{"id":60893,"date":"2026-03-31T02:17:13","date_gmt":"2026-03-31T02:17:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/60893\/"},"modified":"2026-03-31T02:17:13","modified_gmt":"2026-03-31T02:17:13","slug":"depression-resistante-une-urgence-de-sante-publique-encore-trop-ignoree","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/60893\/","title":{"rendered":"D\u00e9pression r\u00e9sistante : une urgence de sant\u00e9 publique encore trop ignor\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">De 15 \u00e0 30 %. Voici le pourcentage de cas pour lesquels les traitements de la d\u00e9pression dits de premi\u00e8re intention ne permettent pas une r\u00e9mission durable : on parle alors de d\u00e9pression r\u00e9sistante. Car malgr\u00e9 les progr\u00e8s dans le traitement m\u00e9dicamenteux de la d\u00e9pression, les effets th\u00e9rapeutiques des antid\u00e9presseurs ont un d\u00e9lai d\u2019action de plusieurs semaines et environ un tiers des patients ne r\u00e9pondent pas \u00e0 ces m\u00e9dicaments. \u00ab Forme particuli\u00e8re de d\u00e9pression, la d\u00e9pression r\u00e9sistante se caract\u00e9rise par la persistance de l\u2019\u00e9pisode d\u00e9pressif malgr\u00e9 au moins deux traitements antid\u00e9presseurs successifs bien conduits ou qui n\u2019\u00e9volue pas suffisamment favorablement sous l\u2019influence de ces traitements. Mieux la comprendre et mieux la soigner est donc un enjeu majeur \u00bb,<a href=\"https:\/\/www.fondation-fondamental.org\/les-maladies-mentales\/depression-resistante\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"slk:indique la Fondation Fondamentale \u00e0 ce sujet.;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;indique la Fondation Fondamentale \u00e0 ce sujet.&quot;}\" class=\"link \"> indique la Fondation Fondamentale \u00e0 ce sujet. <\/a>Et pourtant, malgr\u00e9 un co\u00fbt humain et \u00e9conomique \u00e9valu\u00e9 \u00e0 plus de 14 milliards d\u2019euros par an (d\u2019apr\u00e8s l\u2019OCDE), la d\u00e9pression r\u00e9sistante ne fait l\u2019objet d\u2019aucune strat\u00e9gie nationale d\u00e9di\u00e9e. Tel est le constat que souhaitent d\u00e9noncer<a href=\"https:\/\/francedepression.fr\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"slk:France D\u00e9pression;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;France D\u00e9pression&quot;}\" class=\"link \"> France D\u00e9pression<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.unafam.org\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"slk:l\u2019Unafam*;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;l\u2019Unafam*&quot;}\" class=\"link \">l\u2019Unafam* <\/a>dans le cadre de la Grande Cause nationale 2026 Sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Partant du constat que la d\u00e9pression r\u00e9sistante constitue aujourd\u2019hui un enjeu majeur de sant\u00e9 publique absent du d\u00e9bat public, les deux organismes ont ainsi souhait\u00e9 <a href=\"https:\/\/toute-la.veille-acteurs-sante.fr\/241756\/atelier-presse-depression-resistante-comment-ameliorer-la-prise-en-charge-en-france-paris\/\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\" data-ylk=\"slk:partager leur plaidoyer;elm:context_link;itc:0;sec:content-canvas\" data-yga=\"{&quot;yLinkElement&quot;:&quot;context_link&quot;,&quot;yModuleName&quot;:&quot;content-canvas&quot;,&quot;yLinkText&quot;:&quot;partager leur plaidoyer&quot;}\" class=\"link \">partager leur plaidoyer <\/a>\u00ab Halte \u00e0 la d\u00e9pression r\u00e9sistante \u2013 Pour une mise \u00e0 niveau de la prise en charge en France \u00bb. \u00ab La d\u00e9pression r\u00e9sistante constitue l\u2019une des formes les plus complexes et invalidantes de la maladie d\u00e9pressive. Elle concerne pr\u00e8s d\u2019un million de personnes en France. Derri\u00e8re ce chiffre, il y a des patients confront\u00e9s \u00e0 des \u00e9checs th\u00e9rapeutiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, mais aussi des proches mobilis\u00e9s pour soutenir, accompagner et pr\u00e9venir les ruptures \u00bb, soulignent-ils. Pour France D\u00e9pression, la priorit\u00e9 est claire : la d\u00e9pression r\u00e9sistante ne peut plus \u00eatre synonyme d\u2019errance th\u00e9rapeutique, il s\u2019agit de permettre \u00e0 chacun de devenir acteur de son parcours de soins. Pour l\u2019Unafam, cette condition r\u00e9v\u00e8le aussi les fragilit\u00e9s du syst\u00e8me de soins du point de vue des proches. Et pour cause : les familles, souvent les premi\u00e8res \u00e0 rep\u00e9rer les signes d\u2019aggravation, \u00e0 soutenir l\u2019adh\u00e9sion aux traitements et \u00e0 pr\u00e9venir les ruptures, peinent \u00e0 \u00eatre reconnues comme partenaires \u00e0 part enti\u00e8re du parcours de soins.