{"id":190194,"date":"2026-07-28T05:15:05","date_gmt":"2026-07-28T05:15:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/190194\/"},"modified":"2026-07-28T05:15:05","modified_gmt":"2026-07-28T05:15:05","slug":"a-pop-tyla-la-pop-mondiale-a-lheure-sud-africaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/190194\/","title":{"rendered":"\u00abA-Pop\u00bb: Tyla, la pop mondiale \u00e0 l&rsquo;heure sud-africaine"},"content":{"rendered":"<p>\n                        R\u00e9v\u00e9l\u00e9e au monde par le tube ph\u00e9nom\u00e9nal \u00ab\u00a0Water\u00a0\u00bb, la chanteuse sud-africaine Tyla est devenue en quelques ann\u00e9es l&rsquo;une des nouvelles figures incontournables de la pop internationale, adoub\u00e9e par toute l&rsquo;industrie. Avec son deuxi\u00e8me album, A-Pop, la jeune superstar entend continuer de faire rayonner l&rsquo;Afrique sur la sc\u00e8ne mondiale \u00e0 travers une pop nourrie d&rsquo;amapiano et de r\u2019n\u2019b. Une ambition \u00e0 la hauteur de son ascension, que ce disque, trop sage, peine \u00e0 concr\u00e9tiser.        <\/p>\n<p>\u00c0 seulement 24 ans, Tyla s&rsquo;est impos\u00e9e comme l&rsquo;une des ic\u00f4nes de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de la pop internationale. Une trajectoire fulgurante qui tient presque du conte de f\u00e9es : il y a encore quelques ann\u00e9es, la jeune chanteuse, n\u00e9e et \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Johannesburg, enregistrait ses premiers morceaux dans sa chambre avant de les envoyer par e-mail \u00e0 des producteurs ou \u00e0 ses stars pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p>De ses premiers freestyles publi\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e0 ses d\u00e9buts remarqu\u00e9s en <a target=\"_self\" href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/afrique-du-sud\/\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Afrique du Sud<\/a>, <a target=\"_self\" href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/tyla\/\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Tyla<\/a> a rapidement conquis l&rsquo;industrie musicale mondiale. Courtis\u00e9e par les plus grandes stars, de Beyonc\u00e9 \u00e0 Rosal\u00eda en passant par Cardi B, elle encha\u00eene d\u00e9sormais les collaborations de haute-voltige, les couvertures de magazines, les tapis rouges et d\u00e9fil\u00e9s de mode.<\/p>\n<p>Car Tyla n&rsquo;est pas seulement une voix envo\u00fbtante : elle est aussi une image. Sa beaut\u00e9, ses coiffures, son esth\u00e9tique inspir\u00e9e des ann\u00e9es 2000 (Y2K) et sa mani\u00e8re de m\u00ealer glamour et r\u00e9f\u00e9rences sud-africaines en ont fait une v\u00e9ritable figure suivie bien au-del\u00e0 de la musique.<\/p>\n<p>Avant m\u00eame son explosion internationale, elle posait comme mannequin pour plusieurs campagnes publicitaires, assumant une fascination pour ces superstars qui, \u00e0 l\u2019image de son mod\u00e8le Rihanna, \u00e9taient capables de marquer leur \u00e9poque autant par leur style que par leurs hits.<\/p>\n<p>Cette esth\u00e9tique a parfois \u00e9clips\u00e9 son travail de musicienne, for\u00e7ant Tyla \u00e0 r\u00e9pondre r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 ceux qui r\u00e9duisent son succ\u00e8s \u00e0 son physique, rappelant les ann\u00e9es pass\u00e9es en studio et les dizaines de morceaux enregistr\u00e9s avant de conna\u00eetre le succ\u00e8s.<\/p>\n<p> Identit\u00e9 m\u00e9tiss\u00e9e <\/p>\n<p>Issue d&rsquo;une famille sud-africaine aux origines zouloues, irlandaises, mauriciennes et indiennes, elle revendique une identit\u00e9 m\u00e9tiss\u00e9e qu&rsquo;elle pr\u00e9sente comme le reflet de Johannesburg, l&rsquo;une des villes les plus cosmopolites du continent. Son ascension mondiale porte \u00e9videmment le nom d&rsquo;un titre : \u00ab Water \u00bb. Mais r\u00e9sumer Tyla \u00e0 ce tube interplan\u00e9taire serait oublier que sa carri\u00e8re \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 bien lanc\u00e9e en Afrique australe, avec entre autres \u00ab Getting Late \u00bb (2019).