{"id":103631,"date":"2026-05-11T15:20:12","date_gmt":"2026-05-11T15:20:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/103631\/"},"modified":"2026-05-11T15:20:12","modified_gmt":"2026-05-11T15:20:12","slug":"une-vaste-etude-genetique-revele-linfluence-de-la-selection-naturelle-sur-les-europeens-depuis-10-000-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/103631\/","title":{"rendered":"Une vaste \u00e9tude g\u00e9n\u00e9tique r\u00e9v\u00e8le l\u2019influence de la s\u00e9lection naturelle sur les Europ\u00e9ens depuis 10\u00a0000 ans"},"content":{"rendered":"<p>Tol\u00e9rance au lactose, peau claire ou risque accru de scl\u00e9rose en plaques\u2026 Comment les populations humaines ont-elles \u00e9volu\u00e9 depuis leur <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/homo-sapiens-serait-arrive-en-europe-en-plusieurs-vagues-25556.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">arriv\u00e9e <\/a>en Europe il y a 50\u00a0000 ans environ\u00a0? Notre culture et notre environnement ont \u00e9norm\u00e9ment chang\u00e9 depuis, mais ce qu\u2019il est advenu de notre patrimoine g\u00e9n\u00e9tique est moins visible et plus difficile \u00e0 estimer. Une vaste \u00e9tude, dirig\u00e9e par David Reich et Ali Akbari, g\u00e9n\u00e9ticiens \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Harvard, et publi\u00e9e dans la revue <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-026-10358-1\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Nature<\/a>, retrace aujourd\u2019hui l\u2019influence de la s\u00e9lection naturelle depuis 10\u00a0000 ans sur plusieurs centaines de g\u00e8nes dans les populations eurasiatiques.<\/p>\n<p>On a longtemps pens\u00e9 que notre g\u00e9nome \u00e9tait rest\u00e9 relativement stable durant les derni\u00e8res dizaines de milliers d\u2019ann\u00e9es, et que sa composition avait surtout \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9e par deux m\u00e9canismes dits <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/l-intelligence-artificielle-traque-les-marques-de-la-selection-naturelle-dans-le-genome-humain-15064.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0neutres\u00a0\u00bb<\/a>\u00a0: les m\u00e9tissages entre diff\u00e9rentes populations humaines et la \u00ab\u00a0d\u00e9rive g\u00e9n\u00e9tique\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire les variations al\u00e9atoires. Mais le g\u00e9nome peut aussi varier\u00a0sous l\u2019effet de la s\u00e9lection naturelle. Celle-ci est dite \u00ab\u00a0positive\u00a0\u00bb quand la fr\u00e9quence d\u2019une version\u00a0d\u2019un\u00a0g\u00e8ne (ou all\u00e8le) augmente dans la population parce qu\u2019il procure un avantage, ou \u00ab\u00a0n\u00e9gative\u00a0\u00bb quand la fr\u00e9quence d\u2019un all\u00e8le\u00a0diminue parce qu\u2019il est d\u00e9savantageux.\u00a0Ce type de s\u00e9lection naturelle \u00ab\u00a0directionnelle\u00a0\u00bb a certainement jou\u00e9 un r\u00f4le, mais ses effets sont plus difficiles \u00e0<a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/l-intelligence-artificielle-traque-les-marques-de-la-selection-naturelle-dans-le-genome-humain-15064.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> mettre en \u00e9vidence<\/a>.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/comment-la-paleogenetique-a-revele-l-evolution-metissee-d-homo-sapiens-28799.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Comment la\u00a0pal\u00e9og\u00e9n\u00e9tique a r\u00e9v\u00e9l\u00e9\u00a0l\u2019\u00e9volution m\u00e9tiss\u00e9e d\u2019Homo sapiens<\/a><\/p>\n<p>On connaissait toutefois quelques exemples embl\u00e9matiques. Chez les populations sorties d\u2019Afrique, les g\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 une pigmentation plus claire de la <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/la-veritable-histoire-des-couleurs-de-la-peau-12723.