<\/p>\n<p>Une mobilisation pour mieux reconna\u00eetre la d\u00e9pression r\u00e9sistante<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Ce plaidoyer est en premier lieu l\u2019occasion de demander \u00e0 plusieurs experts de la psychiatrie d\u2019apporter leur \u00e9clairage sur les enjeux li\u00e9s \u00e0 la d\u00e9pression r\u00e9sistante. \u00ab Il existe une exigence clinique et de sant\u00e9 publique d\u2019am\u00e9liorer le rep\u00e9rage pr\u00e9coce des troubles d\u00e9pressifs afin d\u2019en optimiser la prise en charge. Par ailleurs, lorsque des formes r\u00e9sistantes apparaissent, l\u2019acc\u00e8s aux strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques de deuxi\u00e8me et de troisi\u00e8me ligne doit pouvoir intervenir sans retard injustifi\u00e9 : il s\u2019agit d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 majeure de sant\u00e9 publique \u00bb, atteste de fait le Pr Olivier Bonnot, pr\u00e9sident du Conseil national des Universitaires de Psychiatrie. Mais comment expliquer le fait que certains patients font \u00e9tat d\u2019une \u00ab r\u00e9sistance th\u00e9rapeutique \u00bb ? Pour les deux organismes, la r\u00e9ponse est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 d\u2019un \u00ab enchev\u00eatrement \u00bb de facteurs biologiques (d\u00e9r\u00e8glements hormonaux, maladies chroniques, d\u00e9s\u00e9quilibres m\u00e9taboliques ou inflammatoires\u2026), psychologiques (psychotraumatismes, \u00e9v\u00e9nements de vie douloureux\u2026) et sociaux (perte d\u2019emploi, isolement, manque de soutien familial) qui interagissent et s\u2019aggravent mutuellement.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Surtout, le document entend rappeler que la d\u00e9pression r\u00e9sistante constitue aujourd\u2019hui une urgence de sant\u00e9 publique encore largement sous-estim\u00e9e. Ne serait-ce que pour le syst\u00e8me de soins, sachant que \u00ab chez les patients en \u00e9chec th\u00e9rapeutique, la fr\u00e9quence des hospitalisations et la multiplication des traitements augmentent sensiblement la charge financi\u00e8re. \u00c0 ces d\u00e9penses s\u2019ajoutent celles li\u00e9es aux complications somatiques, aux prises en charge prolong\u00e9es et \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de soins multidisciplinaires \u00bb, peut-on lire. S\u2019ajoute \u00e0 cela une perte de qualit\u00e9 de vie consid\u00e9rable pour les patients, de m\u00eame que pour leurs proches. \u00ab La d\u00e9pression r\u00e9sistante se distingue par la persistance des sympt\u00f4mes et par un retentissement fonctionnel prolong\u00e9, affectant durablement la vie sociale et professionnelle. Les rechutes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et la chronicisation majorent le risque de d\u00e9sinsertion, de difficult\u00e9s de maintien dans l\u2019emploi et d\u2019arr\u00eats maladie prolong\u00e9s. \u00bb En outre, la maladie entra\u00eene \u00e9galement un retentissement important sur l\u2019entourage, les aidants jouant tr\u00e8s souvent un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la stabilit\u00e9 du patient.<\/p>\n<p>Un risque suicidaire et des complications majeures \u00e0 ne pas n\u00e9gliger<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Les conduites addictives sont un autre facteur de risque pr\u00e9occupant pour les malades. Les addictions aux substances psychoactives (alcool, cannabis, opiac\u00e9s, stimulants) comme aux comportements (jeux d\u2019argent, usage probl\u00e9matique du num\u00e9rique) renforcent l\u2019isolement, la d\u00e9sinsertion sociale et le risque suicidaire, tout en compromettant l\u2019efficacit\u00e9 des traitements. Les chiffres sont \u00e9loquents selon les deux organismes : pr\u00e8s d\u2019un patient d\u00e9pressif sur trois pr\u00e9sente un trouble li\u00e9 \u00e0 l\u2019usage de substances au cours de sa vie, environ 40 % des personnes souffrant d\u2019addiction connaissent un \u00e9pisode d\u00e9pressif majeur et entre 20 et 30 % des personnes d\u00e9pendantes \u00e0 l\u2019alcool souffrent simultan\u00e9ment d\u2019un trouble d\u00e9pressif. Il convient par ailleurs de rappeler qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une pathologie \u00e0 haut risque de complication. Et ce aussi bien d\u2019un point de vue cognitif (m\u00e9moire, attention, flexibilit\u00e9 cognitive) et fonctionnel que somatique (cardiovasculaire, m\u00e9tabolique, canc\u00e9reuse). La