{"id":204885,"date":"2026-08-08T11:16:15","date_gmt":"2026-08-08T11:16:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/204885\/"},"modified":"2026-08-08T11:16:15","modified_gmt":"2026-08-08T11:16:15","slug":"je-ne-voulais-pas-me-voir-dans-les-miroirs-limpact-psychologique-de-la-reconstruction-mammaire-actualites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/204885\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Je ne voulais pas me voir dans les miroirs\u00a0\u00bb: l&rsquo;impact psychologique de la reconstruction mammaire : Actualit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0On se retrouve amput\u00e9es d&rsquo;une part de notre f\u00e9minit\u00e9.\u00a0\u00bb Elodie, 45 ans, malade d&rsquo;un cancer du sein rare et agressif, a d\u00fb attendre 18 mois pour b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une reconstruction mammaire apr\u00e8s sa mastectomie.<\/p>\n<p class=\"lead \">Une attente lourde d&rsquo;effets psychiques que Charlotte Vaysse, onco-chirurgienne au CHU de Toulouse, esp\u00e8re supprimer \u00e0 terme.<\/p>\n<p class=\"lead \">Cet automne, une \u00e9tude clinique men\u00e9e dans 18 centres hospitaliers en France, \u00e0 l&rsquo;initiative de la professeure en oncologie, va explorer la possibilit\u00e9 pour les femmes touch\u00e9es par un cancer du sein inflammatoire (CSI) de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une reconstruction mammaire imm\u00e9diatement pendant l&rsquo;op\u00e9ration d&rsquo;ablation du sein.<\/p>\n<p class=\"lead \">A travers cette \u00e9tude* r\u00e9alis\u00e9e sur trois ans aupr\u00e8s de 163 femmes, l&rsquo;objectif est de \u00ab\u00a0pouvoir proposer \u00e0 des patientes (touch\u00e9es par ce cancer tr\u00e8s agressif) une reconstruction mammaire dans le m\u00eame temps que la mastectomie\u00a0\u00bb, qui consiste \u00e0 enlever la totalit\u00e9 du sein, explique \u00e0 l&rsquo;AFP Charlotte Vaysse.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0J&rsquo;aurais voulu pouvoir me r\u00e9veiller de l&rsquo;op\u00e9ration et \u00eatre toujours plus ou moins moi-m\u00eame\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Elodie, qui fait partie des rares patientes concern\u00e9es par ce type de cancer (2 \u00e0 4% des cas).<\/p>\n<p class=\"lead \">La chirurgienne dit avoir observ\u00e9, chez ses patientes ayant pu b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une reconstruction mammaire imm\u00e9diate (RMI), un \u00ab\u00a0r\u00e9el impact b\u00e9n\u00e9fique sur le psychique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">La RMI \u00ab\u00a0am\u00e9liore la qualit\u00e9 de vie \u00e0 travers diff\u00e9rentes dimensions &#8211; sociale, sexuelle, psychologique -, elle am\u00e9liore tout ce qui est estime de soi\u00a0\u00bb, estime la canc\u00e9rologue, dont l&rsquo;\u00e9tude va tenter de corroborer ces observations empiriques.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; \u00ab\u00a0R\u00e9el b\u00e9n\u00e9fice\u00a0\u00bb &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Si on a une image positive de soi, de son image corporelle, on sait que c&rsquo;est un r\u00e9el b\u00e9n\u00e9fice sur la maladie, sur le traitement et aussi sur la gu\u00e9rison\u00a0\u00bb, insiste-t-elle.<\/p>\n<p class=\"lead \">Chaque ann\u00e9e en France, un cancer du sein est diagnostiqu\u00e9 chez 61.000 personnes. Dans la plupart des cas, la reconstruction mammaire imm\u00e9diate est propos\u00e9e en cas de mastectomie. Mais s&rsquo;agissant du CSI, la reconstruction du sein doit \u00eatre diff\u00e9r\u00e9e, souvent un \u00e0 deux ans plus tard.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Lorsque le cancer est inflammatoire, les patientes pr\u00e9sentent une peau rouge plus ou moins associ\u00e9e \u00e0 un \u0153d\u00e8me. On consid\u00e8re que la peau est malade. Historiquement, on se disait que si la peau est malade, on ne peut pas la conserver\u00a0\u00bb, explique Charlotte Vaysse. Mais \u00ab\u00a0avec l&rsquo;\u00e9volution des traitements, le pronostic de la maladie d\u00e9pend plus de la r\u00e9ponse partielle ou totale au traitement syst\u00e9mique premier que finalement du geste d&rsquo;enlever ou pas la peau\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">Certaines femmes peuvent r\u00e9pondre parfaitement au traitement, et leur peau retrouver son aspect normal, ajoute-t-elle, aussi