{"id":117587,"date":"2026-05-24T17:23:13","date_gmt":"2026-05-24T17:23:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/117587\/"},"modified":"2026-05-24T17:23:13","modified_gmt":"2026-05-24T17:23:13","slug":"wegovy-mounjaro-que-valent-vraiment-les-nouveaux-medicaments-contre-lobesite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/117587\/","title":{"rendered":"Wegovy, Mounjaro\u2026 que valent vraiment les nouveaux m\u00e9dicaments contre l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Arriv\u00e9s r\u00e9cemment sur le march\u00e9 fran\u00e7ais \u2013 Saxenda (liraglutide) en 2021, puis Wegovy (s\u00e9maglutide) et Mounjaro (tirz\u00e9patide) \u00e0 l&rsquo;automne 2024 \u2013, les nouveaux traitements m\u00e9dicamenteux de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 (TMO) gagnent du terrain. \u00ab En France, pr\u00e8s de 100 000 personnes y auraient aujourd&rsquo;hui recours \u00bb, avance le Pr Emmanuel Disse, chef du service d&rsquo;endocrinologie-diab\u00e8te-nutrition \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital Lyon Sud (Hospices civils de Lyon), sur la base des volumes de ventes communiqu\u00e9s par les laboratoires.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Un mouvement appel\u00e9 \u00e0 s&rsquo;amplifier, quand on sait que l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 touche un Fran\u00e7ais sur cinq. \u00ab Les TMO constituent l&rsquo;un des champs de recherche les plus dynamiques de l&rsquo;industrie pharmaceutique \u00bb, constate le sp\u00e9cialiste. Bien \u00e9tudi\u00e9s dans le diab\u00e8te, o\u00f9 ils sont prescrits depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, les analogues du GLP-1 commencent \u00e0 \u00eatre bien observ\u00e9s en conditions r\u00e9elles d&rsquo;utilisation dans l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00c0 lire aussi : Le d\u00e9tournement du m\u00e9dicament Ozempic pour perdre du poids fait l\u2019objet de risques pour la sant\u00e9 de plus en plus av\u00e9r\u00e9s<\/p>\n<p>Comment agissent-ils ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Ces m\u00e9dicaments miment l&rsquo;action d&rsquo;hormones impliqu\u00e9es dans la r\u00e9gulation de la sati\u00e9t\u00e9 : le GLP-1 (glucagon-like peptide-1) dans tous les cas, certaines mol\u00e9cules \u00ab imitant \u00bb en plus l&rsquo;effet du GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide) et\/ou du glucagon. En se fixant sur les r\u00e9cepteurs c\u00e9r\u00e9braux de ces hormones, ils en reproduisent les effets. Par ce biais, ils envoient au cerveau des signaux modulant le comportement alimentaire, en r\u00e9duisant la sensation de faim et en induisant un rassasiement plus rapide, plus intense et plus durable.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Ils ralentissent \u00e9galement la digestion, avec une vidange plus lente du contenu de l&rsquo;estomac vers l&rsquo;intestin, ce qui aboutit \u00e0 une diminution de la quantit\u00e9 d&rsquo;aliments ing\u00e9r\u00e9s et \u00e0 une prolongation de la sati\u00e9t\u00e9 apr\u00e8s les repas. Mais leur int\u00e9r\u00eat ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0. \u00ab Les compulsions diminuent, les pertes de contr\u00f4le deviennent plus rares. Le food noise (ces pens\u00e9es envahissantes li\u00e9es \u00e0 la nourriture) s&rsquo;apaise nettement. Le craving, cette envie irr\u00e9pressible de consommer certains aliments, se trouve lui aussi att\u00e9nu\u00e9 \u00bb, observe le Pr Disse.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Ces traitements peuvent \u00e9galement modifier les pr\u00e9f\u00e9rences alimentaires, en r\u00e9duisant l&rsquo;attirance pour les aliments gras et sucr\u00e9s. La relation \u00e0 l&rsquo;alimentation s&rsquo;en trouve profond\u00e9ment transform\u00e9e. \u00ab Les patients d\u00e9crivent souvent une impression de chape de plomb en moins. Ils ne sont plus en permanence dans le contr\u00f4le : ils peuvent s&rsquo;arr\u00eater de manger avec la sensation d&rsquo;\u00eatre repus, et non plus sur une injonction mentale \u00bb, t\u00e9moigne le Dr Cyril Gauthier, m\u00e9decin-nutritionniste cofondateur de l&rsquo;Emno (espace m\u00e9dical nutrition &amp; ob\u00e9sit\u00e9) \u00e0 Dijon.