d\u00e9pression r\u00e9sistante est par ailleurs associ\u00e9e \u00e0 un facteur majeur de risque suicidaire en raison justement de la persistance symptomatique et des comorbidit\u00e9s associ\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Face \u00e0 ces constats, le plaidoyer formule une s\u00e9rie de propositions visant \u00e0 repenser en profondeur l\u2019organisation des soins. Il appelle notamment \u00e0 mieux structurer les parcours, en s\u2019appuyant sur une gradation claire entre m\u00e9decine de ville, structures sp\u00e9cialis\u00e9es et centres experts, afin d\u2019\u00e9viter les situations d\u2019errance th\u00e9rapeutique. \u00ab Une telle organisation permettra de r\u00e9duire l\u2019errance th\u00e9rapeutique, favoriser la continuit\u00e9 du suivi et r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s territoriales d\u2019acc\u00e8s aux soins sp\u00e9cialis\u00e9s. La coordination entre la m\u00e9decine de ville, la psychiatrie de secteur et les centres de recours doit par ailleurs s\u2019accompagner d\u2019un soutien actif aux familles et d\u2019une int\u00e9gration des aidants dans les \u00e9tapes cl\u00e9s du parcours de soins \u00bb, note le document. Dans le m\u00eame temps, ses auteurs insistent sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une prise en charge globale, int\u00e9grant syst\u00e9matiquement les comorbidit\u00e9s psychiatriques, somatiques et addictives, encore trop souvent cloisonn\u00e9es. L\u2019enjeu est double : am\u00e9liorer la r\u00e9ponse clinique, mais aussi pr\u00e9venir les rechutes et limiter les hospitalisations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es en proposant des parcours r\u00e9ellement coordonn\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le document plaide \u00e9galement pour un acc\u00e8s plus \u00e9quitable aux traitements sp\u00e9cialis\u00e9s et aux approches non m\u00e9dicamenteuses, encore tr\u00e8s in\u00e9gal selon les territoires. Cela passe notamment par un meilleur financement des innovations th\u00e9rapeutiques, mais aussi par leur diffusion plus homog\u00e8ne dans les \u00e9tablissements, qu\u2019ils soient publics ou priv\u00e9s. Il met en avant l\u2019importance de r\u00e9duire les disparit\u00e9s territoriales, en facilitant par exemple le recours \u00e0 la t\u00e9l\u00e9-expertise ou aux coop\u00e9rations entre structures pour \u00e9largir l\u2019acc\u00e8s aux soins les plus avanc\u00e9s. En parall\u00e8le, il souligne la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer la formation des professionnels de sant\u00e9, afin d\u2019am\u00e9liorer le rep\u00e9rage des formes r\u00e9sistantes et d\u2019adapter plus rapidement les strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques. Enfin, l\u2019harmonisation des pratiques, via des r\u00e9f\u00e9rentiels nationaux et des recommandations mieux diffus\u00e9es, appara\u00eet comme un levier cl\u00e9 pour limiter les \u00e9carts de prise en charge et s\u00e9curiser les parcours de soins. Autant de pistes qui visent, in fine, \u00e0 garantir une prise en charge plus coh\u00e9rente, plus accessible et mieux adapt\u00e9e \u00e0 la complexit\u00e9 de la d\u00e9pression r\u00e9sistante. *Union Nationale de Familles et Amis de personnes malades et\/ ou handicap\u00e9es psychiques.<\/p>\n<p><img alt=\"D\u00e9pression r\u00e9sistante : une urgence de sant\u00e9 publique encore trop ignor\u00e9e\" loading=\"lazy\" width=\"960\" height=\"223\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"rounded-lg\" style=\"color:transparent\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/22383f040631bac0f8818326db318815.jpeg\"\/><\/p>\n<p>D\u00e9pression r\u00e9sistante : une urgence de sant\u00e9 publique encore trop ignor\u00e9e &#8211; \u00a9<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Pour plus de t\u00e9moignages, des conseils d&rsquo;experts&#8230; suivez Partag(e)s, notre social media d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la sant\u00e9 des femmes:<\/p>\n<p><img alt=\"D\u00e9pression r\u00e9sistante : une urgence de sant\u00e9 publique encore trop ignor\u00e9e\" loading=\"lazy\" width=\"960\" height=\"325\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"rounded-lg\" style=\"color:transparent\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/eb5c59fb947b1bbc4bcb4d9fcad2066a.jpeg\"\/><\/p>\n<p>D\u00e9pression r\u00e9sistante : une urgence de sant\u00e9 publique encore trop ignor\u00e9e &#8211; \u00a9<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"De 15 \u00e0 30 %. 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