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">peau<\/a>, des cheveux et des yeux seraient devenus <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/evolution\/les-surprises-de-l-evolution-humaine-2627.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">avantageux<\/a>, car ils permettent de synth\u00e9tiser plus facilement de la <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/medecine\/la-vitamine-d-un-supplement-vraiment-indispensable-26035.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">vitamine D<\/a> malgr\u00e9 un ensoleillement plus faible sous les hautes latitudes. La capacit\u00e9 des Europ\u00e9ens \u00e0 dig\u00e9rer le lait \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, en continuant \u00e0 synth\u00e9tiser de la <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/evolution\/tolerance-au-lactose-un-heritage-des-famines-et-des-epidemies-24264.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">lactase<\/a>, serait quant \u00e0 elle un trait s\u00e9lectionn\u00e9 chez les <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/comment-nos-genes-se-sont-adaptes-a-notre-alimentation-depuis-le-neolithique-28470.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">premiers \u00e9leveurs<\/a>.<\/p>\n<p>Des adaptations aux maladies<\/p>\n<p>Avec l\u2019essor des techniques de s\u00e9quen\u00e7age, le nombre croissant d\u2019\u00e9chantillons <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/l-adn-un-livre-d-histoire-24002.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">d\u2019ADN ancien<\/a> \u00e0 disposition et les progr\u00e8s des m\u00e9thodes statistiques, de plus en plus <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/l-espece-humaine-evolue-toujours-et-plus-vite-qu-on-ne-le-pensait-28156.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">de g\u00e8nes s\u00e9lectionn\u00e9s au cours des derniers mill\u00e9naires ont pu \u00eatre identifi\u00e9s.<\/a> En <a href=\"https:\/\/www.cell.com\/cell-genomics\/fulltext\/S2666-979X(22)00211-7#body-ref-sref29\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">2023, Lluis Quintana-Murci<\/a>\u00a0et son \u00e9quipe, de l\u2019institut Pasteur et du Coll\u00e8ge de France, avaient point\u00e9 plusieurs cas d\u2019adaptations g\u00e9n\u00e9tiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019immunit\u00e9 survenues depuis 10\u00a0000 ans. Entre autres, les g\u00e8nes de la famille OAS, qui agissent sur des fonctions antivirales, ou les all\u00e8les codant pour les groupes sanguins A et B, li\u00e9s \u00e0 une meilleure protection contre les otites chez l\u2019enfant ou contre le paludisme. \u00c0 l\u2019inverse, le variant du g\u00e8ne TYK2 qui induit une plus grande fragilit\u00e9 \u00e0 la tuberculose a vu sa fr\u00e9quence diminuer, alors m\u00eame qu\u2019il conf\u00e9rerait une protection accrue contre les maladies <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/immunologie\/une-nouvelle-vision-de-l-auto-immunite-23072.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">auto-immunes.<\/a><\/p>\n<p>On retrouve cette s\u00e9lection ambivalente de g\u00e8nes qui prot\u00e8gent de certaines maladies infectieuses mais favorisent des maladies d\u00e9l\u00e9t\u00e8res \u00e0 long terme \u00e0 plusieurs reprises dans l\u2019\u00e9volution des Europ\u00e9ens. Le g\u00e8ne <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sr\/chroniques-de-levolution\/du-pot-au-lait-a-la-mucoviscidose-17014.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">CFTR, responsable de la mucoviscidose<\/a>, aurait ainsi \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9 car il conf\u00e8re une certaine r\u00e9sistance au chol\u00e9ra. Et des g\u00e8nes susceptibles d\u2019<a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/comment-la-sclerose-en-plaques-est-arrivee-en-europe-26099.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">augmenter le\u00a0risque\u00a0de scl\u00e9rose en plaques<\/a> auraient \u00e9t\u00e9 initialement s\u00e9lectionn\u00e9s chez les <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/archeologie\/l-histoire-de-la-domestication-du-cheval-revisitee-27290.