{"id":58928,"date":"2026-03-29T10:26:07","date_gmt":"2026-03-29T10:26:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/58928\/"},"modified":"2026-03-29T10:26:07","modified_gmt":"2026-03-29T10:26:07","slug":"le-peintre-rousseau-sexpose-en-grand-a-paris-grace-a-des-tableaux-venus-damerique-actualites-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/58928\/","title":{"rendered":"Le peintre Rousseau s&rsquo;expose en grand \u00e0 Paris gr\u00e2ce \u00e0 des tableaux venus d&rsquo;Am\u00e9rique : Actualit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead \">Souvent tourn\u00e9 en d\u00e9rision de son vivant, l&rsquo;inclassable peintre Henri Rousseau, dit \u00ab\u00a0le douanier Rousseau\u00a0\u00bb, est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par le mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie \u00e0 Paris jusqu&rsquo;au 20 juillet gr\u00e2ce \u00e0 une coop\u00e9ration in\u00e9dite avec la Fondation Barnes de Philadelphie, d\u00e9sormais autoris\u00e9e \u00e0 pr\u00eater ses tableaux.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0On a une tr\u00e8s grande chance, une opportunit\u00e9 incroyable\u00a0\u00bb, s&rsquo;enthousiasme Claire Bernardi, directrice du mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie.<\/p>\n<p class=\"lead \">L&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Henri Rousseau, l&rsquo;ambition de la peinture\u00a0\u00bb, qui ouvre ses portes mercredi, a \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e par les deux mus\u00e9es poss\u00e9dant les deux plus grandes collections du peintre: la Fondation Barnes, qui en poss\u00e8de 18, et l&rsquo;Orangerie, qui en a 11.<\/p>\n<p class=\"lead \"> \u00ab\u00a0Gr\u00e2ce \u00e0 cette coop\u00e9ration internationale, nous avons eu des pr\u00eats fabuleux de tableaux\u00a0\u00bb, ce qui permet de \u00ab\u00a0montrer des \u0153uvres qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 vues ensemble depuis des ann\u00e9es, voire jamais\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite Claire Bernardi.<\/p>\n<p class=\"lead \">L&rsquo;exposition, montr\u00e9e \u00e0 Philadelphie cet hiver, rassemble une cinquantaine d&rsquo;\u0153uvres, dont une partie vient d&rsquo;autres mus\u00e9es des \u00c9tats-Unis, comme \u00ab\u00a0La boh\u00e9mienne endormie\u00a0\u00bb, l&rsquo;un des tableaux les plus myst\u00e9rieux de Rousseau, pr\u00eat\u00e9 par le Moma de New York.<\/p>\n<p class=\"lead \">La coop\u00e9ration avec la Fondation Barnes a \u00e9t\u00e9 rendue possible par un changement du statut de l&rsquo;institution fond\u00e9e il y a un si\u00e8cle par Albert C. Barnes, un collectionneur visionnaire f\u00e9ru d&rsquo;impressionnisme et d&rsquo;art moderne.<\/p>\n<p class=\"lead \">En 2023, un tribunal am\u00e9ricain a statu\u00e9 qu&rsquo;elle pouvait d\u00e9sormais mettre des \u0153uvres \u00e0 disposition d&rsquo;autres institutions tandis que, jusqu&rsquo;alors, ses statuts stipulaient que la collection ne pouvait \u00eatre ni modifi\u00e9e ni pr\u00eat\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"lead \">Ces changements sont cependant soumis \u00e0 des contraintes: le nombre de tableaux pr\u00eat\u00e9s est limit\u00e9 \u00e0 20 et \u00e0 deux par salle, pour une dur\u00e9e de 12 mois maximum.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; Jungles luxuriantes &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">Albert C. Barnes a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;un des premiers collectionneurs \u00e0 appr\u00e9cier Henri Rousseau, dont les tableaux ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u00e9duire quelques ann\u00e9es apr\u00e8s sa mort en 1910 \u00e0 66 ans.