{"id":665,"date":"2026-02-10T08:01:06","date_gmt":"2026-02-10T08:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/665\/"},"modified":"2026-02-10T08:01:06","modified_gmt":"2026-02-10T08:01:06","slug":"et-sil-etait-possible-de-detecter-plus-efficacement-les-debris-spatiaux-retombant-sur-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/665\/","title":{"rendered":"Et s&rsquo;il \u00e9tait possible de d\u00e9tecter plus efficacement les d\u00e9bris spatiaux retombant sur Terre ?"},"content":{"rendered":"<p>Dans une r\u00e9cente publication, un duo de chercheurs a propos\u00e9 une m\u00e9thode in\u00e9dite pour am\u00e9liorer suivi des d\u00e9bris spatiaux, en particulier ceux retombant dans notre atmosph\u00e8re. Cependant, la m\u00e9thode en question provient d\u2019une adaptation de techniques d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9es pour la surveillance des chutes de m\u00e9t\u00e9orites.<\/p>\n<p>Les d\u00e9bris spatiaux, un probl\u00e8me de plus en plus pr\u00e9occupant<\/p>\n<p>Rappelons tout d\u2019abord que les d\u00e9bris spatiaux proviennent principalement des satellites hors service, des \u00e9tages sup\u00e9rieurs de fus\u00e9es mais \u00e9galement, des fragments r\u00e9sultant des collisions (ou des explosions) en orbite. Comme l\u2019indiquait <a href=\"https:\/\/cnes.fr\/dossiers\/debris-spatiaux\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">le CNRS dans une publication<\/a> de d\u00e9cembre 2025, les seuls d\u00e9bris en orbite observables depuis le sol mesurent plus de 10 cm et ces derniers se comptent \u00e0 environ 34 000. Toutefois, la quantit\u00e9 de ceux dont la taille se situe entre 1 mm et 10 cm est d\u2019environ 128 millions.<\/p>\n<p>En orbite basse, le risque de collision est particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9 car les satellites actifs y sont particuli\u00e8rement nombreux. Rappelons tout de m\u00eame que les d\u00e9bris spatiaux filent \u00e0 des vitesses assez incroyables, entre 7 et 16 km\/s. Par ailleurs, <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/debris-spatiaux-avions-risques\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">des chercheurs canadiens ont affirm\u00e9<\/a> en 2025 que le danger pour les avions, en cas de retomb\u00e9es de d\u00e9bris, pourrait \u00eatre de plus en plus important bien qu\u2019encore tr\u00e8s faible aujourd\u2019hui. Aussi, il faut savoir que de telles retomb\u00e9es dans l\u2019atmosph\u00e8re se produisent en moyenne trois fois par jour.<\/p>\n<p>Dans un tel contexte, un duo de chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 Johns-Hopkins (\u00c9tats-Unis) et de l\u2019Imperial College London (Royaume-Uni) a fait une proposition pour mieux d\u00e9tecter et suivre les d\u00e9bris spatiaux et ce, d\u00e8s leur entr\u00e9e dans l\u2019atmosph\u00e8re. Les scientifiques, dont les travaux ont fait l\u2019objet d\u2019une publication <a href=\"https:\/\/www.science.org\/doi\/10.1126\/science.adz4676\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">dans la revue Science<\/a> le 22 janvier 2026, ont \u00e9voqu\u00e9 le bang supersonique.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-203863\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/iStock-941100668.jpg\" alt=\"d\u00e9bris spatiaux\" width=\"1224\" height=\"857\"  \/>Cr\u00e9dit : PincioSeuls les d\u00e9bris spatiaux de plus de 10 cm, dont la quantit\u00e9 en orbite est d\u2019environ 34 000 sont observables depuis le sol.<br \/>\nLimiter davantage les d\u00e9g\u00e2ts relatifs \u00e0 l\u2019environnement et aux populations<\/p>\n<p>Actuellement, la d\u00e9tection des d\u00e9bris spatiaux repose sur le rep\u00e9rage optique ou par radar. Seulement voila, ces m\u00e9thodes ne permettent pas de savoir pr\u00e9cis\u00e9ment o\u00f9 les objets retombent, ce qui influe sur les tentatives de r\u00e9cup\u00e9ration. Certains d\u00e9bris restent donc encore aujourd\u2019hui introuvables, comme ceux de la fus\u00e9e de SpaceX ayant explos\u00e9 en d\u00e9but 2025 ou plus anciennement, ceux du satellite sovi\u00e9tique Cosmos 954 (1978). Or, ces d\u00e9bris contiennent respectivement des m\u00e9taux lourds et des substances radioactives.<\/p>\n<p>Les chercheurs se sont donc int\u00e9ress\u00e9s au bang supersonique, c\u2019est \u00e0 dire l\u2019onde de choc que produit un d\u00e9bris au moment de sa p\u00e9n\u00e9tration dans l\u2019atmosph\u00e8re \u00e0 une vitesse sup\u00e9rieur \u00e0 celle du son. Ainsi, l\u2019id\u00e9e est d\u2019utiliser le r\u00e9seau existant de sismom\u00e8tres servant habituellement \u00e0 la d\u00e9tection des tremblements de Terre. Ce r\u00e9seau pourrait permettre de rep\u00e9rer chaque d\u00e9bris d\u00e8s son arriv\u00e9e et surtout, d\u2019en localiser le point d\u2019impact \u00e0 la surface de notre plan\u00e8te. Il s\u2019agira donc d\u2019optimiser leur r\u00e9cup\u00e9ration avant que ces objets lib\u00e8rent des substance toxiques impactant l\u2019environnement ou encore, de prendre des mesures en cas de risque de chute sur des b\u00e2timents.<\/p>\n<p>Les deux scientifiques ont eu l\u2019id\u00e9e d\u2019adapter les techniques d\u00e9j\u00e0 existantes pour \u00e9tudier les m\u00e9t\u00e9orites impactant la Terre et Mars, avant d\u2019en \u00e9valuer l\u2019efficacit\u00e9 dans le cadre d\u2019une exp\u00e9rience en situation r\u00e9elle. Ceci a \u00e9t\u00e9 fait avec succ\u00e8s en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2024, lors de l\u2019entr\u00e9e dans l\u2019atmosph\u00e8re, au-dessus de la Californie du vaisseau spatial chinois Shenzhou 15 et d\u2019un module orbital d\u2019un m\u00e8tre de longueur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans une r\u00e9cente publication, un duo de chercheurs a propos\u00e9 une m\u00e9thode in\u00e9dite pour am\u00e9liorer suivi des d\u00e9bris&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":666,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[70],"tags":[12,13,18,17,595,73,71,75,72,76,74],"class_list":{"0":"post-665","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-be","9":"tag-be-fr","10":"tag-belgique","11":"tag-belgium","12":"tag-push","13":"tag-science","14":"tag-science-and-technology","15":"tag-sciences","16":"tag-sciences-et-technologies","17":"tag-technologies","18":"tag-technology"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/665","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=665"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/665\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/666"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=665"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=665"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/be-fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=665"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}