{"id":182628,"date":"2026-07-21T10:31:10","date_gmt":"2026-07-21T10:31:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/182628\/"},"modified":"2026-07-21T10:31:10","modified_gmt":"2026-07-21T10:31:10","slug":"au-dela-du-paradigme-too-big-to-fail-surmonter-la-fragmentation-du-systeme-bancaire-europeen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/182628\/","title":{"rendered":"Au-del\u00e0 du paradigme \u00ab\u00a0Too Big to Fail\u00a0\u00bb\u00a0: surmonter la fragmentation du syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2026\/03\/11\/revolut-passe-la-barre-du-million-de-clients-en-belgique-lutilisation-de-lapplication-na-jamais-ete-aussi-elevee-TQ423MWZNRABDFOMXNVOPQYST4\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">Revolut passe la barre du million de clients en Belgique : \u00ab\u00a0L&rsquo;utilisation de l&rsquo;application n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9e\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Pour y rem\u00e9dier, nous devons d\u00e9construire un mythe r\u00e9glementaire profond\u00e9ment ancr\u00e9 qui fa\u00e7onne la politique europ\u00e9enne depuis 2008 : l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle le d\u00e9veloppement d&rsquo;une entreprise au-del\u00e0 de son march\u00e9 national engendrerait n\u00e9cessairement un risque syst\u00e9mique. Ce n&rsquo;est pas le cas. Si l&rsquo;Europe souhaite prot\u00e9ger sa souverainet\u00e9 \u00e9conomique et cesser de d\u00e9pendre d&rsquo;institutions financi\u00e8res \u00e9trang\u00e8res pour financer son avenir, elle a besoin de ses propres champions financiers mondiaux. Un march\u00e9 int\u00e9rieur paneurop\u00e9en unifi\u00e9 est la condition sine qua non \u00e0 leur \u00e9mergence.<\/p>\n<p>Le co\u00fbt de la fragmentation<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Au lendemain de la crise financi\u00e8re de 2008, l&rsquo;orientation de la r\u00e9glementation a r\u00e9solument bascul\u00e9 vers un protectionnisme national. Craignant le sc\u00e9nario du \u00ab\u00a0Too Big, to Fail\u00a0\u00bb, les gouvernements ont incit\u00e9 les banques \u00e0 r\u00e9duire leurs risques en se repliant sur leurs march\u00e9s nationaux.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Le r\u00e9sultat est un syst\u00e8me bancaire europ\u00e9en trop fragment\u00e9 pour \u00eatre v\u00e9ritablement comp\u00e9titif. Il suffit de regarder les chiffres pour mesurer le co\u00fbt g\u00e9opolitique de cette strat\u00e9gie. Avant la crise de 2008, les banques europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines affichaient des performances comparables.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryQuote-text\">\u00ab\u00a0A force de vouloir pr\u00e9venir les crises d&rsquo;hier, l&rsquo;Europe risque de d\u00e9crocher de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale de demain.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Aujourd&rsquo;hui, parce que les \u00c9tats-Unis disposent d&rsquo;un v\u00e9ritable march\u00e9 unique, une seule banque am\u00e9ricaine, JPMorgan Chase, est valoris\u00e9e \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur \u00e0 celui des dix plus grandes banques europ\u00e9ennes r\u00e9unies. Si la prudence r\u00e9glementaire \u00e9tait l\u00e9gitime, elle est devenue contre-productive : \u00e0 force de vouloir pr\u00e9venir les crises d&rsquo;hier, l&rsquo;Europe risque de d\u00e9crocher de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale de demain.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Cette fragmentation engendre une v\u00e9ritable fragilit\u00e9 financi\u00e8re. Lorsque les banques sont confin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de leurs fronti\u00e8res nationales, elles deviennent surexpos\u00e9es \u00e0 la dette souveraine de leur pays d&rsquo;origine. Le risque est alors celui du \u00ab\u00a0cercle vicieux banques-Etats\u00a0\u00bb (doom loop) : un choc \u00e9conomique localis\u00e9 dans un \u00c9tat membre paralyse la capacit\u00e9 de ses banques nationales \u00e0 octroyer des pr\u00eats, privant ainsi les entreprises locales de cr\u00e9dit pr\u00e9cis\u00e9ment au moment o\u00f9 elles en ont le plus besoin.