<\/p>\n<p class=\"lead \">Ses peintures \u00ab\u00a0ont le charme d&rsquo;un conte de f\u00e9e pour enfants, mais il n&rsquo;y a rien d&rsquo;enfantin ou d&rsquo;inculte dans l&rsquo;habilet\u00e9 avec laquelle ils sont ex\u00e9cut\u00e9s\u00a0\u00bb, a salu\u00e9 le collectionneur, qui a achet\u00e9 la plupart de ses tableaux par l&rsquo;interm\u00e9diaire du marchand d&rsquo;art Paul Guillaume, l&rsquo;un des plus influents de Paris de l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<p class=\"lead \">Henri Rousseau est consid\u00e9r\u00e9 comme un peintre atypique pour son \u00e9poque, \u00e9tiquet\u00e9 \u00ab\u00a0na\u00eff\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait surtout un autodidacte, sans formation artistique, qui n&rsquo;a commenc\u00e9 \u00e0 peindre qu&rsquo;\u00e0 la quarantaine\u00a0\u00bb, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 son poste \u00e0 l&rsquo;octroi de Paris, ce qui lui a valu son surnom de \u00ab\u00a0Douanier\u00a0\u00bb, explique Juliette Degennes, co-commissaire de l&rsquo;exposition.<\/p>\n<p class=\"lead \">Pour le Britannique Christopher Green, autre commissaire, \u00ab\u00a0Henri Rousseau nourrissait de r\u00e9elles ambitions et a voulu vivre de son art. Il n&rsquo;y est pas vraiment parvenu car il a toujours connu des probl\u00e8mes d&rsquo;argent, mais il a cr\u00e9\u00e9 une \u0153uvre passionnante en essayant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">Le mus\u00e9e de l&rsquo;Orangerie consacre une grande salle \u00e0 ses c\u00e9l\u00e8bres sc\u00e8nes de jungles luxuriantes peupl\u00e9es d&rsquo;animaux sauvages, \u00e0 l&rsquo;image de la toile \u00ab\u00a0Le lion ayant faim, se jette sur l&rsquo;antilope\u00a0\u00bb, de trois m\u00e8tres sur deux.<\/p>\n<p class=\"lead \">Henri Rousseau \u00ab\u00a0n&rsquo;a jamais quitt\u00e9 la France. Il a trouv\u00e9 l&rsquo;inspiration dans des albums d&rsquo;illustration d&rsquo;animaux sauvages et par des visites au Jardin des plantes\u00a0\u00bb, raconte Juliette Degennes.<\/p>\n<p class=\"lead \">Avec ses inventions fantastiques et exotiques, Henri Rousseau cherchait \u00e0 faire sensation dans les salons parisiens et \u00e0 se d\u00e9marquer d&rsquo;autres peintres plus reconnus que lui. Il \u00e9tait \u00ab\u00a0le plus exotique des peintres exotiques\u00a0\u00bb, selon Apollinaire.<\/p>\n<p class=\"small font-weight-bold text-gray3 \"> publi\u00e9 le 24 mars \u00e0 20h38, AFP<\/p>\n<p>                             Partager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Souvent tourn\u00e9 en d\u00e9rision de son vivant, l&rsquo;inclassable peintre Henri Rousseau, dit \u00ab\u00a0le douanier Rousseau\u00a0\u00bb, est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":57264,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[101],"tags":[126,124,125,12,13,18,17,127,96,95,151,12632,168,567],"class_list":{"0":"post-58928","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-be","12":"tag-be-fr","13":"tag-belgique","14":"tag-belgium","15":"tag-design","16":"tag-divertissement","17":"tag-entertainment","18":"tag-france","19":"tag-muse","20":"tag-peinture","21":"tag-usa"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@be_fr\/116311987501396818","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58928","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58928"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58928\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57264"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58928"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58928"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58928"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}