{"id":241329,"date":"2026-09-06T12:10:14","date_gmt":"2026-09-06T12:10:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/241329\/"},"modified":"2026-09-06T12:10:14","modified_gmt":"2026-09-06T12:10:14","slug":"un-collegue-me-tapait-les-fesses-avec-le-bac-a-glacons-quand-il-passait-derriere-moi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/241329\/","title":{"rendered":"Un coll\u00e8gue me tapait les fesses avec le bac \u00e0 gla\u00e7ons quand il passait derri\u00e8re moi"},"content":{"rendered":"<p>Sexisme banalis\u00e9<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">L&rsquo;avis du CEFH sonne surtout l&rsquo;alerte par rapport au \u00ab\u00a0sexisme ordinaire\u00a0\u00bb, terme qui n&rsquo;appara\u00eet cependant pas dans la<a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/belgique\/societe\/2024\/02\/01\/la-majorite-des-entreprises-de-titres-services-ne-respectent-pas-la-loi-sur-le-bien-etre-LY46NWH7UBFDFGDH5S7EUNXE2I\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"> loi bien-\u00eatre au travail. <\/a>L&rsquo;\u00e9tude d\u00e9crit ici un sexisme banalis\u00e9 tr\u00e8s fr\u00e9quent, des discriminations qualifi\u00e9es de \u00ab\u00a0micro-agressions\u00a0\u00bb. 88 % des r\u00e9pondantes ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 confront\u00e9es \u00e0 des blagues ou des remarques d\u00e9plac\u00e9es et 58 % \u00e0 des regards ou des sollicitations inappropri\u00e9es. Face \u00e0 ces chiffres, La Libre a recueilli les t\u00e9moignages de jeunes femmes ayant subi des discriminations li\u00e9es \u00e0 leur genre au travail.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/dernieres-depeches\/2026\/02\/04\/affaire-de-sexisme-a-la-stib-malaise-chez-des-conductrices-ATVKUZRWABDG5EV6CQJNSJMQ6A\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">Affaire de sexisme \u00e0 la Stib : malaise chez des conductrices<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Florence (22 ans) raconte avoir subi du \u00ab\u00a0sexisme ordinaire\u00a0\u00bb pendant plusieurs semaines lors d&rsquo;un <a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/entreprises-startup\/2022\/02\/27\/besoin-de-trouver-un-stage-en-entreprise-voici-plusieurs-pistes-6YDMK2626JHGTN4SH2CKK47G24\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">stage en entreprise<\/a> : \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais en stage dans une bo\u00eete de production o\u00f9 je me suis retrouv\u00e9e avec un patron tr\u00e8s caract\u00e9riel qui ne me faisait pas du tout confiance. Je me disais que c&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9but et qu&rsquo;il fallait que je fasse mes preuves. Petit \u00e0 petit, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 recevoir plein de remarques comme &lsquo;Mais toi, de toute fa\u00e7on, tu ne comprends pas, tu es une meuf&rsquo; ou alors &lsquo;Pour le tournage d&rsquo;apr\u00e8s-demain, il faut coudre un truc, toi tu es une meuf, tu sais le faire'\u00a0\u00bb. Florence explique que ces remarques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es devenaient un vrai poids. \u00ab\u00a0Un jour, le patron a achet\u00e9 un bras d&rsquo;ordinateur. Il a demand\u00e9 \u00e0 un acteur qui \u00e9tait l\u00e0 pour un tournage de le monter, alors que j&rsquo;\u00e9tais en stage pour effectuer ce genre de travail. Finalement j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 chercher des outils pour le faire moi-m\u00eame. D&rsquo;un coup, mon patron s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 pour me regarder et il m&rsquo;a dit &lsquo;attends tu sais utiliser un tournevis toi ?'\u00a0\u00bb, raconte-t-elle. Elle explique avoir d\u00fb prouver pendant plusieurs mois qu&rsquo;elle pouvait travailler comme les autres pour qu&rsquo;on lui fasse enfin confiance.