<\/p>\n<p>33 000 milliards d&rsquo;euros de richesse sous-utilis\u00e9s<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Il y a l\u00e0 un co\u00fbt d&rsquo;opportunit\u00e9 consid\u00e9rable. L&rsquo;Europe est confront\u00e9e \u00e0 un d\u00e9ficit de financement annuel colossal de 620 milliards d&rsquo;euros pour investir dans l&rsquo;innovation et la croissance. Or, comme nos march\u00e9s de capitaux restent cloisonn\u00e9s, les entreprises europ\u00e9ennes en phase de croissance sont contraintes de traverser l&rsquo;Atlantique pour obtenir des financements de stade avanc\u00e9. Nous disposons de capitaux en abondance, mais nous manquons cruellement de l&rsquo;infrastructure financi\u00e8re n\u00e9cessaire pour les mobiliser ; nous finan\u00e7ons ainsi activement nos concurrents mondiaux tandis que 33 000 milliards d&rsquo;euros de richesse europ\u00e9enne restent sous-utilis\u00e9s derri\u00e8re nos fronti\u00e8res nationales. C&rsquo;est en mobilisant ces capitaux que nous pourrons financer la transition \u00e9nerg\u00e9tique, moderniser nos syst\u00e8mes de sant\u00e9 vieillissants et renforcer nos capacit\u00e9s de d\u00e9fense collectives.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">C&rsquo;est la fragmentation, et non l&rsquo;int\u00e9gration, qui constitue le v\u00e9ritable risque syst\u00e9mique auquel l&rsquo;Europe est confront\u00e9e. Si un choc frappe un syst\u00e8me fragment\u00e9 et localis\u00e9, celui-ci s&rsquo;effondre. S&rsquo;il frappe un syst\u00e8me paneurop\u00e9en dot\u00e9 de liquidit\u00e9s transfrontali\u00e8res, le choc est absorb\u00e9 et att\u00e9nu\u00e9.<\/p>\n<p>Finaliser l&rsquo;int\u00e9gration du march\u00e9<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Le secteur priv\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9 que les technologies n\u00e9cessaires pour surmonter la fragmentation des march\u00e9s europ\u00e9ens existent. Mais la technologie, \u00e0 elle seule, ne peut rem\u00e9dier \u00e0 un cadre r\u00e9glementaire paralys\u00e9, souvent incapable de suivre le rythme de l&rsquo;innovation.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Depuis dix ans, l&rsquo;Union bancaire reste inachev\u00e9e : par les r\u00e8gles centralis\u00e9es, continuent de coexister avec des m\u00e9canismes de protection cloisonn\u00e9s au niveau national. Pour aller de l&rsquo;avant, les d\u00e9cideurs publics devraient privil\u00e9gier des mesures pragmatiques et imm\u00e9diatement applicables : renforcer la convergence entre les dispositifs nationaux existants, en s&rsquo;appuyant sur des m\u00e9canismes de garantie et d&rsquo;assurance mutuels. Une telle approche cr\u00e9erait les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 une consolidation transfrontali\u00e8re saine et \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence de v\u00e9ritables acteurs bancaires paneurop\u00e9ens.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryQuote-text\">\u00ab\u00a0Nos march\u00e9s financiers restent frein\u00e9s par les progr\u00e8s trop lents vers une v\u00e9ritable Union de l&rsquo;\u00e9pargne et de l&rsquo;investissement.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Au-del\u00e0 de l&rsquo;Union bancaire, nos march\u00e9s financiers restent frein\u00e9s par les progr\u00e8s trop lents vers une v\u00e9ritable Union de l&rsquo;\u00e9pargne et de l&rsquo;investissement. Une r\u00e9glementation appliqu\u00e9e diff\u00e9remment selon les pays en plus de r\u00e8gles nationales sp\u00e9cifiques continue de maintenir les investissements \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des fronti\u00e8res, limitant la libre circulation des capitaux n\u00e9cessaire au financement de l&rsquo;innovation.