donc été prononcée. 

L’incident entre Lawson et Sainz

Comme pour l’incident Hamilton-Verstappen, c’est ici une potentielle infraction à l’article B1.8.5 du règlement sportif qui était en cause dans le cas impliquant Carlos Sainz et Liam Lawson. Le pilote Williams était en effet soupçonné d’avoir gêné le pilote Racing Bulls.

Dans les faits, Sainz a dépassé Lawson – qui roulait à petite vitesse – à l’approche de l’épingle que constitue le virage 11 avant de prendre cette épingle lentement, juste devant le nez du Néo-Zélandais. Par la suite, la Williams a maintenu cette faible vitesse en s’écartant sur la gauche de la piste pendant qu’arrivait une Aston Martin sur un tour lancé.

Lawson a réagi à la radio en lançant à son ingénieur de course : « Tu vois ce que je vois ? Ce sont [juste] les Essais Libres 1. » Ce à quoi l’ingénieur a répondu : « Ouais, je ne sais pas ce qu’il fait. »

Après avoir entendu les deux pilotes, les commissaires ont estimé que cette mésentente devait être classée sans suite. 

 

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