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">La banalisation int\u00e9rioris\u00e9e du sexisme ordinaire m\u00e8ne \u00e0 un autre constat : plus de 75 % des femmes ne signalent pas les faits subis. Un chiffre qui s&rsquo;explique aussi par la peur des repr\u00e9sailles et le manque de confiance dans les proc\u00e9dures internes, quand celles-ci existent. Parmi celles qui ont signal\u00e9 ces discriminations, pr\u00e8s de deux tiers estiment ne pas avoir \u00e9t\u00e9 prot\u00e9g\u00e9es, et 20 % ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 p\u00e9nalis\u00e9es \u00e0 la suite de leur d\u00e9marche.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Lou (24 ans) travaille dans<a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/economie\/conjoncture\/2026\/07\/15\/lhoreca-bruxellois-menace-de-ne-plus-servir-les-elus-politiques-le-contrat-est-rompu-SUMDIBYS65BQ5KOXNJZA4QMPMU\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\"> l&rsquo;horeca<\/a> \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses \u00e9tudes depuis plusieurs ann\u00e9es. Dans un bar, elle raconte avoir d\u00fb travailler avec un coll\u00e8gue qui la harcelait en lui faisant des remarques \u00e0 caract\u00e8re sexuel lors de tous ses shifts : \u00ab\u00a0Quand j&rsquo;\u00e9tais au bar, ce m\u00eame coll\u00e8gue me tapait les fesses avec le bac \u00e0 gla\u00e7ons quand il passait derri\u00e8re moi\u00a0\u00bb. Lou explique avoir tent\u00e9 d&rsquo;en parler \u00e0 ses sup\u00e9rieurs : \u00ab\u00a0Au bout d&rsquo;un moment, j&rsquo;\u00e9tais tellement mal \u00e0 cause de cette histoire que j&rsquo;ai envoy\u00e9 un message au patron pour lui expliquer la situation et demander d&rsquo;annuler mon shift du soir. Il m&rsquo;a r\u00e9pondu par message en me posant un ultimatum : &lsquo;Soit tu viens bosser ce soir, soit tu te casses'\u00a0\u00bb. Elle a d\u00fb d\u00e9missionner alors que son ancien coll\u00e8gue, lui, travaille toujours dans ce lieu.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">C&rsquo;est aussi le cas de Melissa (30 ans), qui raconte que dans l&rsquo;entreprise o\u00f9 elle travaillait, il existait des cas de harc\u00e8lements bien connus avec certains hommes. \u00ab\u00a0Finalement, la RH a fait une r\u00e9union avec l&rsquo;\u00e9quipe durant laquelle elle nous a dit : &lsquo;C&rsquo;est un probl\u00e8me g\u00e9n\u00e9rationnel, vous \u00eates fort sensibles maintenant&rsquo;, explique-t-elle.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/belgique\/judiciaire\/2026\/02\/23\/avec-internet-les-victimes-de-harcelement-ne-sont-plus-jamais-a-labri-VV3TFHEOIVCDRDFDM5NSCVXQ6U\/\" target=\"_self\" class=\"ap-StoryInterstitialLink ap-StoryElement ap-StoryElement--mb\" rel=\"nofollow noopener\">\u00ab\u00a0Avec Internet, les victimes de harc\u00e8lement ne sont plus jamais \u00e0 l&rsquo;abri\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">L&rsquo;\u00e9tude rel\u00e8ve en outre que 27 % des femmes d\u00e9clarent avoir \u00e9t\u00e9 harcel\u00e9es moralement en raison de leur genre, 21 % avoir subi du harc\u00e8lement sexuel, 54 % une discrimination ou exclusion professionnelle et m\u00eame 12 % une agression sexuelle.