<\/p>\n<p>Quelle efficacit\u00e9 en attendre r\u00e9ellement ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le premier agoniste du r\u00e9cepteur au GLP-1, le liraglutide, administr\u00e9 en injection sous-cutan\u00e9e quotidienne, permettait d\u00e9j\u00e0 une perte de poids moyenne d&rsquo;environ 9 %.\u00a0Aujourd&rsquo;hui, il tend \u00e0 \u00eatre supplant\u00e9 par des traitements plus r\u00e9cents, \u00e0 la fois plus pratiques (une injection hebdomadaire) et surtout plus efficaces.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab Avec Wegovy (s\u00e9maglutide), la perte de poids peut atteindre jusqu&rsquo;\u00e0 15 %. Quant au Mounjaro (tirz\u00e9patide), qui associe une double action GLP-1 et GIP, les r\u00e9sultats augmentent encore, jusqu&rsquo;\u00e0 20 ou 21 % aux doses les plus \u00e9lev\u00e9es \u00bb, rapporte le Pr Disse. Cet \u00ab all\u00e8gement \u00bb s&rsquo;obtient progressivement en douze \u00e0 dix-huit mois de traitement. Mais ces chiffres proviennent d&rsquo;essais th\u00e9rapeutiques men\u00e9s dans des conditions optimales : patients s\u00e9lectionn\u00e9s selon des crit\u00e8res tr\u00e8s stricts, suivi rapproch\u00e9\u2026<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Parfois, ils sont m\u00eame indemnis\u00e9s pour leur participation \u00e0 ces travaux conditionnant l&rsquo;autorisation de mise sur le march\u00e9 (AMM). \u00ab Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cadre tr\u00e8s diff\u00e9rent de la vie r\u00e9elle, souligne le Pr Jean-Michel Oppert, chef du service nutrition \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de la Piti\u00e9-Salp\u00eatri\u00e8re (APHP). Dans la vraie vie, les donn\u00e9es (encore limit\u00e9es et majoritairement issues d&rsquo;\u00e9tudes men\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger) sugg\u00e8rent des progr\u00e8s un peu moins \u00e9lev\u00e9s : environ 12 % de perte de poids avec le s\u00e9maglutide, et jusqu&rsquo;\u00e0 17 % avec le tirz\u00e9patide. \u00bb Une efficacit\u00e9 qui demeure n\u00e9anmoins significative. A titre de comparaison, les changements de mode de vie seuls permettent g\u00e9n\u00e9ralement une perte de 5 \u00e0 10 % du poids.<\/p>\n<p>Font-ils mieux que la chirurgie bariatrique ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Actuellement, non\u2026 Tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es en France (troisi\u00e8me pays au monde en nombre d&rsquo;interventions), les interventions se montrent plus performantes. \u00ab Ainsi, la sleeve gastrectomie am\u00e8ne \u00e0 une perte de poids de l&rsquo;ordre de 25 %. Elle monte en moyenne jusqu&rsquo;\u00e0 30 % pour un bypass \u00bb, rappelle le Pr Disse. Mais cette sup\u00e9riorit\u00e9 pourrait vite dispara\u00eetre.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab Le r\u00e9tatrutide, un triple agoniste des r\u00e9cepteurs aux GLP-1, GIP et glucagon, permet d\u00e9j\u00e0, dans les premi\u00e8res \u00e9tudes, des pertes de poids de l&rsquo;ordre de 25 \u00e0 28 % \u00bb, confirme le m\u00e9decin lyonnais. Ce principe actif, souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme le prochain \u00ab grand bond en avant \u00bb, est actuellement en phase 3 d&rsquo;essais cliniques. Si ces derniers se r\u00e9v\u00e8lent concluants, une demande d&rsquo;AMM pourrait \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e fin 2026 ou d\u00e9but 2027.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00c0 lire aussi : Ce que vous mangez influence votre moral : les 6 recommandations cl\u00e9s d\u2019une nutritionniste<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du poids, quels b\u00e9n\u00e9fices apportent-ils sur la sant\u00e9 ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab On observe une action sur la Nash (\u00ab maladie du foie gras \u00bb), avec une diminution de l&rsquo;inflammation h\u00e9patique. Ces m\u00e9dicaments pr\u00e9sentent aussi des b\u00e9n\u00e9fices au niveau des reins, du syst\u00e8me nerveux central (avec un moindre risque de d\u00e9mence) et bien s\u00fbr du m\u00e9tabolisme \u00bb, d\u00e9taille le Dr Gauthier. Sur le plan glyc\u00e9mique d&rsquo;abord, o\u00f9 ils contribuent \u00e0 pr\u00e9venir la survenue d&rsquo;un diab\u00e8te de type 2 chez des patients en situation d&rsquo;insulino-r\u00e9sistance ou d&rsquo;hyper-glyc\u00e9mie mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 jeun, confirme le m\u00e9decin nutritionniste.