<\/p>\n<p>Un projet con\u00e7u en Europe, pour l&rsquo;Europe<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Un mod\u00e8le sans fronti\u00e8res est la r\u00e9ponse aux points faibles de l&rsquo;Europe. Au lieu de maintenir un patchwork de filiales nationales, il nous faut des infrastructures technologiques int\u00e9gr\u00e9es, capables de soutenir des op\u00e9rations harmonis\u00e9es dans l&rsquo;ensemble des 27 \u00c9tats membres de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Cela permettrait de rompre le cercle vicieux entre les banques et les \u00c9tats : dans lequel un ralentissement \u00e9conomique localis\u00e9 sur un march\u00e9 est naturellement compens\u00e9 par la solidit\u00e9 des 26 autres.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2026\/02\/09\/trois-mois-chez-revolut-cest-18-mois-dans-une-banque-traditionnelle-4HI7S7PBEFE65MISLVTX5EVQTY\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">\u00ab\u00a0Trois mois chez Revolut, c&rsquo;est 18 mois dans une banque traditionnelle\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Surtout, cela fournit les circuits financiers dont l&rsquo;Europe a d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment besoin. En donnant aux citoyens les moyens de transf\u00e9rer facilement leur \u00e9pargne ou leurs d\u00e9p\u00f4ts vers des investissements paneurop\u00e9ens, nous contribuons \u00e0 r\u00e9orienter ces 33 000 milliards d&rsquo;euros aujourd&rsquo;hui inactifs vers l&rsquo;\u00e9conomie r\u00e9elle.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryQuote-text\">\u00ab\u00a0La prudence qui nous a prot\u00e9g\u00e9s hier ne doit pas nous emp\u00eacher d&rsquo;avancer aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;Europe a tout ce qu&rsquo;il faut pour r\u00e9ussir.\u00a0\u00bb <\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">En tant que seule entreprise europ\u00e9enne parmi les dix plus grandes entreprises technologiques priv\u00e9es les mieux valoris\u00e9es au monde, Revolut d\u00e9montre qu&rsquo;une institution cr\u00e9\u00e9e en Europe, pour l&rsquo;Europe, peut rivaliser avec les g\u00e9ants am\u00e9ricains et chinois sur la sc\u00e8ne mondiale. Cela d\u00e9montre qu&rsquo;il est indispensable d&rsquo;atteindre une v\u00e9ritable dimension paneurop\u00e9enne pour s&rsquo;imposer comme un leader mondial.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">La prudence qui nous a prot\u00e9g\u00e9s hier ne doit pas nous emp\u00eacher d&rsquo;avancer aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;Europe a tout ce qu&rsquo;il faut pour r\u00e9ussir : des talents, des capitaux et les technologies n\u00e9cessaires pour jouer un r\u00f4le de premier plan \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Nous devons d\u00e9sormais agir avec d\u00e9termination pour mener \u00e0 bien cette t\u00e2che, unifier nos march\u00e9s et retrouver notre souverainet\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Revolut passe la barre du million de clients en Belgique : \u00ab\u00a0L&rsquo;utilisation de l&rsquo;application n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":182629,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[35],"tags":[12,13,18,17,38,37,36,17487,27193,3633,17491,56500,946,25717],"class_list":["post-182628","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-economie","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-business","tag-economie","tag-economy","tag-england","tag-facade","tag-glass","tag-london","tag-offices","tag-sign","tag-united-kingdom"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116957510742447213","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/182628","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=182628"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/182628\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/182629"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=182628"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=182628"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=182628"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}