<\/p>\n<p>La jeune artiste travaillait depuis plusieurs ann\u00e9es avec le producteur Sammy Soso \u00e0 fa\u00e7onner son propre son, m\u00ealant r\u2019n\u2019b, pop et amapiano &#8211; un genre n\u00e9 dans les townships sud-africains au d\u00e9but des ann\u00e9es 2010, puisant dans la house, le jazz et le gospel, port\u00e9 par des rythmiques paradoxalement lentes et dansantes et des basses percussives et rebondissantes.<\/p>\n<p>En 2023, le succ\u00e8s de \u00ab Water \u00bb agit davantage comme un acc\u00e9l\u00e9rateur que comme un point de d\u00e9part. Le morceau devient viral sur TikTok, s&rsquo;impose dans les classements internationaux et lui offre un Grammy Award historique dans la cat\u00e9gorie de la meilleure performance musicale africaine.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;explosion mondiale de l&rsquo;afrobeats nig\u00e9rian, port\u00e9 par <a target=\"_self\" href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/burna-boy\/\" class=\"gtm-add-suggested-tag\" rel=\"nofollow noopener\">Burna Boy<\/a>, Wizkid ou Tems, Tyla incarne une nouvelle \u00e9tape dans la diffusion des musiques africaines : celle d&rsquo;une artiste sud-africaine capable de faire entrer l&rsquo;amapiano dans la pop globale. Un mouvement qui accompagne aussi les hybridations entre amapiano et afrobeats, particuli\u00e8rement visibles au Nigeria au travers d&rsquo;artistes comme Asake ou Rema.<\/p>\n<p>Quand Tyla d\u00e9finit sa musique, elle revendique son propre genre musical : la \u00ab popiano \u00bb, contraction de pop et d&rsquo;amapiano, \u00e9quilibre entre ses r\u00e9f\u00e9rences internationales et son h\u00e9ritage sud-africain.<\/p>\n<p>Si ses influences vont d&rsquo;Aaliyah \u00e0 Michael Jackson, de Britney Spears \u00e0 Rihanna ou Beyonc\u00e9, elles restent toujours filtr\u00e9es par son identit\u00e9 johannesbourgeoise. Dans ses clips comme sur sc\u00e8ne, les chor\u00e9graphies, les pas de danse et certaines expressions puisent directement dans les cultures populaires sud-africaines. \u00ab Je veux que, lorsqu&rsquo;on me regarde, on regarde aussi l&rsquo;Afrique du Sud \u00bb, r\u00e9sume-t-elle r\u00e9guli\u00e8rement en entretien.<\/p>\n<p> La confirmation des ambitions ? <\/p>\n<p>Son premier album, TYLA, paru en 2024, portait d\u00e9j\u00e0 cette ambition avec des collaborations de premier plan, de Tems \u00e0 Gunna en passant par Travis Scott. Depuis, le succ\u00e8s a fait s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les choses : nouveau Grammy, invitation au Met Gala\u2026<\/p>\n<p>En moins de deux ans, Tyla n&rsquo;est plus seulement l&rsquo;une des nouvelles voix de la pop : elle en est devenue l&rsquo;un de ses nouveaux visages. C&rsquo;est avec ce statut que para\u00eet aujourd&rsquo;hui son deuxi\u00e8me album. Un disque attendu comme une \u00e9tape d\u00e9cisive, cens\u00e9 confirmer qu&rsquo;au-del\u00e0 du ph\u00e9nom\u00e8ne \u00ab Water \u00bb, Tyla poss\u00e8de l&rsquo;\u00e9paisseur artistique n\u00e9cessaire pour s&rsquo;inscrire durablement parmi les grandes stars de la pop mondiale. Ses nouveaux featurings avec Wizkid, Sean Paul ou encore d&rsquo;autres artistes internationaux semblaient d\u00e9j\u00e0 s\u2019inscrire dans cette logique.<\/p>\n<p>Dans A-Pop, le \u00ab A \u00bb revendique l&rsquo;Afrique. Celle-ci traverse l&rsquo;album \u00e0 travers les influences amapiano, s\u2019entends dans les rythmiques, dans les voix, mais aussi gr\u00e2ce \u00e0 des collaborations touchantes avec les Sud-Africaines BaWhoo et Babalwa M.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence du duo Liquideep, groupe majeur de la sc\u00e8ne sud-africaine, appara\u00eet \u00e9galement comme un clin d&rsquo;\u0153il aux racines de l&rsquo;artiste. Mais Tyla ne cherche pas \u00e0 opposer Afrique et pop mondiale : son identit\u00e9 repose justement sur leur rencontre. Le r\u2019n\u2019b et la pop internationale, notamment l&rsquo;influence de Rihanna, restent au c\u0153ur de son esth\u00e9tique, comme l&rsquo;illustre le titre \u00ab Mr Nonchalant \u00bb.