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Sur le profil lipidique \u00e9galement : les \u00e9tudes montrent une baisse des triglyc\u00e9rides, une augmentation du cholest\u00e9rol HDL (le \u00ab bon cholest\u00e9rol \u00bb) et une diminution mod\u00e9r\u00e9e du LDL (le \u00ab mauvais \u00bb). Enfin, les m\u00e9dicaments de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 diminuent le syndrome d&rsquo;apn\u00e9es du sommeil et le risque cardiovasculaire, \u00ab avec environ 20 % d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements en moins pour certaines mol\u00e9cules \u00bb, pr\u00e9cise le Dr Gauthier.<\/p>\n<p>A qui s&rsquo;adressent-ils ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Selon leur autorisation de mise sur le march\u00e9, ces m\u00e9dicaments sont indiqu\u00e9s chez les personnes en situation d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 (IMC = 30), ou en surpoids (IMC = 27) associ\u00e9 \u00e0 au moins une comorbidit\u00e9, comme l&rsquo;hypertension art\u00e9rielle, le diab\u00e8te de type 2 ou le pr\u00e9diab\u00e8te, la dyslipid\u00e9mie, le syndrome d&rsquo;apn\u00e9es du sommeil ou une maladie cardiovasculaire.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Toutefois, la Haute Autorit\u00e9 de sant\u00e9 (HAS) recommande de les r\u00e9server en priorit\u00e9 aux formes d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 les plus s\u00e9v\u00e8res (IMC = 35). Dans les faits, la d\u00e9cision revient au m\u00e9decin prescripteur. \u00ab Dans tous les cas, ils ne sont jamais prescrits en premi\u00e8re intention, mais apr\u00e8s \u00e9chec (perte de poids inf\u00e9rieure \u00e0 5 % en six mois) d&rsquo;une prise en charge globale prolong\u00e9e, associant di\u00e9t\u00e9tique, suivi psychologique et activit\u00e9 physique adapt\u00e9e \u00bb, indique le Dr Gauthier.<\/p>\n<p>Qui prescrit ce type de traitement et en assure le suivi ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">D\u00e9livr\u00e9s sur ordonnance, ces m\u00e9dicaments peuvent \u00eatre initi\u00e9s et renouvel\u00e9s par l&rsquo;ensemble des m\u00e9decins depuis juin 2025, et non plus seulement par des sp\u00e9cialistes de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9. On consultera en premier recours son m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste : il \u00e9value la situation, d\u00e9finit la prise en charge et d\u00e9bute le suivi. \u00ab Pour les situations plus complexes, il vous orientera vers un m\u00e9decin nutritionniste ou un endocrinologue et, si n\u00e9cessaire, vers un centre sp\u00e9cialis\u00e9 de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 (CSO). \u00bb<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">En pratique, le traitement est toujours commenc\u00e9 \u00e0 faible dose, \u00ab puis augment\u00e9 par paliers, en fonction de la tol\u00e9rance (notamment digestive) et de l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00bb, d\u00e9crit le Pr Oppert. D&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance d&rsquo;un suivi m\u00e9dical r\u00e9gulier, associant \u00e9valuations cliniques et contr\u00f4les biologiques (prises de sang) pour surveiller la tol\u00e9rance, l&rsquo;\u00e9volution du poids et du comportement alimentaire.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Il s&rsquo;agit aussi de pr\u00e9venir d&rsquo;\u00e9ventuelles complications (risques de carences, perte excessive de masse musculaire\u2026) et d&rsquo;ajuster les doses si besoin. Le m\u00e9decin veille \u00e9galement \u00e0 ce que l&rsquo;alimentation reste \u00e9quilibr\u00e9e et la perte de poids progressive. \u00ab On sait qu&rsquo;il faut perdre doucement. Une perte trop rapide (plus de 10 % en trois mois ou 20 % en six mois) doit alerter. A l&rsquo;inverse, en l&rsquo;absence de r\u00e9ponse suffisante (moins de 5 % de perte de poids apr\u00e8s six mois), le traitement doit \u00eatre r\u00e9\u00e9valu\u00e9 \u00bb, avertit le Dr Gauthier.