{"id":135259,"date":"2026-06-09T20:29:25","date_gmt":"2026-06-09T20:29:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/135259\/"},"modified":"2026-06-09T20:29:25","modified_gmt":"2026-06-09T20:29:25","slug":"a-linguimbertine-de-carpentras-litineraire-napolitain-dernest-pignon-ernest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/135259\/","title":{"rendered":"\u00c0 l&rsquo;Inguimbertine de Carpentras, l&rsquo;itin\u00e9raire napolitain d&rsquo;Ernest Pignon-Ernest"},"content":{"rendered":"<p class=\"editor-content__paragraph\">\u00ab\u00a0Ma palette, c\u2019est le mur\u00a0: ses couleurs, sa texture, mais encore plus son histoire.\u00a0\u00bb Cela fait plus de 50\u00a0ans qu\u2019<a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/ernest-pignon-ernest-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Ernest Pignon-Ernest<\/a> fait parler les pierres et le b\u00e9ton. N\u00e9 \u00e0 Nice en 1942, cet autodidacte, form\u00e9 par l\u2019\u0153il plut\u00f4t que par les acad\u00e9mies, quitte l\u2019\u00e9cole \u00e0 quinze ans, apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert Picasso dans Paris Match \u00e0 douze ans \u2013 un choc. D\u00e8s les ann\u00e9es 1960, Pignon-Ernest invente une forme d\u2019art contextuel qui n\u2019avait alors pas d\u2019\u00e9quivalent en collant des s\u00e9rigraphies ou des dessins au fusain sur les murs de la ville, non pour les d\u00e9corer, mais pour les r\u00e9v\u00e9ler. On ne parle pas encore de street art, l\u2019homme est un pionnier qui s\u2019ignore.<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">L\u2019\u00e9ruptive Naples sera le grand th\u00e9\u00e2tre de ce po\u00e8te volcanique. Comme Rimbaud, le poing dans les poches crev\u00e9es, Ernest Pignon-Ernest d\u00e9barque dans la capitale de la Campanie dans les ann\u00e9es 1980, attir\u00e9 par une \u00e9mission de radio qui chante la musique baroque napolitaine des compositeurs Pergol\u00e8se et Gesualdo, et au milieu, les morceaux de la rue (\u00ab\u00a0\u2018O sole mio\u00a0\u00bb). L\u2019artiste y s\u00e9journera plusieurs fois, sur des d\u00e9cennies, ingurgitant plus de 130\u00a0livres sur la cit\u00e9, et s\u2019armant de papier journal pour commettre son forfait\u00a0; le moins cher, le plus efficace, celui qui \u00ab\u00a0p\u00e9n\u00e8tre dans la moindre anfractuosit\u00e9 du mur et se nourrit de sa texture\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/webportrait-dernest-pignon-ernest--sarah-robine-964x642.jpg\" alt=\"Portrait d\u2019Ernest Pignon-Ernest\" width=\"964\" height=\"642\"\/><\/p>\n<p>Portrait d\u2019Ernest Pignon-Ernest<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">\u00ab\u00a0Mes images ne sont pas des dessins expos\u00e9s dans la rue. Ce que j\u2019expose, c\u2019est la rue elle-m\u00eame \u2013 travaill\u00e9e par la pr\u00e9sence de mes images\u00a0\u00bb, explique-t-il avec le recul de ses 84\u00a0ans, alors que la <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/letonnante-bibliotheque-musee-linguimbertine-mixant-tableaux-jeux-video-et-manuscrits-ouvre-ses-portes-en-provence\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">biblioth\u00e8que-mus\u00e9e l\u2019Inguimbertine de Carpentras<\/a> fait ressurgir son travail men\u00e9 \u00e0 Naples, au fil de dessins pr\u00e9paratoires, de s\u00e9rigraphies et de photographies in situ reconstituant cette sublime p\u00e9r\u00e9grination.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/letonnante-bibliotheque-musee-linguimbertine-mixant-tableaux-jeux-video-et-manuscrits-ouvre-ses-portes-en-provence\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">L&rsquo;\u00e9tonnante biblioth\u00e8que-mus\u00e9e l\u2019Inguimbertine, mixant tableaux, jeux vid\u00e9o et manuscrits ouvre ses portes en Provence<\/a><\/p>\n<p>Premier collage napolitain\u00a0: David et Goliath \/ Pasolini (1988)<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/webepe-naples-06-964x1446.jpg\" alt=\"Ernest Pignon-Ernest, Dessin \u00e0 la pierre noire inspir\u00e9 de \u00ab\u00a0David et Goliath\u00a0\u00bb du Caravage, Naples\" width=\"964\" height=\"1446\"\/><\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest, Dessin \u00e0 la pierre noire inspir\u00e9 de \u00ab\u00a0David et Goliath\u00a0\u00bb du Caravage, Naples, 1988<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">\u00a9 Ernest Pignon-Ernest \/ ADAGP, Paris 2026<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">En 1988, pour son premier collage \u00e0 Naples, Pignon-Ernest s\u2019empare du