ne comprennent-elles pas \u00ab\u00a0pourquoi elles doivent attendre avant de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une reconstruction mammaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; \u00ab\u00a0H\u00e9mithorax plat\u00a0\u00bb &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Ce que l&rsquo;on conserve, c&rsquo;est la peau. On conserve \u00e9galement l&rsquo;ar\u00e9ole et le mamelon\u00a0\u00bb si la localisation de la tumeur le permet, commente la chirurgienne pendant une op\u00e9ration \u00e0 laquelle une \u00e9quipe de l&rsquo;AFP a pu assister \u00e0 l&rsquo;Oncopole de Toulouse. <\/p>\n<p class=\"lead \">La patiente va \u00ab\u00a0se r\u00e9veiller avec un volume dans le soutien-gorge\u00a0\u00bb, ajoute-t-elle. Mais \u00ab\u00a0si on ne faisait pas de reconstruction mammaire imm\u00e9diate, elle se r\u00e9veillerait avec un h\u00e9mithorax plat\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">Avec un seul sein, \u00ab\u00a0on se retrouve amput\u00e9es d&rsquo;une part de notre f\u00e9minit\u00e9\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Elodie, qui a subi l&rsquo;ablation en mars 2024. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai trouv\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s difficile, je ne voulais pas me voir dans les miroirs, tous les miroirs, \u00e0 la salle de bain, tout \u00e7a, j&rsquo;\u00e9vitais. En plus, pas de cheveux, pas de sourcils, vraiment, il y a toute l&rsquo;image de la femme, en fait, qui n&rsquo;est plus l\u00e0\u00a0\u00bb, confie la patiente qui ne souhaite pas donner son patronyme. <\/p>\n<p class=\"lead \">Elle raconte \u00e0 l&rsquo;AFP comment, 18 mois apr\u00e8s la mastectomie, elle a subi une premi\u00e8re op\u00e9ration de reconstruction, avec ses propres tissus, puis une seconde en mars et bient\u00f4t une troisi\u00e8me: \u00ab\u00a0A chaque fois, c&rsquo;est difficile de se r\u00e9approprier son corps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0L&rsquo;id\u00e9e de perdre une partie de moi, c&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s difficile\u00a0\u00bb, abonde une autre patiente, 30 minutes avant de partir au bloc op\u00e9ratoire. Ag\u00e9e de 37 ans, cette femme qui a requis l&rsquo;anonymat, n&rsquo;est pas concern\u00e9e par le CSI et a pu donc b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une RMI.<\/p>\n<p class=\"lead \">Entre l&rsquo;annonce du cancer et la mise en place du traitement, elle a v\u00e9cu 48 heures d&rsquo;errance o\u00f9 elle pensait \u00e0 tort ne pas pouvoir en b\u00e9n\u00e9ficier: \u00ab\u00a0J&rsquo;ai pleur\u00e9 pendant ces deux jours sans interruption. C&rsquo;\u00e9tait horrible\u00a0\u00bb, dit-elle. Car \u00ab\u00a0rester sans un sein aurait \u00e9t\u00e9 super dur. D&rsquo;un point de vue psychologique, l&rsquo;appr\u00e9hension de la perte d&rsquo;une partie de soi est une \u00e9preuve\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">* \u00ab\u00a0Mastectomie avec reconstruction mammaire imm\u00e9diate chez les patientes pr\u00e9sentant une r\u00e9ponse clinique et radiologique apr\u00e8s un traitement syst\u00e9mique n\u00e9oadjuvant pour un cancer du sein inflammatoire\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab\u00a0On se retrouve amput\u00e9es d&rsquo;une part de notre f\u00e9minit\u00e9.\u00a0\u00bb Elodie, 45 ans, malade d&rsquo;un cancer du sein rare&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":204886,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[82],"tags":[12,13,18,17,89,1936,86,1126,865,4863,87,8426],"class_list":["post-204885","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sante","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-cancer","tag-femmes","tag-health","tag-psychologie","tag-recherche","tag-sant","tag-sante","tag-sein"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/117059609491625927","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204885","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=204885"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/204885\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/204886"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=204885"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=204885"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=204885"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}