<\/p>\n<p>A quel point mange-t-on moins ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Sous traitement, l&rsquo;app\u00e9tit diminue\u2026 et les portions aussi. \u00ab En moyenne, les apports caloriques baissent d&rsquo;environ 30 % \u00bb, observe le Pr Emmanuel Disse. Mais c&rsquo;est une moyenne : chez certains, la baisse est plus mod\u00e9r\u00e9e, chez d&rsquo;autres beaucoup plus marqu\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab Toute leur vie, les personnes en situation d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 se sont vu r\u00e9p\u00e9ter qu&rsquo;il fallait manger moins, se restreindre\u2026 Avec ces traitements, elles ont enfin moins faim, sont rassasi\u00e9es plus vite : perdre du poids devient plus facile. Le sentiment de reprendre le contr\u00f4le est puissant, parfois grisant. On se dit que ce n&rsquo;est pas grave si l&rsquo;on saute un repas, voire deux sur les trois recommand\u00e9s, puisqu&rsquo;on n&rsquo;en ressent pas le besoin \u00bb, d\u00e9veloppe le Dr Gauthier, qui met en garde contre ce faux sentiment de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Manger trop peu, et perdre du poids trop rapidement, expose \u00e0 des risques de carences, \u00e0 une perte excessive de poids et de masse musculaire, parfois \u00e0 une d\u00e9nutrition. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;appui d&rsquo;un di\u00e9t\u00e9ticien est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9. Point de vigilance majeur, les prot\u00e9ines : viande, poisson, \u0153ufs, produits laitiers ou l\u00e9gumineuses\u2026<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Avec ces traitements, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;en consommer 1,2 \u00e0 1,5 g par kilo et par jour pour pr\u00e9server sa masse musculaire. C\u00f4t\u00e9 apports \u00e9nerg\u00e9tiques, on recommande de ne pas descendre sous certains seuils : environ 1 200 \u00e0 1 500 kcal au quotidien chez la femme, et 1 500 \u00e0 1 800 kcal chez l&rsquo;homme. Une suppl\u00e9mentation peut par ailleurs \u00eatre n\u00e9cessaire. \u00ab Environ un patient sur cinq aura besoin de compl\u00e9ments vitaminiques \u00bb, expose le Pr Disse.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00c0 lire aussi : Surpoids et ob\u00e9sit\u00e9 : des experts expliquent pourquoi le calcul de l\u2019IMC n\u2019est pas l\u2019indicateur parfait<\/p>\n<p>Quid des effets ind\u00e9sirables ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Ces m\u00e9dicaments ralentissent la vidange gastrique, ce qui explique la fr\u00e9quence des effets secondaires digestifs. Les plus courants sont les naus\u00e9es (25 \u00e0 44 % des patients), la diarrh\u00e9e (19 \u00e0 30 %), les vomissements (8 \u00e0 24 %) et la constipation (17 \u00e0 24 %). Le plus souvent d&rsquo;intensit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e, ces troubles ont tendance \u00e0 s&rsquo;att\u00e9nuer avec le temps. \u00ab Ils surviennent surtout \u00e0 l&rsquo;initiation du traitement, puis lors des augmentations de dose, g\u00e9n\u00e9ralement dans les vingt-quatre \u00e0 quarante-huit heures suivant l&rsquo;injection \u00bb, relate le Pr Oppert. Il est important d&rsquo;en parler \u00e0 son m\u00e9decin.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab On peut adapter les dosages et v\u00e9rifier s&rsquo;il existe des facteurs alimentaires susceptibles d&rsquo;aggraver ces effets \u00bb, confirme le professionnel. Pour les limiter, des mesures simples d&rsquo;hygi\u00e8ne de vie sont recommand\u00e9es : rester bien hydrat\u00e9, consommer suffisamment de fibres, \u00e9viter les repas trop copieux et fractionner l&rsquo;alimentation. Au-del\u00e0 des effets secondaires d&rsquo;ordre gastro-intestinaux, des pancr\u00e9atites, des cancers de la thyro\u00efde et des atteintes du nerf optique sont d\u00e9crits dans les \u00e9tudes. \u00ab Mais dans les faits, ces r\u00e9actions plus graves restent tr\u00e8s rares et m\u00eame discut\u00e9es \u00bb, rassure le Pr Oppert.<\/p>\n<p>Combien \u00e7a co\u00fbte ?