{"id":34738,"date":"2026-03-09T21:34:06","date_gmt":"2026-03-09T21:34:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/34738\/"},"modified":"2026-03-09T21:34:06","modified_gmt":"2026-03-09T21:34:06","slug":"les-hug-ouvrent-une-consultation-specialisee-pour-le-chemsex","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/34738\/","title":{"rendered":"Les HUG ouvrent une consultation sp\u00e9cialis\u00e9e pour le chemsex"},"content":{"rendered":"<p>Les H\u00f4pitaux Universitaires de Gen\u00e8ve (HUG) ont lanc\u00e9 une nouvelle consultation consacr\u00e9e au chemsex, qui d\u00e9signe l&rsquo;usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel. Elle r\u00e9pond \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une approche multidisciplinaire et non jugeante.<\/p>\n<p>Situ\u00e9e au Service des maladies infectieuses, la consultation s\u2019adresse \u00e0 toute personne qui questionne sa consommation de substances lors de rapports sexuels, ainsi qu\u2019\u00e0 ses proches. L\u2019\u00e9quipe sp\u00e9cialis\u00e9e propose une prise en charge personnalis\u00e9e et multidisciplinaire, rembours\u00e9e par l\u2019assurance maladie LAMAL, ont communiqu\u00e9 les HUG.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le chemsex constitue un enjeu de sant\u00e9 publique clairement identifi\u00e9, pour l&rsquo;instant peu d\u00e9pist\u00e9 ou pris en soins\u00a0\u00bb, d\u00e9crit le Dr Matteo Reymond, m\u00e9decin responsable de la consultation, dans le 19h30 de la RTS. Cette derni\u00e8re compl\u00e8te l&rsquo;offre d&rsquo;accompagnement d\u00e9j\u00e0 propos\u00e9e par le centre de sant\u00e9 communautaire Checkpoint Gen\u00e8ve depuis 2019, permettant la construction d&rsquo;un r\u00e9seau de soins multidisciplinaire.<\/p>\n<p> &gt;&gt; Ecouter aussi l&rsquo;interview de Matt\u00e9o Reymond, m\u00e9decin et responsable des consultations consacr\u00e9es au chemsex aux HUG, dans l&rsquo;\u00e9mission de Forum le 15 janvier 2026\u00a0:    Les HUG ouvrent une nouvelle consultation d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la pratique du chemsex: interview de Matt\u00e9o Reymond \/ Forum \/ 5 min. \/ le 15 janvier 2026 \u00ab\u00a0Ph\u00e9nom\u00e8ne unique en son genre\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Selon Matteo Reymond, il s\u2019agit d\u2019\u00a0\u00bbun ph\u00e9nom\u00e8ne qui est assez unique en son genre\u00a0\u00bb, difficilement comparable \u00e0 d\u2019autres pratiques en raison de cette double dimension, \u00e0 la fois sexuelle et li\u00e9e aux substances.<\/p>\n<p>Le chemsex est souvent pr\u00e9sent\u00e9 sous un angle exclusivement alarmiste. Une approche que Matteo Reymond nuance. \u00ab\u00a0Le chemsex est une pratique qui, je me dois de le pr\u00e9ciser, est dans la majorit\u00e9 des cas v\u00e9cue comme positive et non probl\u00e9matique\u00a0\u00bb, souligne-t-il dans l&rsquo;\u00e9mission Forum de la RTS. Un message que le m\u00e9decin juge essentiel pour \u00e9viter toute stigmatisation des personnes concern\u00e9es.<\/p>\n<p>Impact n\u00e9gatif sur le quotidien<\/p>\n<p>Le chemsex d\u00e9signe l&rsquo;usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel, visant \u00e0 faciliter, prolonger ou intensifier les rapports. Il implique parfois des partenaires sexuels multiples, souvent contact\u00e9s par le biais d&rsquo;applications de rencontre. Selon la litt\u00e9rature, le chemsex est d\u00e9crit presque exclusivement chez des hommes ayant des rapports sexuels avec d&rsquo;autres hommes.<\/p>\n<p>Environ 15% des hommes ayant des rapports sexuels avec d&rsquo;autres hommes pratiquent le chemsex, avec un \u00e2ge m\u00e9dian d&rsquo;environ 35 ans, ind\u00e9pendamment des ressources sociales et \u00e9conomiques. Par extrapolation, 1500 \u00e0 4000 personnes pourraient \u00eatre concern\u00e9es dans le canton de Gen\u00e8ve.<\/p>\n<p>La plupart le vivent de mani\u00e8re non probl\u00e9matique. Toutefois, 25% des usagers rapportent un impact n\u00e9gatif sur leur vie et le besoin d&rsquo;un accompagnement. En Europe, les principales substances utilis\u00e9es sont le GBL\/GHB, la m\u00e9thamph\u00e9tamine (Crystal meth, Tina) et les cathinones. De 6 \u00e0 10% des personnes ayant cette pratique consomment des substances par injection intraveineuse.<\/p>\n<p>Risque d&rsquo;addiction<\/p>\n<p>Cette pratique comporte toutefois des risques: surdosages de substances, addiction aux substances mais \u00e9galement au sexe et usage probl\u00e9matique des applications de rencontre, infections transmissibles sexuellement ou par le contact avec le sang (VIH, syphilis, gonorrh\u00e9e, chlamydia, h\u00e9patites virales).<\/p>\n<p>D&rsquo;autres complications peuvent survenir, li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;injection ou \u00e0 d&rsquo;autres modes de consommation, ou encore impacter la sexualit\u00e9 avec une diminution de la libido \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sobre et une perte d&rsquo;app\u00e9tence pour la sexualit\u00e9 sans substances. Il existe \u00e9galement un risque de violences sexuelles, car l&rsquo;obtention d&rsquo;un consentement clair au rapport sexuel est rendue plus difficile par la consommation de substances psychoactives.<\/p>\n<p>Le premier rendez-vous permet de discuter de la situation et de d\u00e9finir les besoins de la personne avant de proposer un accompagnement individualis\u00e9. L&rsquo;\u00e9quipe de la consultation pourra \u00e9galement venir en aide aux \u00e9quipes de soins pour les personnes hospitalis\u00e9es ou de passage aux urgences \u00e0 la suite de complications dues \u00e0 la pratique du chemsex.<\/p>\n<p class=\"sources\">hkr\/ms avec ats<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les H\u00f4pitaux Universitaires de Gen\u00e8ve (HUG) ont lanc\u00e9 une nouvelle consultation consacr\u00e9e au chemsex, qui d\u00e9signe l&rsquo;usage de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":34739,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[82],"tags":[4637,12,13,18,17,5906,607,6730,86,16111,18335,563,1379,18336,3824,3825,1543,1914,87,475,476,16113,9195],"class_list":{"0":"post-34738","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-addiction","9":"tag-be","10":"tag-be-fr","11":"tag-belgique","12":"tag-belgium","13":"tag-consommateur","14":"tag-consommation","15":"tag-geneve","16":"tag-health","17":"tag-hopitaux-universitaires-de-geneve","18":"tag-maladie-infectieuse","19":"tag-medecin","20":"tag-phenomene","21":"tag-rapport-sexuel","22":"tag-recherche-medicale","23":"tag-recherche-scientifique","24":"tag-rencontre","25":"tag-risque","26":"tag-sante","27":"tag-science-et-technologie","28":"tag-societe","29":"tag-soins-de-sante","30":"tag-traitements"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116201368106707936","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34738","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=34738"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/34738\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/34739"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=34738"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=34738"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=34738"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}