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« Nous devons gagner la confiance que vous portez en nous »

La présidente a toutefois rappelé que ces engagements ne relevaient pas de la nouvelle gouvernance. Selon elle, ils reflétaient des décisions prises par « la société qui précédait », il y a « plus de six ans ». « Nous avons hérité de cela et nous étions tenus de le respecter contractuellement », a-t-elle expliqué.

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Mais Syensqo veut désormais tourner la page. « Nous tirons un trait définitif sur le passé », a insisté Heike van de Kerkhof, en promettant de faire en sorte que cela « ne se reproduise plus jamais ».

Cette séquence intervient alors que le groupe cherche à restaurer la confiance. La présidente a reconnu que les retours des actionnaires sur « la performance, le leadership et la rémunération » avaient été entendus. Sa réponse : « Nous avons décidé de repartir à zéro. »

Ce nouveau départ passe par une refonte de la gouvernance, l’arrivée de Mike Radossich comme CEO et une politique de rémunération revue. Syensqo proposera en 2027 une nouvelle politique complète pour le conseil d’administration et la direction, « alignée de manière appropriée » avec le marché et la taille réelle du groupe.

« Nous devons gagner la confiance que vous portez en nous », a lancé la présidente aux actionnaires.

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Mike Radossich, lui, a donné le ton côté opérationnel : « Nos performances ne sont pas encore assez à la hauteur. » Sa mission, dit-il, est de transformer le mandat reçu en « actions, décisions et résultats mesurables ».

Après la polémique, Syensqo veut donc afficher une rupture : moins de complexité, plus de discipline, une culture de la performance, et une rémunération qui ne devienne plus jamais le symbole d’une gouvernance hors-sol.

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