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le co\u00fbt de ces traitements varie selon les mol\u00e9cules mais reste \u00e9lev\u00e9. En moyenne, il faut compter entre 200 et 300 \u20ac par mois, parfois jusqu&rsquo;\u00e0 400 \u20ac pour les doses les plus \u00e9lev\u00e9es. \u00ab De plus, les prix peuvent varier selon les pharmacies, avec des \u00e9carts pouvant aller de 30 \u00e0 50 % \u00bb, signale le Dr Gauthier. Concernant la prise en charge par l&rsquo;Assurance maladie, la HAS a rendu un avis favorable au remboursement du s\u00e9maglutide (Wegovy) en d\u00e9cembre 2024, puis du tirz\u00e9patide (Mounjaro) en d\u00e9cembre 2025.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le dossier est d\u00e9sormais entre les mains des autorit\u00e9s sanitaires. Les modalit\u00e9s pr\u00e9cises de cette prise en charge restent \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude. Selon nos experts, le dispositif envisag\u00e9 reposerait sur une priorisation des patients les plus s\u00e9v\u00e8rement atteints. \u00ab Le remboursement pourrait ainsi concerner d&rsquo;abord les personnes ayant un IMC sup\u00e9rieur \u00e0 40 avec comorbidit\u00e9s, puis celles pr\u00e9sentant un IMC sup\u00e9rieur \u00e0 35, dans une logique d&rsquo;acc\u00e8s progressif au traitement \u00bb, \u00e9voque le Pr Oppert. Les autorit\u00e9s devraient se prononcer \u00e0 l&rsquo;horizon 2026.<\/p>\n<p>Un traitement \u00e0 prendre au long cours<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab Aujourd&rsquo;hui, pr\u00e8s d&rsquo;un patient sur deux n&rsquo;est plus sous traitement au bout d&rsquo;un an \u00bb, r\u00e9v\u00e8le le Pr Disse. En raison du co\u00fbt et des effets secondaires digestifs des m\u00e9dicaments, mais pas seulement. \u00ab On entend souvent : \u00ab \u00c7a marchait au d\u00e9but, mais plus maintenant. \u00bb\u00a0En r\u00e9alit\u00e9, le traitement fait pr\u00e9cis\u00e9ment son travail : emp\u00eacher la reprise de poids \u00bb, clarifie le Dr Gauthier.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">La perte de poids n&rsquo;est en effet qu&rsquo;une \u00e9tape. La premi\u00e8re ann\u00e9e, les kilos diminuent. Puis la perte ralentit, voire prend fin, mais ce n&rsquo;est pas un \u00e9chec : le m\u00e9dicament continue d&rsquo;agir. \u00ab Dans les \u00e9tudes men\u00e9es au-del\u00e0 de deux ans, les patients poursuivant le traitement maintiennent leur perte de poids. A l&rsquo;inverse, ceux qui arr\u00eatent la m\u00e9dication reprennent en un an entre 60 et 75 % du poids perdu \u00bb, rapporte le Pr Oppert.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">D&rsquo;o\u00f9 un message cl\u00e9 : \u00ab une prise au long cours, parfois \u00e0 vie, peut \u00eatre n\u00e9cessaire, avec des doses ajust\u00e9es \u00e0 la baisse dans le cadre de la stabilisation du poids \u00bb, insiste le Dr Gauthier. Car l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 est une maladie chronique. Le corps garde en m\u00e9moire son poids maximal et tend \u00e0 y revenir. \u00ab M\u00eame apr\u00e8s une perte importante, l&rsquo;organisme reste programm\u00e9 pour stocker \u00bb, confirme le m\u00e9decin nutritionniste.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Comme pour l&rsquo;hypertension art\u00e9rielle, ce n&rsquo;est pas parce que les chiffres s&rsquo;am\u00e9liorent que l&rsquo;on arr\u00eate le traitement, mais pour en maintenir les b\u00e9n\u00e9fices. Les sp\u00e9cialistes recommandent aussi d&rsquo;\u00e9viter les prises intermittentes. \u00ab A l&rsquo;arr\u00eat du m\u00e9dicament, le poids revient presque syst\u00e9matiquement. Et avec lui, le risque d&rsquo;effet yoyo pond\u00e9ral qui p\u00e8se sur la sant\u00e9 \u00e0 moyen terme \u00bb, regrette le Pr Disse.<\/p>\n<p>Bient\u00f4t par voie orale !<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Aujourd&rsquo;hui, les traitements de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 reposent sur des injections sous-cutan\u00e9es, simples \u00e0 effectuer et quasi indolores gr\u00e2ce des aiguilles tr\u00e8s fines (4 mm). Mais la prochaine \u00e9tape est d\u00e9j\u00e0 en vue : de nouveaux traitements par voie orale, issus de la famille des gliprons, des analogues du GLP-1 qui r\u00e9sistent au processus digestif. La mol\u00e9cule la plus avanc\u00e9e, l&rsquo;orforglipron (Foundayo), en prise quotidienne, est en phase 3 d&rsquo;essais cliniques. Elle pourrait \u00eatre disponible en France d\u00e8s 2027.