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Yamnayas<\/a>, des \u00e9leveurs des steppes d\u2019Eurasie de l\u2019Est, sans doute parce qu\u2019ils les prot\u00e9geaient des maladies transmises par le b\u00e9tail, avant d\u2019\u00eatre\u00a0transmis aux populations europ\u00e9ennes\u00a0lors de leur migration vers l\u2019Ouest il y a 5\u00a0000 ans.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/homo-sapiens-serait-arrive-en-europe-en-plusieurs-vagues-25556.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Homo Sapiens serait arriv\u00e9 en Europe en plusieurs vagues<\/a><\/p>\n<p>Une nouvelle \u00e9tude d\u2019ampleur<\/p>\n<p>La nouvelle <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-026-10358-1#MOESM3\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00e9tude <\/a>de David Reich, Ali Akbari\u00a0et leurs coll\u00e8gues s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e de ces travaux, mais avec une ampleur in\u00e9dite. Se concentrant sur l\u2019Eurasie, elle combine pr\u00e8s de 6\u00a0000 g\u00e9nomes d\u2019individus anciens d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents dans la litt\u00e9rature scientifique, avec ceux de 10\u00a0000 \u00e9chantillons in\u00e9dits. \u00ab\u00a0Nous avons travaill\u00e9 avec plus de 250 arch\u00e9ologues et anthropologues afin de pr\u00e9lever l\u2019ADN de restes d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents dans des collections\u00a0\u00bb, explique Ali Akbari. Parmi ces nouvelles donn\u00e9es, environ 500 sont en fait des s\u00e9quen\u00e7ages de meilleure qualit\u00e9 que ceux existant auparavant, le reste \u00e9tant totalement in\u00e9dit.<\/p>\n<p>L\u2019ensemble de ces quelque 16\u00a0000 sp\u00e9cimens couvre ainsi une p\u00e9riode qui va des<a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s42003-022-04190-2#ref-CR76\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> chasseurs-cueilleurs\u00a0d\u2019il y a 18\u00a0000 ans<\/a> avant le pr\u00e9sent (AP) au d\u00e9but du XIXe\u00a0si\u00e8cle (l\u2019un des \u00e9chantillons provient m\u00eame de l\u2019analyse des cheveux de <a href=\"https:\/\/www.cell.com\/current-biology\/fulltext\/S0960-9822(23)00181-1?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0960982223001811%3Fshowall%3Dtrue\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Beethoven\u00a0!<\/a>). Toutefois, le nombre d\u2019individus n\u2019est pas uniform\u00e9ment r\u00e9parti sur ce laps de temps. \u00ab\u00a0La grande majorit\u00e9 de nos \u00e9chantillons datent des derniers 10\u00a0000 ans, pr\u00e9cise Ali Akbari. C\u2019est pourquoi nos analyses se concentrent sur cette p\u00e9riode o\u00f9 les donn\u00e9es sont suffisamment nombreuses pour pouvoir en tirer des inf\u00e9rences robustes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>                <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:https:\/\/medias.pourlascience.fr\/api\/v1\/images\/view\/6a01ede0bbbf3833e5054f80\/wide_700-webp\/image.jpg\" alt=\"g\u00e9n\u00e9tique population europ\u00e9ens\"\/><\/p>\n<p>R\u00e9partition g\u00e9ographique &lt; i &gt; (\u00e0 gauche)  et temporelle &lt; i &gt; (\u00e0 droite)  des \u00e9chantillons.<\/p>\n<p>                        \u00a9 Akbari et al., Nature, 2026.<\/p>\n<p>\u00c0 ces g\u00e9nomes s\u2019ajoutent ceux d\u2019un peu moins de 6\u00a0000 individus modernes provenant de la UK Biobank, une immense base de donn\u00e9es recensant des informations g\u00e9n\u00e9tiques et biologiques d\u2019un demi-million de citoyens britanniques. Les chercheurs y ont s\u00e9lectionn\u00e9 des individus\u00a0n\u00e9s dans les m\u00eames r\u00e9gions que celles d\u2019o\u00f9 proviennent les g\u00e9nomes anciens.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/paleoanthropologie\/l-adn-un-livre-d-histoire-24002.