<\/p>\n<p class=\"o-em-consent__content__text\">Pour afficher ce contenu , il est n\u00e9cessaire d&rsquo;autoriser les cookies de mesure d&rsquo;audience et de publicit\u00e9.<\/p>\n<p>        Accepter<br \/>\n        G\u00e9rer mes choix<\/p>\n<p>L&rsquo;album entend refl\u00e9ter le d\u00e9veloppement d\u2019une artiste \u00e0 la fois vuln\u00e9rable et confiante, adepte de la m\u00e9lodie et des romances, tout en affirmant la richesse de son identit\u00e9. Pourtant, l&rsquo;Afrique, cens\u00e9e \u00eatre au centre du projet, demeure trop discr\u00e8te.<\/p>\n<p>Les morceaux r\u2019n\u2019b apparaissent parfois g\u00e9n\u00e9riques malgr\u00e9 la qualit\u00e9 des productions et une voix capable de nuances remarquables. Sur \u00ab\u00a0Feel Something\u00a0\u00bb, Tyla demande : \u00ab fais-moi ressentir quelque chose \u00bb. Une phrase qui finit presque par se retourner contre le morceau lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Il faut pourtant saluer la volont\u00e9 de l&rsquo;artiste de ne pas c\u00e9der \u00e0 la facilit\u00e9 : pas question de recycler \u00ab Water \u00bb, ni de chercher \u00e0 reproduire artificiellement la formule de son succ\u00e8s mondial.<\/p>\n<p>Tyla encha\u00eene les titres \u00e9tonnamment sobres et calmes. Mais \u00e0 force de retenue, elle peine \u00e0 donner une v\u00e9ritable couleur \u00e0 son disque et \u00e0 installer une identit\u00e9 aussi marquante que celle qu&rsquo;elle porte en dehors de la musique.<\/p>\n<p>Les \u00e9motions auraient gagn\u00e9 \u00e0 \u00eatre pouss\u00e9es davantage par plus de prises de risque. Quelques r\u00e9ussites viennent toutefois rappeler son potentiel, comme \u00ab\u00a0Kiss\u00a0\u00bb, morceau d&rsquo;ama-pop aux accents r\u00e9solument club travers\u00e9 par une guitare pop-rock, ou encore \u00ab Chanel \u00bb, single d\u00e9j\u00e0 paru et particuli\u00e8rement efficace. Des fulgurances qui rendent d&rsquo;autant plus regrettable la relative platitude d&rsquo;un projet qui reste souvent en de\u00e7\u00e0 des promesses plac\u00e9es en lui.<\/p>\n<p>Tyla A-Pop (Epic\/Sony Music) 2026<\/p>\n<p><a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.tylaworld.com\/\" rel=\"nofollow noopener\">Site officiel<\/a> \/ <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/iamtyla\/?locale=fr_FR\" rel=\"nofollow noopener\">Facebook<\/a> \/ <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.instagram.com\/tyla\/?hl=fr\" rel=\"nofollow noopener\">Instagram<\/a> \/ <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.youtube.com\/channel\/UC8HOgNWipVorrlBH8oN2R-A\" rel=\"nofollow noopener\">YouTube<\/a>\u00a0<\/p>\n<p class=\"o-em-consent__content__text\">Pour afficher ce contenu Deezer, il est n\u00e9cessaire d&rsquo;autoriser les cookies de mesure d&rsquo;audience et de publicit\u00e9.<\/p>\n<p>        Accepter<br \/>\n        G\u00e9rer mes choix<\/p>\n<p>                <script async src=\"\/\/www.instagram.com\/embed.js\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"R\u00e9v\u00e9l\u00e9e au monde par le tube ph\u00e9nom\u00e9nal \u00ab\u00a0Water\u00a0\u00bb, la chanteuse sud-africaine Tyla est devenue en quelques ann\u00e9es l&rsquo;une&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":190195,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[98],"tags":[15686,58534,12,13,18,17,96,95,107,108,6026,1233,58535],"class_list":["post-190194","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-musique","tag-afrique-du-sud","tag-amapiano","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-divertissement","tag-entertainment","tag-music","tag-musique","tag-pop","tag-rnb","tag-tyla"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116995904389345822","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190194","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=190194"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/190194\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/190195"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=190194"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=190194"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=190194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}