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00c0 lire aussi : 4 questions au Pr Karine Cl\u00e9ment sur l&rsquo;augmentation de cas d&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 en Europe<\/p>\n<p>L&rsquo;enjeu d&rsquo;une prise en charge globale<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00ab Les m\u00e9dicaments de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 n&rsquo;ont de sens que s&rsquo;ils s&rsquo;inscrivent dans une prise en charge globale de la maladie \u00bb, mart\u00e8le le Pr Oppert. \u00ab Ils ne remplacent pas les modifications du mode de vie, qui restent la pierre angulaire du traitement de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 ; de surcro\u00eet, ils sont d&rsquo;autant plus efficaces lorsqu&rsquo;ils sont associ\u00e9s \u00e0 une alimentation \u00e9quilibr\u00e9e, une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re et une r\u00e9duction de la s\u00e9dentarit\u00e9 \u00bb, abonde le Pr\u00a0Disse.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Dans ce contexte, un dispositif innovant vient de voir le jour : le parcours coordonn\u00e9 renforc\u00e9 (PCR). Il s&rsquo;adresse aux personnes pr\u00e9sentant une ob\u00e9sit\u00e9 s\u00e9v\u00e8re et\/ou avec complications associ\u00e9es. D\u00e9ploy\u00e9 progressivement cette ann\u00e9e sur l&rsquo;ensemble du territoire, ce dispositif pr\u00e9voit un accompagnement structur\u00e9 et pluridisciplinaire associant m\u00e9decin sp\u00e9cialis\u00e9 de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9, activit\u00e9 physique adapt\u00e9e, suivi di\u00e9t\u00e9tique et psychologique, ainsi que de l&rsquo;\u00e9ducation th\u00e9rapeutique, dans le cadre d&rsquo;un forfait pris en charge par l&rsquo;Assurance maladie pendant deux ans. Pour en savoir plus, rapprochez-vous du centre sp\u00e9cialis\u00e9 de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 (CSO) le plus proche.<\/p>\n<p>O\u00f9 s&rsquo;adresser\u00a0?<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u2022 Le site <a href=\"https:\/\/www.obesitefrance.fr\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"elm:link;elmt:article_link;slk:obesitefrance.fr;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;obesitefrance.fr&quot;}\" class=\"link \">obesitefrance.fr<\/a> donne acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;annuaire des quarante-deux centres sp\u00e9cialis\u00e9s de l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 en France.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u2022 La plateforme <a href=\"https:\/\/monpoidsmasante.fr\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"elm:link;elmt:article_link;slk:monpoidsmasante.fr;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;monpoidsmasante.fr&quot;}\" class=\"link \">monpoidsmasante.fr<\/a> indique tous les praticiens sensibilis\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 autour de chez soi.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Arriv\u00e9s r\u00e9cemment sur le march\u00e9 fran\u00e7ais \u2013 Saxenda (liraglutide) en 2021, puis Wegovy (s\u00e9maglutide) et Mounjaro (tirz\u00e9patide) \u00e0&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":117588,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[82],"tags":[12,13,18,17,86,22133,87],"class_list":["post-117587","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sante","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-health","tag-lobesite","tag-sante"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116630716851042510","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=117587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/117587\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/117588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=117587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=117587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=117587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}