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">L\u2019ADN, un livre d\u2019histoire<\/a><\/p>\n<p>Reste \u00e0 distinguer dans ce corpus les effets de la s\u00e9lection naturelle de ceux des m\u00e9tissages et de la d\u00e9rive g\u00e9n\u00e9tique, souvent plus importants. Pour cela, les chercheurs ont adopt\u00e9 une nouvelle approche m\u00e9thodologique. Habituellement, on consid\u00e8re le g\u00e9nome des populations les plus r\u00e9centes comme une simple combinaison de celui des populations anciennes, puis on cherche les all\u00e8les dont la fr\u00e9quence d\u00e9note par rapport \u00e0 ce que l\u2019on attendrait normalement dans le m\u00e9lange. Ici, les g\u00e9n\u00e9ticiens ont compar\u00e9 tous les individus entre eux et utilis\u00e9 leurs relations g\u00e9n\u00e9tiques pour reconstituer des populations. Ensuite, pour chacun des 9,7\u00a0millions d\u2019all\u00e8les \u00e0 leur disposition, ils ont effectu\u00e9 un test statistique qui estime si les diff\u00e9rences de fr\u00e9quences entre les populations sont mieux pr\u00e9dites par la s\u00e9lection naturelle ou par le m\u00e9tissage et la d\u00e9rive.<\/p>\n<p>Une multitude de caract\u00e8res influenc\u00e9s par la s\u00e9lection naturelle<\/p>\n<p>Au terme de leurs <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-026-10358-1\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">analyses<\/a>, les chercheurs sont ainsi parvenus \u00e0 identifier <a href=\"https:\/\/reich-ages.rc.hms.harvard.edu\/#\/about\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">479 <\/a>loci \u2013 des r\u00e9gions sp\u00e9cifiques du g\u00e9nome \u2013 influenc\u00e9s par la s\u00e9lection au cours des dix derniers mill\u00e9naires. Une p\u00e9riode charni\u00e8re pour l\u2019humanit\u00e9 qui correspond \u00e0 la n\u00e9olithisation, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019apparition d\u2019un mode de vie s\u00e9dentaire bas\u00e9 sur <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/archeologie\/fallait-il-inventer-l-agriculture-24006.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">l\u2019agriculture <\/a>et l\u2019\u00e9levage, qui se diffuse en Eurasie depuis le Levant il y a 11\u00a0000 ans jusqu\u2019en\u00a0Europe\u00a0il y a 6\u00a0000 ans.<\/p>\n<p>                <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:https:\/\/medias.pourlascience.fr\/api\/v1\/images\/view\/6a01ede156f5ba010003310e\/wide_700-webp\/image.jpg\" alt=\"s\u00e9lection genes europ\u00e9ens genome\"\/><\/p>\n<p>Panorama des g\u00e8nes analys\u00e9s. L\u2019axe horizontal repr\u00e9sente la position chromosomique et l\u2019axe vertical, le coefficient de s\u00e9lection, avec le seuil significatif indiqu\u00e9 en pointill\u00e9.<\/p>\n<p>                        \u00a9 Akbari et al., Nature, 2026.<\/p>\n<p>Sur ces 479 loci, David Reich et ses coll\u00e8gues mettent en avant une famille de variants \u00ab\u00a0d\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0particulier\u00a0\u00bb, qui viennent nourrir des questions ouvertes sur l\u2019\u00e9volution humaine. On y retrouve p\u00eale-m\u00eale des variants associ\u00e9s \u00e0 la polyarthrite rhumato\u00efde (HLA-DRB1, s\u00e9lectionn\u00e9 n\u00e9gativement), \u00e0 une diminution de la pression sanguine (CYP1A2, s\u00e9lectionn\u00e9 positivement) ou encore \u00e0 la maladie de Crohn (SLC22A4, s\u00e9lectionn\u00e9\u00a0positivement)\u2026\u00a0<\/p>\n<p>Une dizaine d\u2019entre eux font l\u2019objet d\u2019analyses plus d\u00e9taill\u00e9es. Par exemple, l\u2019all\u00e8le HLA-DQB1, qui augmente le risque d\u2019intol\u00e9rance au gluten et de maladie c\u0153liaque, est pass\u00e9 de 0 \u00e0 20\u00a0% au sein de\u00a0la population eurasiatique au cours des 4\u00a0000 derni\u00e8res ann\u00e9es. Une \u00e9volution qui commence alors que l\u2019agriculture est d\u00e9j\u00e0\u00a0\u00e9tablie depuis longtemps, ce qui sugg\u00e8re que ce n\u2019est pas le seul facteur en cause.