{"id":42852,"date":"2026-03-16T07:08:08","date_gmt":"2026-03-16T07:08:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/42852\/"},"modified":"2026-03-16T07:08:08","modified_gmt":"2026-03-16T07:08:08","slug":"faire-du-depistage-de-la-prostate-une-reference-mondiale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/42852\/","title":{"rendered":"Faire du d\u00e9pistage de la prostate une r\u00e9f\u00e9rence mondiale"},"content":{"rendered":"<p>Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate se compare favorablement au d\u00e9pistage du cancer du sein en identifiant les cancers importants, en r\u00e9duisant la mortalit\u00e9 et en \u00e9vitant les pr\u00e9judices inutiles, selon une nouvelle recherche.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats sont pr\u00e9sent\u00e9s le 15 mars 2026 au congr\u00e8s de l\u2019Association europ\u00e9enne d\u2019urologie (EAU26) \u00e0 Londres. La recherche est \u00e9galement accept\u00e9e pour publication dans Urologie europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Les chercheurs soutiennent que les similitudes entre les deux formes de d\u00e9pistage font qu\u2019il n\u2019est plus rationnel de rejeter le d\u00e9pistage du cancer de la prostate d\u2019une part et d\u2019approuver le d\u00e9pistage du cancer du sein de l\u2019autre. N\u00e9anmoins, ils recommandent une certaine prudence, \u00e9tant donn\u00e9 que leurs recherches comparent un essai avec un programme de d\u00e9pistage bas\u00e9 sur la population et sur deux cancers diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Bien que les cancers du sein et de la prostate soient les cancers les plus fr\u00e9quemment diagnostiqu\u00e9s en Europe, respectivement chez les hommes et chez les femmes, le d\u00e9pistage de ces maladies est tr\u00e8s diff\u00e9rent. Des programmes organis\u00e9s de d\u00e9pistage du cancer du sein sont mis en place dans toute l\u2019Europe depuis plus de trois d\u00e9cennies. Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate est \u00e0 la tra\u00eene, principalement en raison de pr\u00e9occupations concernant l&rsquo;efficacit\u00e9 du test sanguin PSA et les risques de surdiagnostic et de surtraitement. N\u00e9anmoins, de nombreux hommes subissent un d\u00e9pistage variable et \u00ab opportuniste \u00bb de la maladie, principalement bas\u00e9 sur une auto-orientation.<\/p>\n<p>Plusieurs essais de d\u00e9pistage du cancer de la prostate en Europe ont d\u00e9sormais fait \u00e9tat de r\u00e9sultats \u00e0 long terme, montrant une r\u00e9duction du risque de d\u00e9c\u00e8s par cancer de la prostate. Cette r\u00e9duction du risque est similaire \u00e0 celle observ\u00e9e dans les programmes de d\u00e9pistage du cancer du sein.<\/p>\n<p>La nouvelle analyse compare les deux types de d\u00e9pistage du cancer en termes d&rsquo;efficacit\u00e9 des tests diagnostiques et de niveaux de surdiagnostic. Les chercheurs du Centre allemand de recherche sur le cancer \u00e0 Heidelberg, en Allemagne, se sont appuy\u00e9s sur les donn\u00e9es de l&rsquo;essai de d\u00e9pistage du cancer de la prostate PROBASE en Allemagne et du programme national de d\u00e9pistage du cancer du sein.<\/p>\n<p>Ils ont utilis\u00e9 les donn\u00e9es de 39 392 hommes ayant subi un premier test sanguin de PSA dans le cadre de l&rsquo;essai PROBASE \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 45 ou 50 ans. Ils ont compar\u00e9 ces donn\u00e9es avec les donn\u00e9es d&rsquo;un peu plus de 2,8 millions de femmes, \u00e2g\u00e9es de 50 \u00e0 69 ans, qui ont subi une mammographie dans le cadre du programme organis\u00e9 de d\u00e9pistage du cancer du sein en Allemagne. Ils ont trouv\u00e9 :<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\nUn test sanguin PSA suivi d&rsquo;une IRM entra\u00eene un nombre de faux positifs plus \u00e9lev\u00e9 que la mammographie (37-42 % contre 10 %).<\/p>\n<p>Une proportion similaire d&rsquo;hommes et de femmes ont \u00e9t\u00e9 orient\u00e9s vers une biopsie (0,8 \u00e0 2,4\u00a0% pour les hommes et 1,1\u00a0% pour les femmes), car les hommes de l&rsquo;essai PROBASE ont \u00e9t\u00e9 tri\u00e9s avant d&rsquo;\u00eatre r\u00e9f\u00e9r\u00e9s en utilisant divers facteurs pour d\u00e9terminer la probabilit\u00e9 d&rsquo;un cancer important (appel\u00e9 stratification du risque).