{"id":215015,"date":"2026-08-16T14:56:13","date_gmt":"2026-08-16T14:56:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/215015\/"},"modified":"2026-08-16T14:56:13","modified_gmt":"2026-08-16T14:56:13","slug":"agriculture-la-suisse-teste-un-robot-laser-contre-les-mauvaises-herbes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/215015\/","title":{"rendered":"Agriculture : la Suisse teste un robot laser contre les mauvaises herbes"},"content":{"rendered":"<p>Equip\u00e9 d\u2019intelligence artificielle, un robot capable de traiter les mauvaises herbes au laser est actuellement test\u00e9 dans les champs argoviens. Pr\u00e9sent\u00e9 comme une alternative aux herbicides et au d\u00e9sherbage manuel, le robot a \u00e9limin\u00e9 environ 90% des plantes ind\u00e9sirables apr\u00e8s deux passages.<\/p>\n<p>Eliminer les mauvaises herbes \u00e0 l\u2019aide d\u2019un rayon laser: c\u2019est l\u2019une des nouvelles pistes explor\u00e9es par l\u2019agriculture pour r\u00e9duire l\u2019usage des herbicides et all\u00e9ger le travail dans les champs. A K\u00fcnten, dans le canton d\u2019Argovie, un robot d\u00e9velopp\u00e9 par une start-up zurichoise a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 test\u00e9 dans une culture de carottes.<\/p>\n<p> &gt;&gt; Ecouter le reportage de RSI (en italien):   RSI 10\/08\/2026 Seidisera <\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir tourn\u00e9 une cl\u00e9, le cofondateur et concepteur Aurel Neff appuie sur le bouton de mise en marche. \u00ab\u00a0A partir de ce moment, il faut encore quelques minutes avant que le robot ne commence \u00e0 travailler\u00a0\u00bb, explique-t-il. La machine bleue, couleur choisie par la start-up Caterra pour ses produits, a environ la taille d\u2019une Smart et p\u00e8se plus d\u2019une tonne. Elle peut fonctionner de mani\u00e8re autonome pendant 24 heures.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 90% des mauvaises herbes \u00e9limin\u00e9es<\/p>\n<p>Pour Simon Kohler, agriculteur bio depuis vingt ans, cette premi\u00e8re exp\u00e9rience est concluante. Dans ses champs, les mauvaises herbes sont habituellement arrach\u00e9es \u00e0 la main. \u00ab\u00a0Le laser ne d\u00e9truit pas toutes les mauvaises herbes. Mais apr\u00e8s le deuxi\u00e8me passage, pr\u00e8s de 90% avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es\u00a0\u00bb, constate-t-il. Le syst\u00e8me se montre particuli\u00e8rement efficace lorsque les plantes ind\u00e9sirables sont encore jeunes. Lorsque celles-ci sont d\u00e9j\u00e0 trop d\u00e9velopp\u00e9es, le laser ne parvient en revanche plus \u00e0 atteindre efficacement leurs racines. Certaines esp\u00e8ces restent \u00e9galement difficiles \u00e0 identifier pour le robot.<\/p>\n<p>Une partie du d\u00e9sherbage a donc encore d\u00fb \u00eatre effectu\u00e9e manuellement. Malgr\u00e9 ces limites, Simon Kohler estime que la technologie lui a apport\u00e9 une aide importante et envisage qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir, ce type de machine puisse prendre une place croissante dans les exploitations agricoles.<\/p>\n<p>Combler le manque de main d&rsquo;oeuvre<\/p>\n<p>D\u2019autant que, selon le producteur bio, il devient de plus en plus difficile de trouver du personnel pour effectuer ce type de t\u00e2ches. \u00ab\u00a0C\u2019est un travail p\u00e9nible, r\u00e9alis\u00e9 dans des conditions parfois tr\u00e8s difficiles, notamment sous un soleil de plomb. Il faut aussi trouver des moyens de r\u00e9duire les co\u00fbts de production. Nous testons donc de nouvelles pistes, comme ce robot, pour rester innovants\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Lorsque tout fonctionne correctement, Simon Kohler ne consacre qu\u2019une vingtaine de minutes par jour \u00e0 changer les batteries de la machine. Il estime toutefois que certains aspects pourraient encore \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s, comme la puissance des lasers, les moteurs permettant au robot de se d\u00e9placer ou encore sa vitesse d\u2019ex\u00e9cution. Malgr\u00e9 ces limites, l\u2019agriculteur envisage d\u00e9j\u00e0 une \u00e9ventuelle acquisition. Le mod\u00e8le standard co\u00fbte environ 180&rsquo;000 francs, indique le cofondateur de la start-up. Plusieurs des am\u00e9liorations mentionn\u00e9es sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude.<\/p>\n<p>Une intelligence artificielle entra\u00een\u00e9e \u00e0 reconna\u00eetre les cultures<\/p>\n<p>Test\u00e9 dans les cultures de carottes, le robot peut d\u00e9j\u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 pour les oignons, les \u00e9pinards ou encore les betteraves. Son adaptation \u00e0 d\u2019autres cultures, comme l\u2019ail, les poireaux et le c\u00e9leri, est en cours.<\/p>\n<p>Pour distinguer les plantes cultiv\u00e9es des mauvaises herbes, la machine s\u2019appuie sur l\u2019intelligence artificielle. \u00ab\u00a0Nous prenons plusieurs millions de photos pour chaque type de l\u00e9gume, \u00e0 diff\u00e9rents stades de croissance\u00a0\u00bb, explique Manuel Stram, ing\u00e9nieur chez Caterra et responsable de la partie \u00e9lectronique. Ces images sont ensuite tri\u00e9es, index\u00e9es et utilis\u00e9es pour entra\u00eener le syst\u00e8me.<\/p>\n<p>Une fois dans le champ, le robot photographie le sol et identifie les plantes qu\u2019il a appris \u00e0 reconna\u00eetre. Tout ce qui ne correspond pas \u00e0 la culture est alors cibl\u00e9 par le laser. La machine avance ensuite de quelques centim\u00e8tres, prend une nouvelle image et r\u00e9p\u00e8te l\u2019op\u00e9ration tout au long du rang. Arriv\u00e9e au bout, elle fait demi-tour et poursuit son travail sur le rang suivant.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 cinq robots dans un m\u00eame champ<\/p>\n<p>Le robot peut fonctionner 24 heures sur 24, mais la surface qu\u2019il est capable de traiter d\u00e9pend notamment de la densit\u00e9 des mauvaises herbes et du mod\u00e8le utilis\u00e9. La version la plus r\u00e9cente peut couvrir environ un demi-hectare par jour. Comme un cycle complet de d\u00e9sherbage dure g\u00e9n\u00e9ralement quatre \u00e0 cinq jours, la taille id\u00e9ale d\u2019une parcelle se situe entre trois et quatre hectares, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de cinq terrains de football.<\/p>\n<p>Plusieurs machines peuvent \u00e9galement travailler simultan\u00e9ment dans un m\u00eame champ. Jusqu\u2019\u00e0 cinq robots peuvent actuellement \u00eatre utilis\u00e9s en parall\u00e8le. Une configuration encore peu courante en Suisse, mais qui peut s\u2019av\u00e9rer particuli\u00e8rement adapt\u00e9e aux grandes exploitations en France, en Allemagne, en Italie ou aux Pays-Bas, o\u00f9 Caterra teste aussi ses appareils.<\/p>\n<p>Pour la start-up zurichoise, le potentiel de d\u00e9veloppement est important, d\u2019autant qu\u2019elle affirme qu\u2019il n\u2019existe pour l&rsquo;heure pas d\u2019autre solution reposant exactement sur le m\u00eame principe de d\u00e9sherbage au laser.<\/p>\n<p class=\"sources\">Manuele Ferrari (RSI)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Equip\u00e9 d\u2019intelligence artificielle, un robot capable de traiter les mauvaises herbes au laser est actuellement test\u00e9 dans les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":215016,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[70],"tags":[2113,12,13,18,17,419,17719,57,451,9519,3325,29383,7595,73,71,475,75,72,27937,8112,1158,2604,5221,5222,76,74,7637],"class_list":["post-215015","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-sciences-et-technologies","tag-agriculture","tag-be","tag-be-fr","tag-belgique","tag-belgium","tag-culture","tag-dialogue","tag-environnement","tag-intelligence-artificielle","tag-laser","tag-machine","tag-plante","tag-robot","tag-science","tag-science-and-technology","tag-science-et-technologie","tag-sciences","tag-sciences-et-technologies","tag-sciences-tech","tag-start-up","tag-suisse","tag-technologie","tag-technologie-de-linformation-et-informatique","tag-technologie-et-ingenierie","tag-technologies","tag-technology","tag-zurich"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/117105772610619834","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215015","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=215015"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/215015\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/215016"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=215015"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=215015"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=215015"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}