<\/p>\n<p>                <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:https:\/\/medias.pourlascience.fr\/api\/v1\/images\/view\/6a01ede10e6a0e9be70adcc0\/wide_700-webp\/image.jpg\" alt=\"\u00c9volution de la fr\u00e9quence des all\u00e8les dans la population au cours du temps pour 36 \u00ab variants d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00bb.\"\/><\/p>\n<p>\u00c9volution de la fr\u00e9quence des all\u00e8les dans la population au cours du temps pour 36 \u00ab variants d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00bb.<\/p>\n<p>                        \u00a9 Akbari et al., Nature, 2026.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les all\u00e8les codant pour les groupes sanguins A, B et O, les chercheurs observent une progression du groupe B de 0 \u00e0 10\u00a0% depuis environ 6\u00a0000 ans. Chacun de<a href=\"https:\/\/onlinelibrary.wiley.com\/doi\/10.1155\/2021\/6629060\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> ces all\u00e8les affecte \u00e9galement des prot\u00e9ines<\/a> impliqu\u00e9es dans la r\u00e9sistance \u00e0 plusieurs maladies. Cette \u00e9volution s\u2019est faite aux d\u00e9pens des all\u00e8les du groupe A, qui ont des effets oppos\u00e9s sur la r\u00e9sistance \u00e0 plusieurs maladies. Cela r\u00e9sulte peut-\u00eatre d\u2019une modification des agents pathog\u00e8nes pr\u00e9sents dans l\u2019environnement.<\/p>\n<p>On compte \u00e9galement dans ces \u00ab\u00a0variants d\u2019int\u00e9r\u00eat\u00a0\u00bb une version du g\u00e8ne CCR5, qui code pour une prot\u00e9ine du m\u00eame nom pr\u00e9sente \u00e0 la surface des cellules immunitaires. Or cette prot\u00e9ine est utilis\u00e9e par le <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/immunologie\/repousser-les-attaques-du-vih-6829.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">VIH <\/a>pour les infecter. Le variant d\u00e9fectueux <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-019-1027-4\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">CCR5-\u039432<\/a> alt\u00e8re le fonctionnement de la prot\u00e9ine, mais, en contrepartie, il conf\u00e8re une r\u00e9sistance partielle au VIH chez ceux qui en poss\u00e8dent une seule copie, et une immunit\u00e9 totale chez ceux qui en poss\u00e8dent deux.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/immunologie\/repousser-les-attaques-du-vih-6829.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Repousser les attaques du VIH<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.cell.com\/ajhg\/fulltext\/S0002-9297(07)62794-3?_returnURL=https%3A%2F%2Flinkinghub.elsevier.com%2Fretrieve%2Fpii%2FS0002929707627943%3Fshowall%3Dtrue\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Une \u00e9tude de 1998<\/a> \u2013 \u00e0 laquelle avait d\u2019ailleurs contribu\u00e9 David Reich lors de son doctorat \u00e0 Oxford \u2013 faisait remonter la p\u00e9rennisation du variant CCR5-\u039432\u00a0\u00e0\u00a0environ 700 ans, \u00e0 une p\u00e9riode qui correspond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la pand\u00e9mie de<a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/comment-la-peste-noire-a-faconne-notre-immunite-24498.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> peste noire <\/a>(1346-1353), un parfait candidat pour un \u00e9pisode de s\u00e9lection intense. La bact\u00e9rie Yersinia pestis s\u2019attaquant aussi aux prot\u00e9ines de surface\u00a0des cellules de l\u2019immunit\u00e9, les chercheurs avaient alors \u00e9mis l\u2019hypoth\u00e8se que le variant CCR5-\u039432 aurait pu \u00eatre avantageux contre la peste et, de ce fait, s\u00e9lectionn\u00e9. Mais\u00a0une <a href=\"https:\/\/journals.plos.org\/plosbiology\/article?id=10.1371\/journal.pbio.0030378\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00e9tude <\/a>de 2005 \u2013 cosign\u00e9e une nouvelle fois par David Reich \u2013 avait repouss\u00e9 l\u2019apparition