David et Goliath de <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/le-caravage-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Caravage<\/a>, ce tableau o\u00f9 le peintre maudit, en fuite apr\u00e8s un meurtre, se repr\u00e9sente lui-m\u00eame la t\u00eate tranch\u00e9e, attendant depuis Naples le pardon du pape. Mais l\u2019artiste d\u00e9double le geste en ajoutant, dans la main de David, la t\u00eate de Goliath par celle de Pier Paolo Pasolini, figure tut\u00e9laire de sa d\u00e9marche. Cette main, il la prend dans L\u2019Amour profane, un autre tableau caravagesque, provocant et m\u00e9connu. L\u2019\u0153uvre est coll\u00e9e sur un mur rouge bourbon, \u00e9vocation de la <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/la-villa-des-mysteres-les-fresques-les-plus-flamboyantes-de-pompei\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Villa des Myst\u00e8res de Pomp\u00e9i<\/a>. Ainsi, d\u00e8s ce premier acte, Pignon-Ernest place tout son travail napolitain sous la coupe de Caravage et de Pasolini \u2013 deux hommes qui ont pay\u00e9 leur libert\u00e9 de leur vie.<\/p>\n<p>Le masque et la mort\u00a0: Pulcinella (ann\u00e9es 1990)<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/ajernest-pignon-ernest-pulcinella-naples-serigraphie-1992-964x652.jpg\" alt=\"Ernest Pignon-Ernest, Pulcinella, Naples\" width=\"964\" height=\"652\"\/><\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest, Pulcinella, Naples, 1992<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">S\u00e9rigraphie \u2022 \u00a9 Ernest Pignon-Ernest \/ ADAGP, Paris 2026<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Pulcinella incarne Naples\u00a0: sa part bouffonne, sa noirceur, son rapport visc\u00e9ral \u00e0 la mort. C\u2019est un grand \u00e9clat de rire au-dessus des enfers\u00a0! Pignon-Ernest se saisit du personnage de la commedia dell\u2019arte comme \u00ab\u00a0une m\u00e9taphore baroque qui exacerbe le tragi-comique de la condition humaine\u00a0\u00bb. S\u00e9rigraphi\u00e9es en grand format, les images de cette figure carnavalesque, au nez crochu, au corps bossu et au rire qui sonne faux, sont coll\u00e9es \u00e0 la Piazza del Ges\u00f9, via Benedetto Croce ou via Cristallini, avec cette question pos\u00e9e en dialecte napolitain\u00a0: \u00ab\u00a0Oc carne tutte fac\u00ec de no mort\u00a0?\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Qu\u2019as-tu fait de nos morts\u00a0? \u00bb). La figure porte les contradictions de toute une civilisation.<\/p>\n<p>Les corps supplici\u00e9s\u00a0: \u00c9pid\u00e9mie (1990)<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/webw17211epidemiehd-964x640.jpg\" alt=\"Ernest Pignon-Ernest, \u00c9pid\u00e9mies, Naples\" width=\"964\" height=\"640\"\/><\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest, \u00c9pid\u00e9mies, Naples, 1990<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Tirage photographique sur papier \u2022 55 \u00d7 83\u00a0cm \u2022 \u00a9 Ernest Pignon-Ernest \/ ADAGP, Paris 2026<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Pour figurer la grande peste de Naples au XVIIe si\u00e8cle, Ernest-Pignon Ernest s\u2019est saisi d\u2019un corps port\u00e9 par un autre sous une lumi\u00e8re caravagesque, apr\u00e8s avoir puis\u00e9 dans un tableau de <a href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/grand-format\/luca-giordano-en-2-minutes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener nofollow\">Luca Giordano<\/a> repr\u00e9sentant San Gennaro, le saint de la ville. Sur le sol noirci, car taill\u00e9 dans la lave visqueuse du V\u00e9suve de la Zecca, lieu de m\u00e9moire de la grande peste, la fragile s\u00e9rigraphie de l\u2019artiste fossoyeur de m\u00e9moire fait sensation.<\/p>\n<p>Le sacr\u00e9 dans les catacombes\u00a0: La Sibylle de Cumes (1988\u20131990)<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/ajweblasybilledecumeshd-964x629.jpg\" alt=\"Ernest Pignon-Ernest, La Sybille de Cumes\" width=\"964\" height=\"629\"\/><\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest, La Sybille de Cumes, 1988\u20131990<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Photographie \u2022 29 \u00d7 44\u00a0cm \u2022 \u00a9 Ernest Pignon-Ernest \/ ADAGP, Paris 2026 \/ courtesy Galerie Lelong<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">Ath\u00e9e convaincu mais \u00ab\u00a0h\u00e9ritier des \u00c9vangiles\u00a0\u00bb, Ernest Pignon-Ernest se mesure au sacr\u00e9 napolitain avec une acuit\u00e9 rare. Dans l\u2019hypog\u00e9e de l\u2019\u00e9glise des \u00c2mes du Purgatoire, aux catacombes de San Gennaro, il installe de grandes figures de mystiques chr\u00e9tiennes \u2013 Hildegarde de Bingen, Marguerite-Marie Alacoque, Th\u00e9r\u00e8se d\u2019Avila \u2013 qu\u2019il dessine au fusain sur papier, puis colle entre les soupiraux et les pierres noires. Figures f\u00e9minines de la contemplation et de l\u2019extase, elles habitent ces espaces comme si elles avaient toujours \u00e9t\u00e9 l\u00e0. La sibylle, cette voix antique tapie dans la roche de Cumes, que Virgile a plac\u00e9e \u00e0 l\u2019entr\u00e9e des Enfers, hante Naples depuis 2\u00a0000\u00a0ans.