{"id":153389,"date":"2026-06-25T05:42:13","date_gmt":"2026-06-25T05:42:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/153389\/"},"modified":"2026-06-25T05:42:13","modified_gmt":"2026-06-25T05:42:13","slug":"une-signature-specifique-du-microbiome-intestinal-est-associee-a-la-maladie-de-parkinson","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/153389\/","title":{"rendered":"Une signature sp\u00e9cifique du microbiome intestinal est associ\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson"},"content":{"rendered":"<p>La maladie de Parkinson est la deuxi\u00e8me pathologie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative la plus r\u00e9pandue, avec <a href=\"https:\/\/sante.gouv.fr\/soins-et-maladies\/maladies\/maladies-neurodegeneratives\/article\/la-maladie-de-parkinson\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">pr\u00e8s de 300\u00a0000 personnes atteintes en France<\/a>, derri\u00e8re la maladie d\u2019Alzheimer. Ses causes seraient multiples\u00a0: vieillissement, g\u00e9n\u00e9tique et environnement \u2013 reste \u00e0 savoir dans quelles proportions respectives. S\u2019ajoute aux troubles moteurs, au d\u00e9clin cognitif et autres sympt\u00f4mes, une dysbiose intestinale, c\u2019est-\u00e0-dire un d\u00e9s\u00e9quilibre du microbiote intestinal, \u00e0 laquelle la pathologie est souvent associ\u00e9e sans que l\u2019on comprenne vraiment l\u2019origine de ce lien. Une \u00e9quipe internationale, pilot\u00e9e par des chercheurs de l\u2019University College de Londres, avec l\u2019implication d\u2019une \u00e9quipe fran\u00e7aise du centre <a href=\"https:\/\/mgps.eu\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">MetaGenoPolis<\/a>, dirig\u00e9e par Mathieu Almeida (universit\u00e9 Paris-Saclay\/Inrae), vient de <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41591-026-04318-5\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">mettre en \u00e9vidence<\/a>, via une m\u00e9thode in\u00e9dite, une alt\u00e9ration sp\u00e9cifique du microbiome intestinal (c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019ensemble du mat\u00e9riel g\u00e9n\u00e9tique du microbiote) li\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>Parmi les pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques connues de la maladie, des mutations sur le g\u00e8ne GBA1 sont retrouv\u00e9es chez 15\u00a0% des patients. Cependant, chez l\u2019ensemble des porteurs de ces mutations, seules 1 \u00e0 2\u00a0personnes sur 10 d\u00e9veloppent la pathologie. Pour tenter d\u2019\u00e9lucider ce qui diff\u00e9rencie un porteur de ces mutations atteint de la maladie de Parkinson d\u2019un porteur sain, les scientifiques se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la piste de la dysbiose, et donc du microbiome intestinal. Pour ce faire, ils ont analys\u00e9 les diff\u00e9rences g\u00e9nomiques des micro-organismes intestinaux d\u2019une large cohorte d\u2019individus.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/neurosciences\/parkinson-le-cerveau-mais-aussi-le-ventre-9609.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Parkinson\u00a0: le cerveau, mais aussi le ventre\u00a0?<\/a><\/p>\n<p>Elle comprenait 271\u00a0patients atteints de la maladie de Parkinson \u2013 dont 109 avec des mutations du g\u00e8ne GBA1 \u2013, 43\u00a0personnes avec des mutations du g\u00e8ne mais porteurs sains et 150\u00a0personnes sans mutation du g\u00e8ne et non touch\u00e9es par la maladie neurologique (le groupe contr\u00f4le). Premier constat\u00a0: au sein des patients parkinsoniens, le microbiome ne diff\u00e8re pas significativement entre porteurs et non-porteurs de mutations. Les chercheurs ont donc poursuivi leur analyse en regroupant les patients parkinsoniens sans distinction g\u00e9n\u00e9tique. Ils ont ainsi identifi\u00e9 176\u00a0esp\u00e8ces bact\u00e9riennes dont l\u2019abondance diff\u00e8re entre les parkinsoniens et le groupe contr\u00f4le.