de ce variant \u00e0 il y a 5\u00a0000 ans. <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-026-10358-1\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">La nouvelle \u00e9tude de 2026<\/a> indique que le variant CCR5-\u039432 est pass\u00e9 de 2\u00a0\u00e0 8\u00a0% de la population entre\u00a06000 et\u00a02000 AP, une p\u00e9riode bien ant\u00e9rieure aux pand\u00e9mies de peste m\u00e9di\u00e9vales. Pour les auteurs cependant, l\u2019hypoth\u00e8se de la peste n\u2019a peut-\u00eatre pas encore dit son dernier mot\u00a0: si l\u2019on en croit des <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-024-07651-2\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">r\u00e9sultats de 2024<\/a>, \u200b\u200b\u200b\u200b\u200bil y aurait bien eu un possible \u00e9pisode end\u00e9mique en Eurasie de l\u2019Ouest il y a 5\u00a0000 ans.<\/p>\n<p>Bien loin des consid\u00e9rations relatives \u00e0 l\u2019immunit\u00e9 et aux \u00e9pid\u00e9mies, la nouvelle \u00e9tude s\u2019attarde \u00e9galement sur le variant du g\u00e8ne TCHH associ\u00e9 \u00e0\u2026 la calvitie\u00a0! Rare en Afrique et en Asie de l\u2019Est, ce variant \u00e9tait suspect\u00e9 d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 positivement en Europe. Mais la nouvelle analyse pointe plut\u00f4t une s\u00e9lection n\u00e9gative qui l\u2019aurait fait passer de 50\u00a0\u00e0 20\u00a0% dans la population europ\u00e9enne depuis 7\u00a0000 ans.<\/p>\n<p>Une s\u00e9lection \u00e0 plusieurs sens<\/p>\n<p>De fa\u00e7on \u00e9tonnante, pour certains des all\u00e8les analys\u00e9s, la s\u00e9lection naturelle n\u2019a pas agi dans un seul sens. Pour la version du g\u00e8ne TYK2\u00a0qui rend ses porteurs plus sensibles \u00e0 la tuberculose, les chercheurs observent m\u00eame un\u00a0v\u00e9ritable renversement de tendance. En effet, l\u2019\u00e9tude confirme bien un \u00e9pisode de s\u00e9lection n\u00e9gative depuis 3\u00a0000 ans qui fait passer sa pr\u00e9valence dans la population de 9\u00a0\u00e0 3\u00a0%. En revanche, elle met aussi en lumi\u00e8re une s\u00e9lection positive survenue auparavant pendant environ 6\u00a0000 ans, \u00e0 partir d\u2019une fr\u00e9quence presque nulle. Un revirement probablement d\u00fb \u00e0 un changement dans la r\u00e9partition des pathog\u00e8nes.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/l-espece-humaine-evolue-toujours-et-plus-vite-qu-on-ne-le-pensait-28156.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">L\u2019esp\u00e8ce humaine \u00e9volue\u00a0toujours, et plus vite qu\u2019on ne le pensait<\/a><\/p>\n<p>Pour l\u2019all\u00e8le HLA-DRB1, responsable d\u2019un risque accru \u00e0 la scl\u00e9rose en plaques, les auteurs distinguent m\u00eame un sc\u00e9nario en trois \u00e9pisodes qui viendrait remettre en question l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une transmission par les populations yamnayas. Le variant a bien \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 positivement entre\u00a06000 et\u00a02000 AP (passant d\u2019environ 0 \u00e0 16\u00a0%), mais cette s\u00e9lection s\u2019est d\u2019abord d\u00e9roul\u00e9e dans des populations du sud du Caucase, sans lien avec celles des\u00a0steppes. Puis apr\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e des Yamnayas en Europe il y a plus de 3\u00a0500 ans, la s\u00e9lection a \u00e9t\u00e9 plus forte au nord qu\u2019au sud-ouest, selon un gradient peu influenc\u00e9 par la nouvelle population.<\/p>\n<p>Rien de tout cela en revanche pour l\u2019all\u00e8le CFTR-\u0394F508, qui pr\u00e9dispose \u00e0 la mucoviscidose. Contrairement aux \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes qui faisaient l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une s\u00e9lection du variant en raison de son effet protecteur contre le chol\u00e9ra, la nouvelle analyse n\u2019a pas mis en \u00e9vidence de s\u00e9lection directionnelle. Il pourrait cependant s\u2019agir d\u2019une autre forme de s\u00e9lection dite \u00ab\u00a0balanc\u00e9e\u00a0\u00bb, qui a pour effet de maintenir une diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique sans qu\u2019un all\u00e8le prenne l\u2019avantage sur les autres.