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Lisa (30 ans) a \u00e9t\u00e9 en contact avec les juristes de l&rsquo;institut pour l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des femmes et des hommes lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;est vue refuser un cong\u00e9 parental apr\u00e8s son accouchement, un refus ill\u00e9gal. \u00ab\u00a0Au d\u00e9but de ma grossesse, j&rsquo;avais demand\u00e9 de prendre un mi-temps bien \u00e0 l&rsquo;avance. \u00c0 l&rsquo;oral, mon RH me disait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait aucun souci. Une semaine avant ma reprise de travail, apr\u00e8s mon accouchement, il m&rsquo;a dit que finalement ce n&rsquo;\u00e9tait pas possible. J&rsquo;ai quand m\u00eame envoy\u00e9 ma demande. J&rsquo;ai re\u00e7u des appels du RH qui me faisait des discours de culpabilisation extr\u00eame en disant que je ne voulais pas travailler, que j&rsquo;\u00e9tais longtemps absente, alors que j&rsquo;avais accouch\u00e9. Ils m&rsquo;ont dit que je co\u00fbtais cher alors que j&rsquo;\u00e9tais pay\u00e9e par la mutuelle. J&rsquo;ai subi de l&rsquo;acharnement au t\u00e9l\u00e9phone pour me pousser \u00e0 bout et me faire d\u00e9missionner.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un enjeu de sant\u00e9<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">L&rsquo;avis du Conseil insiste sur l&rsquo;enjeu de <a href=\"https:\/\/www.lalibre.be\/planete\/sante\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">sant\u00e9 publique<\/a> que repr\u00e9sente le sexisme dans le milieu professionnel : 70 % des incapacit\u00e9s de travail de plus de six mois li\u00e9es au burn-out ou aux troubles anxieux concernent des femmes, qui repr\u00e9sentent 60 % des malades de longue dur\u00e9e et jusqu&rsquo;\u00e0 80 % apr\u00e8s 55 ans. Le sexisme n&rsquo;est donc pas seulement une atteinte \u00e0 la dignit\u00e9 individuelle mais un facteur structurel de risque psychosocial.<\/p>\n<p class=\"ap-StoryElement ap-StoryElement--mb ap-StoryText\">Le Conseil bruxellois de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 entre les femmes et les hommes voit dans ces chiffres un probl\u00e8me structurel et un risque sanitaire de taille pour les femmes et souhaite que les pouvoirs publics bruxellois les traitent comme tels. Le CEFH demande une reconnaissance juridique du sexisme ordinaire et du sexisme d&rsquo;ambiance en les inscrivant dans la loi comme notion autonome. De plus, le Conseil signale la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre en place des proc\u00e9dures de signalements effectives au sein des entreprises, d&rsquo;int\u00e9grer une perspective de genre dans l&rsquo;analyse des risques et des mesures de bien-\u00eatre au travail et de former les \u00e9quipes et la ligne hi\u00e9rarchique \u00e0 ces enjeux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sexisme banalis\u00e9 L&rsquo;avis du CEFH sonne surtout l&rsquo;alerte par rapport au \u00ab\u00a0sexisme ordinaire\u00a0\u00bb, terme qui n&rsquo;appara\u00eet cependant pas&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":241330,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[8],"tags":[10,961,12,13,1417,18,17,2158,15064,11569,2029,20227,1422,1423,962,1426,6061,6062,964,966,1404,968,11,969,1430,491,11781],"class_list":["post-241329","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","tag-actualites","tag-adult","tag-be","tag-be-fr","tag-beard","tag-belgique","tag-belgium","tag-black","tag-black-background","tag-brown-hair","tag-dark","tag-darkness","tag-emotion","tag-facial-hair","tag-front-view","tag-headshot","tag-human-face","tag-human-hair","tag-indoors","tag-looking-at-camera","tag-media","tag-men","tag-news","tag-one-person","tag-person","tag-portrait","tag-studio-shot"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/117224028862546496","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/241329","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=241329"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/241329\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/241330"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=241329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=241329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=241329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}