<\/p>\n<p>Mais une diff\u00e9rence est-elle d\u00e9tectable entre les porteurs de mutations non-malades et le groupe contr\u00f4le\u00a0? Avec 43\u00a0individus \u00e9tudi\u00e9s, l\u2019\u00e9chantillonnage est trop faible pour que la mesure des variations d\u2019abondance de chaque esp\u00e8ce bact\u00e9rienne soit significative. L\u2019originalit\u00e9 de la m\u00e9thode r\u00e9side ici\u00a0: plut\u00f4t que d\u2019\u00e9valuer chaque esp\u00e8ce isol\u00e9ment, les chercheurs ont examin\u00e9 la \u00ab\u00a0coh\u00e9rence globale\u00a0\u00bb des variations. Pour chacune des 176\u00a0esp\u00e8ces dont l\u2019abondance est affect\u00e9e par la maladie, ils ont v\u00e9rifi\u00e9 si elles variaient dans le m\u00eame sens \u2013 si le microbiome en \u00e9tait enrichi ou appauvri \u2013 chez les 43\u00a0individus par rapport aux personnes du groupe contr\u00f4le. R\u00e9sultat\u00a0: 142\u00a0esp\u00e8ces sur 176 variaient dans le m\u00eame sens que chez les parkinsoniens. Cela repr\u00e9sente une variation coh\u00e9rente de plus de 80\u00a0% des esp\u00e8ces alt\u00e9r\u00e9es, ce qui refl\u00e8te une tendance trop marqu\u00e9e pour \u00eatre due au seul hasard.<\/p>\n<p>  A lire aussi :<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.pourlascience.fr\/sd\/medecine\/microbiote-instestinal-les-bienfaits-de-la-diversite-9345.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Microbiote instestinal : les bienfaits de la diversit\u00e9<\/a><\/p>\n<p>De fait, le degr\u00e9 de variation d\u2019esp\u00e8ces de bact\u00e9ries chez les porteurs de mutations est interm\u00e9diaire entre celui des personnes du groupe contr\u00f4le et celui des patients. Comme si leur microbiome se trouvait dans un entre-deux. En outre, les 8\u00a0personnes qui pr\u00e9sentaient des signes avant-coureurs de la pathologie (on parle de syndrome parkinsonien prodromique) avaient toutes un degr\u00e9 significatif\u00a0de variation des esp\u00e8ces de bact\u00e9ries. Et 4\u00a0d\u2019entre elles avaient le degr\u00e9 de variation le plus important. Ces signes correspondent statistiquement, chez les personnes avec mutations du g\u00e8ne GBA1, \u00e0 un risque de 10 \u00e0 20\u00a0% de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>Les chercheurs se sont aussi int\u00e9ress\u00e9s au groupe contr\u00f4le et, de fa\u00e7on plus inattendue, ont constat\u00e9 que le sous-groupe pr\u00e9sentant la variation du microbiome la plus coh\u00e9rente avec celle des parkinsoniens \u00e9tait aussi associ\u00e9 \u00e0 davantage de signes (constipation, d\u00e9pression,\u00a0etc.) correspondant \u00e0 un risque accru de d\u00e9velopper la maladie de Parkinson.<\/p>\n<p>Seul un suivi sur le long terme permettrait n\u00e9anmoins de v\u00e9rifier si les individus \u00e0 risque d\u00e9veloppent effectivement la maladie de Parkinson. Mais la perspective reste prometteuse. Un test fond\u00e9 sur l\u2019analyse du microbiome, seul, ne suffira pas pour conclure, mais combin\u00e9 aux donn\u00e9es cliniques, g\u00e9n\u00e9tiques et environnementales, il permettrait de rep\u00e9rer les personnes \u00e0 risque, bien avant l\u2019apparition des premiers sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/1782366133_513_preview-pdf.png\" alt=\"Une signature sp\u00e9cifique du microbiome intestinal est associ\u00e9e \u00e0 la maladie de Parkinson\" target=\"_blank\"\/><\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9charger la version PDF de cet article<\/p>\n<p>(r\u00e9serv\u00e9 aux abonn\u00e9s num\u00e9riques)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La maladie de Parkinson est la deuxi\u00e8me pathologie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative la plus r\u00e9pandue, avec pr\u00e8s de 300\u00a0000 personnes atteintes&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":153390,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[82],"tags":[12,13,18,17,4394,86,17746,1705,5022,87],"class_list":["post-153389","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sante","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-diagnostic","tag-health","tag-maladie-de-parkinson","tag-microbiote-intestinal","tag-pour-la-science","tag-sante"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116809154537100197","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153389","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=153389"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/153389\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/153390"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=153389"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=153389"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=153389"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}