<\/p>\n<p>Des traits complexes<\/p>\n<p>Outre des g\u00e8nes uniques li\u00e9s \u00e0 des effets sp\u00e9cifiques, David Reich et ses coll\u00e8gues se sont \u00e9galement int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 des traits plus complexes, appel\u00e9s \u00ab\u00a0polyg\u00e9niques\u00a0\u00bb, qui d\u00e9pendent de plusieurs g\u00e8nes \u00e0 la fois.<\/p>\n<p>                <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:https:\/\/medias.pourlascience.fr\/api\/v1\/images\/view\/6a01ede260e8b1bf21048a22\/wide_700-webp\/image.jpg\" alt=\"\u00c9volution de la fr\u00e9quence de groupes d\u2019all\u00e8les associ\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents traits dans la population europ\u00e9enne au cours du temps.\"\/><\/p>\n<p>\u00c9volution de la fr\u00e9quence de groupes d\u2019all\u00e8les associ\u00e9s \u00e0 diff\u00e9rents traits dans la population europ\u00e9enne au cours du temps.<\/p>\n<p>                        \u00a9 Akbari et al., Nature, 2026.<\/p>\n<p>L\u2019exemple le mieux identifi\u00e9 est celui de la<a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/genetique\/la-veritable-histoire-des-couleurs-de-la-peau-12723.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"> pigmentation de la peau et des cheveux<\/a>. Sur les dix derniers mill\u00e9naires en Europe s\u2019est op\u00e9r\u00e9e une nette s\u00e9lection en faveur des tons plus clairs, plus propices \u00e0 la synth\u00e8se de la vitamine D. Derri\u00e8re ce changement, on retrouve l\u2019influence de pr\u00e8s de 80 loci, bien qu\u2019un seul, SLC45A2, explique la moiti\u00e9 du changement.<\/p>\n<p>L\u2019analyse a \u00e9galement d\u00e9gag\u00e9 une s\u00e9lection n\u00e9gative sur des combinaisons d\u2019all\u00e8les li\u00e9s au taux de graisse, au tour de taille ou au rapport taille-hanches. Une tendance coh\u00e9rente avec l\u2019hypoth\u00e8se des \u00ab\u00a0g\u00e8nes \u00e9conomes\u00a0\u00bb, selon laquelle les g\u00e8nes favorisant le stockage des graisses \u00e9taient favorables chez les chasseurs-cueilleurs, mais seraient devenus d\u00e9l\u00e9t\u00e8res apr\u00e8s la transition agricole. \u00c0 noter cependant qu\u2019il n\u2019y a pas de signal significatif de s\u00e9lection pour les facteurs de risque\u00a0du <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/medecine\/le-diabete-une-maladie-du-cerveau-22380.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">diab\u00e8te <\/a>de type 2 eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Les auteurs ont aussi remarqu\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re s\u00e9lection n\u00e9gative sur les g\u00e8nes li\u00e9s au trouble bipolaire et \u00e0 la schizophr\u00e9nie. Ces pathologies sont extr\u00eamement polyg\u00e9niques \u2013 avec respectivement 584 et 825 loci impliqu\u00e9s \u2013, et la tendance observ\u00e9e est probablement due \u00e0 la forte s\u00e9lection qui s\u2019exerce sur les g\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 l\u2019immunit\u00e9, qui peuvent jouer un r\u00f4le dans ces troubles.<\/p>\n<p>Des interpr\u00e9tations hasardeuses<\/p>\n<p>Plus surprenant\u00a0: l\u2019\u00e9quipe de David Reich a recherch\u00e9 des tendances\u00a0pour des traits comportementaux comme les scores aux tests d\u2019intelligence, le revenu familial ou le nombre d\u2019ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes. Les 450 \u00e0 1\u00a0000 g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans ces traits semblent avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019objet d\u2019une s\u00e9lection positive, mais uniquement avant il y a 2\u00a0000 ans\u00a0!