{"id":184342,"date":"2026-07-22T17:34:19","date_gmt":"2026-07-22T17:34:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/184342\/"},"modified":"2026-07-22T17:34:19","modified_gmt":"2026-07-22T17:34:19","slug":"pollution-microplastique-des-oceans-comment-les-scientifiques-la-detectent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/184342\/","title":{"rendered":"Pollution microplastique des oc\u00e9ans : comment les scientifiques la d\u00e9tectent"},"content":{"rendered":"<p>La mer rec\u00e8le bien des secrets invisibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu depuis le rivage : des esp\u00e8ces rares, des \u00e9cosyst\u00e8mes complexes et, h\u00e9las, une quantit\u00e9 consid\u00e9rable de d\u00e9chets.<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Selon les Nations unies, chaque ann\u00e9e 52 millions de tonnes de d\u00e9chets plastiques finissent dans l\u2019oc\u00e9an, soit quelque 24 000 milliards de particules de microplastiques. <\/p>\n<p>Les microplastiques, de minuscules fragments de plastique de moins de 5 millim\u00e8tres de diam\u00e8tre, se retrouvent aussi bien dans les profondeurs qu\u2019\u00e0 la surface de l\u2019eau, perturbant les \u00e9cosyst\u00e8mes de fa\u00e7ons que les scientifiques cherchent encore \u00e0 comprendre. <\/p>\n<p>Mais comment les microplastiques arrivent-ils en mer ? Quelles technologies permettent de les identifier ? Et quel impact ont-ils sur les esp\u00e8ces marines ? <\/p>\n<p>Pour r\u00e9pondre \u00e0 ces questions, et \u00e0 bien d\u2019autres, Euronews Tech Talks s\u2019est rendu \u00e0 l\u2019Institut maritime de Flandre (VLIZ) \u00e0 Ostende, sur la c\u00f4te belge. L\u00e0, un groupe de recherche dirig\u00e9 par la scientifique senior Ana Catarino \u00e9tudie les microplastiques marins en collectant des donn\u00e9es directement en mer du Nord.<\/p>\n<p>Pollution par les microplastiques marins, changement climatique et risques<\/p>\n<p>Les plastiques peuvent rejoindre l\u2019oc\u00e9an de multiples mani\u00e8res : morceaux de filets de p\u00eache qui se d\u00e9tachent accidentellement, d\u00e9chets issus de syst\u00e8mes de gestion des ordures d\u00e9faillants, etc. <\/p>\n<p>Les microplastiques qui polluent l\u2019oc\u00e9an se r\u00e9partissent en deux grandes cat\u00e9gories : les microplastiques primaires et les microplastiques secondaires. <\/p>\n<p>La premi\u00e8re cat\u00e9gorie comprend par exemple les granul\u00e9s plastiques, ou nurdles, de minuscules fragments fabriqu\u00e9s pour des usages industriels ; la seconde regroupe les particules issues de la d\u00e9gradation de d\u00e9chets plastiques plus volumineux sous l\u2019effet des vagues, du vent et de l\u2019ensoleillement.<\/p>\n<p>L\u2019ampleur de la pollution par les microplastiques est donc li\u00e9e au changement climatique. <\/p>\n<p>\u00ab Si nous avons davantage de journ\u00e9es ensoleill\u00e9es, une exposition accrue aux rayonnements UV, des vagues de chaleur et des variations de temp\u00e9rature, cela peut, par exemple, acc\u00e9l\u00e9rer la d\u00e9gradation des plastiques \u00e9chou\u00e9s \u00bb, explique Catarino. <\/p>\n<p>L\u2019impact des microplastiques sur les esp\u00e8ces marines est \u00e9galement \u00e9troitement li\u00e9 au changement climatique. Pris isol\u00e9ment, les microplastiques ing\u00e9r\u00e9s par une esp\u00e8ce peuvent ne pas repr\u00e9senter un risque majeur.<\/p>\n<p>Mais si cette esp\u00e8ce est d\u00e9j\u00e0 soumise \u00e0 un stress d\u00fb \u00e0 la hausse de la temp\u00e9rature de la mer, les cons\u00e9quences peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes. \u00ab Ces effets combin\u00e9s peuvent se cumuler dans l\u2019organisme \u00bb, poursuit Catarino. <\/p>\n<p>M\u00e9thodes pour identifier les microplastiques<\/p>\n<p>Les microplastiques marins sont difficiles \u00e0 identifier et \u00e0 quantifier en raison de leurs tr\u00e8s petites dimensions, de leur forme irr\u00e9guli\u00e8re et, parfois, de leurs couleurs vari\u00e9es. <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces difficult\u00e9s, il est possible de les reconna\u00eetre, et la chercheuse postdoctorale du VLIZ Nelle Meyers a mis au point une m\u00e9thode semi-automatis\u00e9e pour les identifier.