<\/p>\n<p>Les biopsies \u00e9taient beaucoup plus susceptibles d&rsquo;identifier un cancer significatif lors du d\u00e9pistage de la prostate que lors du d\u00e9pistage du sein (50 \u00e0 68 % contre 10 %), ce qui indique que moins d&rsquo;hommes \u00e9taient inutilement r\u00e9f\u00e9r\u00e9s pour une biopsie.<\/p>\n<p>Les pourcentages de cancers invasifs identifi\u00e9s \u00e9taient similaires pour le d\u00e9pistage du cancer de la prostate et du sein (60 \u00e0 74 % contre 73 %).<\/p>\n<p>Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate \u00e9tait plus susceptible d&rsquo;identifier des cancers non agressifs que le d\u00e9pistage du cancer du sein (26 \u00e0 31 % contre 22 %). Cependant, dans le cancer de la prostate, l\u2019option d\u2019une surveillance active est bien \u00e9tablie et les chercheurs soutiennent que cela limiterait le risque de surtraitement. La surveillance active consiste \u00e0 surveiller les cancers de bas grade et \u00e0 ne commencer un traitement (radioth\u00e9rapie ou chirurgie) que s&rsquo;ils progressent.<\/p>\n<p>Tant que nous n&rsquo;aurons pas un programme de d\u00e9pistage du cancer de la prostate bas\u00e9 sur la population, nous ne pourrons pas faire de comparaison exacte avec le cancer du sein. Mais nous pouvons \u00e9mettre des hypoth\u00e8ses \u00e9clair\u00e9es sur la base des donn\u00e9es de notre essai, qui montrent que si le d\u00e9pistage du cancer de la prostate \u00e9tait \u00e9tendu \u00e0 une population plus large, les r\u00e9sultats seraient probablement tr\u00e8s similaires \u00e0 ceux du cancer du sein. Bien que notre \u00e9tude ait utilis\u00e9 des donn\u00e9es allemandes, les r\u00e9sultats sont applicables \u00e0 d\u2019autres pays. La derni\u00e8re question \u00e0 laquelle nous devons maintenant r\u00e9pondre est la suivante : quel sera le co\u00fbt par rapport \u00e0 ce que nous payons d\u00e9j\u00e0 pour le d\u00e9pistage opportuniste ? Et ce travail est d\u00e9j\u00e0 en cours. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">M. Sigrid Carlsson, auteur important d&rsquo;\u00e9tude et chef de division, \u00e9pid\u00e9miologie clinique de d\u00e9tection pr\u00e9coce du cancer, centre allemand de recherche sur le cancer<\/p>\n<p>Tobias Nordstr\u00f6m est urologue clinicien et professeur agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut Karolinska, en Su\u00e8de, et membre du bureau du congr\u00e8s scientifique de l&rsquo;EAU. Il a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate peut apprendre beaucoup du d\u00e9pistage du cancer du sein et c&rsquo;est pourquoi cette analyse constitue un ajout important \u00e0 notre base de connaissances. Comme ces types de comparaisons sont tr\u00e8s difficiles, les r\u00e9sultats doivent \u00eatre pris avec un certain degr\u00e9 de prudence.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le d\u00e9pistage du cancer de la prostate se compare favorablement au d\u00e9pistage du cancer du sein en identifiant&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":42853,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[82],"tags":[12,13,18,17,3346,6745,86,8128,12938,16492,87,1182],"class_list":{"0":"post-42852","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-be","9":"tag-be-fr","10":"tag-belgique","11":"tag-belgium","12":"tag-depistage","13":"tag-faire","14":"tag-health","15":"tag-mondiale","16":"tag-prostate","17":"tag-reference","18":"tag-sante","19":"tag-une"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116237599049076044","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42852","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42852"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42852\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42853"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42852"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42852"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42852"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}