<\/p>\n<p>Un effet probablement indirect, pr\u00e9cise toutefois Steven Gazal, un g\u00e9n\u00e9ticien \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Californie du Sud qui a\u00a0particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude\u00a0: \u00ab\u00a0Comme les variants g\u00e9n\u00e9tiques influencent plusieurs traits \u00e0 la fois, il est probable que ce soit un autre trait corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 ces trois-l\u00e0 qui a\u00a0\u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 directement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ainsi, les chercheurs mettent en garde \u00e0 propos des interpr\u00e9tations qui peuvent en \u00eatre faites. Des traits complexes tels que les revenus ou les scores d\u2019intelligence n\u2019ont de sens que dans notre soci\u00e9t\u00e9 moderne. Difficile d\u00e8s lors de comprendre pourquoi les g\u00e8nes impliqu\u00e9s auraient conf\u00e9r\u00e9 des avantages \u00e0 des populations anciennes.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/evolution\/notre-psychologie-a-l-epreuve-de-l-evolution-28891.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Notre psychologie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019\u00e9volution<\/a><\/p>\n<p>D\u2019autre part, l\u2019association entre les g\u00e8nes pour lesquels on observe une tendance \u00e9volutive et les traits qu\u2019on leur attribue n\u2019est pas infaillible, m\u00eame pour des traits li\u00e9s \u00e0 des g\u00e8nes uniques. Pour d\u00e9terminer \u00e0 quelles caract\u00e9ristiques correspondent les loci dans leur base de donn\u00e9es, les chercheurs se sont en effet appuy\u00e9s sur les \u00e9tudes d\u2019association g\u00e9nomique\u00a0tir\u00e9e des donn\u00e9es de la UK Biobank. Une information non exhaustive puisqu\u2019elle ne concerne que 62\u00a0% des variants, et qui ne garantit pas qu\u2019ils aient eu exactement les m\u00eames effets au N\u00e9olithique que de nos jours.<\/p>\n<p>Loin de clore le d\u00e9bat sur l\u2019\u00e9volution humaine en Eurasie, cette \u00e9tude vient nourrir une multitude de questions une quantit\u00e9 impressionnante de <a href=\"https:\/\/reich-ages.rc.hms.harvard.edu\/#\/about\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">nouvelles donn\u00e9es<\/a> et de nouvelles hypoth\u00e8ses, qui ne manqueront pas de susciter de futurs travaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Tol\u00e9rance au lactose, peau claire ou risque accru de scl\u00e9rose en plaques\u2026 Comment les populations humaines ont-elles \u00e9volu\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":103632,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[70],"tags":[6860,12,13,18,17,926,2292,38418,38415,13104,38414,38416,22049,5022,73,71,75,72,38420,38417,76,74,6989,38419],"class_list":{"0":"post-103631","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-adaptation","9":"tag-be","10":"tag-be-fr","11":"tag-belgique","12":"tag-belgium","13":"tag-europe","14":"tag-genetique","15":"tag-genetique-des-populations","16":"tag-lactase","17":"tag-neolithique","18":"tag-paleogenetique","19":"tag-peste","20":"tag-polyarthrite-rhumatoide","21":"tag-pour-la-science","22":"tag-science","23":"tag-science-and-technology","24":"tag-sciences","25":"tag-sciences-et-technologies","26":"tag-selection-inverse","27":"tag-selection-naturelle","28":"tag-technologies","29":"tag-technology","30":"tag-tuberculose","31":"tag-yamnaya"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116556623206979711","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/103631","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=103631"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/103631\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/103632"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=103631"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=103631"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=103631"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}