<\/p>\n<p>Cette technique consiste \u00e0 pr\u00e9lever un \u00e9chantillon en mer \u00e0 l\u2019aide d\u2019un filet, \u00e0 le d\u00e9barrasser des mati\u00e8res organiques, puis \u00e0 le colorer au Nile Red avant de l\u2019observer au microscope. Une analyse de coloration par fluorescence est ensuite r\u00e9alis\u00e9e et ses r\u00e9sultats sont trait\u00e9s par deux programmes automatis\u00e9s capables de d\u00e9terminer si une particule est un microplastique ou non, et de quel type de microplastique il s\u2019agit.<\/p>\n<p>\u00ab Nous voulions automatiser pour acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019ensemble du processus, indique Meyers. Nous avons \u00e9crit un code pour que, lorsque vous chargez l\u2019image, l\u2019analyse soit effectu\u00e9e automatiquement. \u00bb <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 cette \u00e9tape semi-automatis\u00e9e et \u00e0 l\u2019utilisation d\u2019un microscope \u00e0 fluorescence, relativement courant dans les laboratoires, Meyers affirme que la technique est \u00e0 la fois \u00e9conomique et rapide. <\/p>\n<p>La m\u00e9thode pr\u00e9sente toutefois certaines limites, car elle ne fournit pas d\u2019informations sur la composition chimique des particules et ne permet d\u2019identifier que certains types de polym\u00e8res. <\/p>\n<p>Impact des microplastiques sur les esp\u00e8ces marines<\/p>\n<p>Tout comme les d\u00e9chets plastiques de plus grande taille sont ing\u00e9r\u00e9s par des esp\u00e8ces marines, les particules plastiques minuscules peuvent \u00eatre consomm\u00e9es par de petits organismes, comme le plancton. <\/p>\n<p>\u00ab Ils [les microplastiques] peuvent aussi obstruer leur estomac, leur tube digestif. Et dans ce cas, ces petits organismes n\u2019absorbent plus les nutriments dont ils ont besoin, ils ne mangent plus leur nourriture \u00bb, explique Catarino. <\/p>\n<p>\u00ab Et c\u2019est inqui\u00e9tant, car cela entra\u00eene d\u2019autres probl\u00e8mes : ces organismes ne peuvent plus se reproduire et leur population ne peut plus prosp\u00e9rer, elle sera affect\u00e9e \u00bb, ajoute-t-elle. <\/p>\n<p>Les effets pr\u00e9cis des microplastiques d\u00e9pendent de nombreux facteurs, notamment des esp\u00e8ces marines concern\u00e9es, du type de microplastiques et des autres sources de stress auxquelles ces esp\u00e8ces sont expos\u00e9es, comme les variations de temp\u00e9rature de la mer, l\u2019acidification des oc\u00e9ans, etc. <\/p>\n<p>\u00ab Parfois, ce n\u2019est pas un seul facteur ou un autre, mais l\u2019accumulation de tous ces effets qui peut se r\u00e9v\u00e9ler nocive pour les organismes \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Catarino \u00e0 Euronews Next.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La mer rec\u00e8le bien des secrets invisibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu depuis le rivage : des esp\u00e8ces rares, des&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":184343,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[82],"tags":[12,13,18,17,86,11349,87,2604],"class_list":["post-184342","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sante","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-health","tag-microplastiques","tag-sante","tag-technologie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116964836810016500","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/184342","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=184342"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/184342\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/184343"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=184342"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=184342"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=184342"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}