<\/p>\n<p>Le po\u00e8te dans les marges\u00a0: Pasolini \u00e0 Scampia (2014)<\/p>\n<p>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/webw20220pasoliniassassinesijereviensnapolisantachiarahd-964x637.jpg\" alt=\"Ernest Pignon-Ernest, Pasolini assassin\u00e9. Si je reviens. Napoli, Santa Chiara\" width=\"964\" height=\"637\"\/><\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest, Pasolini assassin\u00e9. Si je reviens. Napoli, Santa Chiara, 2015<\/p>\n<p>    i<\/p>\n<p class=\"legende__cartel\">Tirage num\u00e9rique contrecoll\u00e9 sur aluminium \u2022 66 \u00d7 100\u00a0cm \u2022 \u00a9 Ernest Pignon-Ernest \/ ADAGP, Paris 2026 \/ courtesy Galerie Lelong<\/p>\n<p class=\"editor-content__paragraph\">40\u00a0ans apr\u00e8s la mort de Pier Paolo Pasolini \u2013 assassin\u00e9 sur la plage d\u2019Ostie en 1975\u00a0\u2013, Pignon-Ernest r\u00e9alise une nouvelle image pour lui rendre hommage. Cette fois, il intervient avec son collage \u00e0 Scampia, territoire sous emprise mafieuse, d\u00e9cor r\u00e9el de Gomorra\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9quivalent aujourd\u2019hui de la marginalit\u00e9 violente que Pasolini filmait \u00e0 Rome\u00a0\u00bb, affirme l\u2019artiste. Pour y acc\u00e9der, il faut le bon passeport\u00a0; son compagnon de nuit a onze fr\u00e8res et s\u0153urs en prison. Sur les immeubles insalubres, le visage du po\u00e8te s\u2019affirme, impassible, droit.<\/p>\n<p>        \u00c0 lire aussi :<br \/>\n        <a class=\"renvoi-explicite__link\" href=\"https:\/\/www.beauxarts.com\/expos\/ernest-pignon-ernest-legende-urbaine\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Ernest Pignon-Ernest, l\u00e9gende urbaine<\/a><\/p>\n<p>  Arrow<\/p>\n<p>Ernest Pignon-Ernest. Ombres de Naples<\/p>\n<p>Du 23 mai 2026 au 1 novembre 2026<\/p>\n<p class=\"annexe-content__infos\"> Biblioth\u00e8que-mus\u00e9e Inguimbertine \u2022 180 Place Aristide Briand \u2022 84200 Carpentras<br \/><a href=\"https:\/\/inguimbertine.carpentras.fr\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">inguimbertine.carpentras.fr<\/a><\/p>\n<p>  Arrow<\/p>\n<p>Carte blanche \u00e0 Ernest Pignon-Ernest<\/p>\n<p>Du 23 mai 2026 au 15 novembre 2026<\/p>\n<p class=\"annexe-content__infos\">Mus\u00e9e Ziem \u2022 11 Boulevard du 14 Juillet \u2022 13500 Martigues<br \/><a href=\"https:\/\/www.ville-martigues.fr\/loisirs\/culture\/musee-ziem\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">www.ville-martigues.fr<\/a><\/p>\n<p>En 200 \u0153uvres, dont certaines in\u00e9dites, cette exposition retrace pr\u00e8s de 60 ans du parcours de l\u2019artiste. Elle \u00e9voque tant ses premiers dessins sur papier journal r\u00e9alis\u00e9s en Alg\u00e9rie en 1962 que ses plus r\u00e9centes cr\u00e9ations faites \u00e0 Ha\u00efti en 2019.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab\u00a0Ma palette, c\u2019est le mur\u00a0: ses couleurs, sa texture, mais encore plus son histoire.\u00a0\u00bb Cela fait plus de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":135260,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[101],"tags":[7432,126,124,125,12,13,18,17,46034,127,23222,96,95],"class_list":["post-135259","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-arts-et-design","tag-art-contemporain","tag-arts","tag-arts-and-design","tag-arts-et-design","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-bibliotheque-musee-inguimbertine","tag-design","tag-dessin","tag-divertissement","tag-entertainment"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116722045477771329","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=135259"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/135259\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/135260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=135259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=135259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}